Instant Décisif

Trois manières de saisir l’Instant Décisif

“De tous les moyens d’expression, la photographie est le seul qui fixe un instant précis.”
Dixit Henri Cartier-Bresson en 1952.

Nous voilà devant cette problématique de l’instantané… pas forcément évidente à gérer !…

Qui n’a jamais eu l’impression de courir après une photo sans parvenir à la rattraper ? de saisir le bon moment tout en bâclant la composition ? de penser avoir une image et se rendre compte qu’il lui manque toujours un petit quelque chose ? d’attendre des heures pour ne rien récolter ?

La photographie est un long processus dont le point clé, décisif, dure quelques centièmes de secondes : le déclenchement.
Mais pour ne pas rater son moment, être prêt, au bon endroit, il faut savoir quelle démarche suivre en fonction de l’image que l’on souhaite obtenir… et savoir s’adapter en toute circonstance !

Il me semble que l’on peut distinguer trois optiques différentes de prise de vue :
CHERCHER, SUIVRE ou ATTENDRE le SUJET.

CHERCHER SON SUJET :
“Je marchais toute la journée l’esprit tendu, cherchant dans les rues à prendre sur le vif des photos comme des flagrants délits.” HCB.

Il s’agit de se laisser inspirer par des visions, apprendre à regarder pour enfin voir.
On se promène le nez au vent, l’oeil aux aguets, essayant d’être réceptif à ce qui nous attire, nous laissant inspirer par une lumière, un passant, un objet insolite, une situation inhabituelle.
Il faut avoir une vue globale de se qui se passe autour de nous, ressentir, et être sensible aux détails qui feront la différence, pour les saisir.

On repère l’instant décisif presque au moment de déclencher. Il n’y a pas à attendre, il n’y a qu’à faire l’image que nous avons en tête.
C’est l’urgence de photographier qui nous pousse à chercher ce qui peut faire une bonne image.

Le souci, c’est que si on se limite à ce fonctionnement, ce côté très intuitif, spontané, sans approfondir nos idées, on risque d’obtenir un certain nombre d’images bâclées, prises de trop loin, très peu composées. Cette approche est un bon début, mais il est préférable de ne pas s’y limiter.

 

SUIVRE LE SUJET :
“Il n’y a pas de solution standard; pas de recette, il faut être prêt, comme au tennis. La réalité nous offre une telle abondance que l’on doit couper sur le vif, simplifier, mais coupe-t-on toujours ce qu’il faut ?” HCB.

Il s’agit de repérer un sujet mouvant qui nous intéresse visuellement et de l’accompagner afin de le photographier au bon moment.
Le sujet peut être une personne, un animal, un véhicule, parfois même un nuage, une lumière qui se déplace rapidement…
L’appareil suit le sujet.

Nous attendons le bon moment pour déclencher :
- Lorsque la posture, ou l’expression de la personne est la plus intéressante. 
Un sourire, un regard fort, une manière de pencher la tête… Lorsque la personne se tourne vers vous avec une expression encore naturelle pendant quelques fractions de secondes… Lorsque la position des jambes d’un passant est la plus lisible possible (les jambes ne se recouvrent pas mais forment un A bien marqué) …
- Lorsque l’élément mouvant et le décor sont en cohérence pour faire une bonne image.
Lorsque l’élément suivi s’intègre à un décor intéressant, que sa position dans le cadre fait qu’il se détache bien de l’arrière plan, qu’il se positionne correctement dans notre photo. Lorsque l’élément s’ associe avec un élément signifiant du décor, se positionne sur un fond uni… Lorsque la personne arrive dans une zone éclairée ou au contraire dans l’ombre (silhouette en contre-jour)…

C’est généralement l’élément que l’on suit qui va devenir le point fort de la photo.
Inconvénient de cette approche, le fait de suivre ainsi le sujet renforce notre tendance naturelle à placer l’élément au centre (pour ne pas avoir de problème avec l’autofocus, et ne pas perdre le sujet de vue).
Il faut donc être très vigilant, pour penser à l’instant décisif mais également à la composition de l’image.


ATTENDRE LE SUJET :
“On doit situer son appareil dans l’espace par rapport à l’objet, et là commence le grand domaine de la composition.” HCB.

Nous avons trouvé un décor intéressant, un cadre, une idée de photographie, mais il manque quelque chose. L’image est un peu vide.
Nous nous mettons alors en attente, après avoir préparé notre cadrage, d’un élément mouvant (il peut s’agir, comme dans le cas précédent, d’un personnage, d’un animal, d’un moyen de transport mais également de cette fameuse lumière, d’une vague, d’un élément qui bouge selon le vent comme un rideau, un drapeau, un nuage …).
Selon notre patience, notre chance, l’espoir que l’on place dans cette photo, nous pouvons alors repartir bredouille ou au contraire avoir construit une image vraiment forte tant au niveau composition qu’au niveau contenu.

L’élément mouvant, décisif, est indispensable à l’image (sans cela, elle serait un peu vide), mais son importance peut varier : de marqueur d’espace à véritable sujet.

Dans certains cas, l’attente consiste aussi à ce que quelque chose sorte de notre cadre ! Un véhicule gênant, un passant non esthétique, une trop grand quantité de personnes…
Pour voir les choses de manière moins simpliste, il faut bien penser que, la plupart du temps, nous n’attendons pas uniquement qu’un élément vienne agrémenter l’image, nous devons gérer le mouvement simultané de tout un ensemble d’éléments, et savoir saisir le moment précis où tout s’organise !

Cette approche permet les compositions les plus poussées, mais donne des photos moins humaines que la précédente : le personnage est de passage dans le cadre, il peut être le point fort de l’image, mais ce n’est pas réellement lui le sujet.
C’est le décor, l’ambiance, qui priment sur l’action, l’humain.

CONCILIER CES TROIS APPROCHES :
“ Il arrive parfois qu’insatisfait on reste figé, attendant que quelque chose se passe, parfois tout se dénoue et il n’y aura pas de photo, mais que par exemple quelqu’un vienne à passer, on suit son cheminement à travers le cadre du viseur, on attend, attend, on tire, et l’on s’en va avec le sentiment d’avoir quelque chose dans son sac.” HCB.

Ces trois manières de saisir l’instant décisif ne sont, bien sûr, pas aussi distinctes lors de nos prises de vu que dans cet analyse.
Dans la pratique, nous passons rapidement d’une approche à l’autre sans même nous en rendre compte.
Je pense que le fait de savoir quelle approche choisir à un moment donné est l’une des clés qui peut faire de nous un bon photographe !
Henri Cartier-Bresson parle d’ “une sorte de pressentiment de la vie” que doit utiliser le photographe : anticipation des événements, du placement des éléments dans l’image, choix d’une approche, d’une manière de montrer … tout cela se fait dans une sorte d’intuition qui s’aiguise sans aucun doute avec l’expérience !

Dans la pratique, nous commençons par CHERCHER un sujet, quelque chose qui nous attire l’oeil.
S’il s’agit d’un décor, nous composons notre cadrage puis ATTENDONS avec ce plan fixe que quelque chose se passe.
Un enfant passe dans le champ, nous déclenchons lorsqu’il se place au bon endroit dans l’image, quand sa posture est naturelle et lisible. Nous décidons alors de SUIVRE l’enfant pour l’intégrer à un autre décor, pour saisir d’autres postures … et ainsi que suite !

Chercher, suivre, attendre, suivre, chercher, attendre … Ce qui se passe devant nos yeux définit nos approches successives.

L’instant décisif est tour à tour l’arrivée d’une personne, sa position dans un décor, un événement insolite, un placement de lumière, une position simultanée de divers éléments mouvants apportant une chorégraphie à notre image, une association de couleurs ou de formes … c’est ce qui fait la richesse de nos photos !

Je me rends compte, suite à cette analyse, que je fonctionne principalement avec l’approche « créer son cadrage et attendre » ….
et vous ? ;)

Les citations d’Henri Cartier-Bresson utilisées dans cet article sont tirées de la préface de son premier album, « Images à la sauvette », publié en 1952. Cette préface (mythique !) s’intitule tout simplement “L’instant décisif”.

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Discussion

27 commentaires pour “Trois manières de saisir l’Instant Décisif”

  1. Un mélange non proportionnel des trois en fonction des lieux et de l’humeur.. enfin, je crois.

    Posté par Still | octobre 2, 2008, 23:07
  2. aaaah m’en parle pas, du saisir l’instantané qui passe trop vite et du coup pouf apapu ! j’ai pas tout lu pas le temps ce matin mais je reviens plus tard !
    biz

    Posté par Freefounette | octobre 3, 2008, 9:24
  3. Excellent article sur ce fameux cliché pris dans la rue où tout s’emboite parfaitement !! Dans la pratique, que c’est dur !

    Pour décomplexer certains (si tant est qu’ils le sont. ) HCB ne se contentait pas de réaliser une seule photo au moment critique. Il multipliait les vues en se déplaçant constamment, en tournant autour de son sujet. Mais nous ne connaissons que la bonne image …

    Une analyse superbe illustrée avec pertinence. Bravo Anne-Laure ! Tu as vraiment des dons pédagogiques.

    Posté par Bernard | octobre 3, 2008, 9:45
  4. moi j’ai tendance à chercher mon sujet… sauf pour les photos de concert ou c’est un mélange de poursuite et de pré-cadrage.
    Mais je suis loin d’être aussi doué que toi !

    Posté par Fred | octobre 3, 2008, 14:44
  5. S’attaquer à expliquer le mythe de l’instant décisif, c’est osé. Tu t’en sors très bien. Les explications sont intéressantes et bien structurées et l’article est très bien illustré.

    Posté par Stéphane | octobre 3, 2008, 19:35
  6. Si tu as vu ta photo dans le viseur… c’est raté ! trop tard… le secret c’est l’anticipation. heureusement le matériel évolue et devient de plus en plus fiable, le collimateur de l’autofocus calé en haut à droite ne pose plus trop de problème, la mesure de lumière non plus… donc à par la profondeur de champ (à laquelle j’accorde beaucoup d’importance) je ne me souci pas de grand chose… je canarde à 6 images par secondes s’il le faut, et sans scrupules, ce qui permet d’augmenter ses chances de réussite… il faut bien se dire que de toute façon les grands photographes usaient beaucoup de pellicules et ne nous montraient que « la photo » ! je pense que la photo parfaite saisie en une seule prise est un mythe, ou une construction préalable pensée et mise en place… ensuite plus tu connais ton matériel et plus tu deviens performant, c’est comme tout, il faut d’abord maitriser les techniques, faire ses gammes n’est pas illusoire et pouvoir s’adapter instantanément à la situation permet de progresser à grand pas… mais là je m’égare un peu de ton sujet !!

    Posté par laylacarina | octobre 3, 2008, 21:45
  7. Still > En effet, un savant mélange ! En fonction des sujets mouvants, surtout, aussi : de leur quantité, de leur attitude …!

    Freefounette > Bah oui ça nous ets tous arrivé, mais il faut surtout retenir les moments où on était prêts et où on a fait a photo du siècle !!
    J’espère que tu reviendras nous dire quelle déclencheuse tu es alors !

    Bernard > Oui c’est évident que c’est en multipliant les vues qu’on arrive à l’a bonne image, tourner autour, ajouter un élément dans le cadre etc. Parfois c’est la première photo qui est la bonne, puis après tout se désorganise, parfois c’est l’inverse !
    Il faut arrêter d’être complexés par rapport aux grands photographes et de croire que pour eux, chaque déclenchement devenait un chef d’oeuvre, sans aucune retouche derrière (sous l’agrandisseur ou devant l’ordinateur) … qu’ils avaient la photo infuse !
    Il y a certaines prédispositions, une certaine expérience aussi qui nous permet de modéliser en quelque sorte la position des éléments, de structurer les choses dans l’espace … mais nous n’avons pas à nous décourager en voyant leur travail … juste à nous dire : ‘allze hop ! au boulot ! »
    Merci pour tes compliments sur les le choix des illustrations (c’est amusant de piocher ainsi dans sa banque d’images pour trouver la photo adéquate !) et la pédagogie …
    J’ai été enseignante dans une autre vie, courte, certes, mais riche en … enseignements !!

    Fred > Ah ah ! Un chercheur ! C’est une bonne méthode, ensuite, il n’y a plus qu’à tourner autour de son idée pour approfondir la question et améliorer la photo !

    Stéphane > Oulàààà ! Je n’avais pas la prétention de vouloir expliquer l’instant décisif ! pas du tout ! Je ne me permettrais pas de croire pouvoir interpréter les propos d’HCB !
    En fait, mon article présente 3 approches de prise de vue (3 manières de nous conduire au déclenchement). C’est un classement tout à fait personnel, qui n’est pas destiné à expliquer ce que disait Cartier Bresson.
    Si j’ai lié mon article à ses citations, c’est qu’en effet, le moment dont je parle et qui découle de ces 3 approches différentes est ce qu’il appelait l’instant décisif : la problématique consiste à analyser comment nous nous comportons avant … pour ne rien regretter après !!
    Je n’essaie pas d’interpréter les citations d’Henri Cartier-Bresson par mon article, mais au contraire, ces citations piochées chez HCB sont plutôt pour illustrer mon analyse. Il me semblait qu’elles lui donnait une dimension pratique (l’expérience d’un autre photographe) et un poids supplémentaire (et quel autre photographe !!)

    Laylacarina > Hum je ne dirais pas tout à fait comme toi. Je dirais « Si tu vois ta photo hors du viseur, c’est raté !’. Si l’appareil est dans ton sac, si tu n’es pas prête, la photo se faufile entre tes doigts. par contre si tu as l’oeil dans le viseur, rien n’est perdu : tu peux avoir l’impression que tu rates un instant décisif, mais il ne faut pas se déconcentrer car un autre instant décisif peut surgir à tout moment !
    Je trouve que c’est un peu fausser la donne que justifier une facilité à saisir l’instant décisif (ou globalement à faire une bonne photo) par des données techniques, matérielles. Pour le coup, HCB n’avait pas forcément un appareil aussi fiable que nous, d’autres photographes ont fait des choses superbes avec un appareil fait maison ou un truc récupéré d’on ne sait où.
    Ce n’est pas la technique qui fait la bonne photo ! C’est l’oeil qui est derrière, sa capacité à voir, à anticiper, à analyser. Je ne crois pas qu’un appareil ou un autre nous permette de faire de plus ou moins bonnes photos (on parle de saisir le bon moment au déclenchement).
    De même, le mode rafale ne me plait guère : je n’ai pas du tout envie de me faire voler mon instant décisif par une machine !! Je comprends qu’on puisse l’utiliser dans certains cas où cela se justifie vraiment, mais je pense qu’il y a un danger à s’en servir systématiquement. S’en remettre à la machine au moment crucial … et donc ne pas apprendre, ne pas s’entraîner, à déclencher au bon moment !!
    Comme le disait Bernard plus haut, c’est le fait de tourner autour du sujet, de changer d’infimes choses d’une photo à l’autre qui fait qu’on va obtenir un cliché exceptionnel.
    Je suis parfaitement d’accord par contre avec la notion de « construction préalable pensée et mise en place » : en une prise non, mais il faut savoir évoluer de photo en photo pour trouver la bonne approche … l’angle décisif ?!!! ;)

    Posté par Anne-Laure Jacquart | octobre 4, 2008, 10:37
  8. ce que je voulais appuyer, c’est que le fait de connaitre son matériel et les différentes techniques, permet de se concentrer sur le viseur… et donc c’est toujours plus facile quand on « sait » ! et je parle aussi bien d’un compact, d’un reflex, d’un pola ou même d’une boite en carton… après l’œil on l’a ou on l’a pas, c’est pas un truc qui s’apprend… (je vais m’en faire des coupains et des coupines !) moi même je me fous de la technique (mais je l’ai buchée dur en autodidacte) mes photos sont souvent floues, mal cadrées mais c’est pas ma faute j’ai la vue qui baisse et avec les lunettes j’y vois rien dans le viseur, je n’ai pas la capacité d’arrêter le temps et d’analyser tous les paramètres avant de déclencher… souvent je découvre ma photo après coup sur l’écran… je fais donc de la photo aléatoire… :) ps : je suis pas un fou du mode rafale non plus… j’y ai déjà laissé un obturateur !

    Posté par laylacarina | octobre 4, 2008, 13:23
  9. belle leçon de photo, et comme toujours, accompagnée de superbes exemples ! (cétait bien jeudi soir ?)
    Bises

    Posté par Marie | octobre 4, 2008, 14:30
  10. Quelle déclencheuse je suis ? c’est simple : je ne suis pas une bonne photographe…
    ;o)))
    La plupart du temps en retard, quand j’ai pas carrément oublié l’appareil. Mais ce n’est pas mon métier, il faut dire…
    biz

    Posté par Freefounette | octobre 5, 2008, 9:19
  11. J’aime beaucoup celle des pieds de la dame et du cheval.

    Posté par FreZ | octobre 5, 2008, 21:34
  12. interessant tout ça, je crois passer de l’un à l’autre naturellement en me laissant guider par les évènements tout en ayant à l’idée qu’un instant décisif peut se reproduire plusieurs fois…

    Posté par yogi | octobre 7, 2008, 9:57
  13. Bel article, et joliment illustré.
    Moi qui pratique plutôt la photo de paysage ou animalière, je dois avouer que l’on retrouve bien des points en commun. Et finalement aussi un peu des trois modes de fonctionnement dans la pratique, car l’instant décisif peut n’être qu’un rayon de soleil, ou le dessin créé par une ombre !
    Bravo en tout cas pour ce site et ces belles images.

    Posté par David | octobre 7, 2008, 18:25
  14. Bonjour

    Je découvre votre (ton) blog, qui est d’ors et déjà bookmarqué ;-)

    Article fort intéressant qui m’a fait réfléchir sur ma propre pratique de la photo… Je ne pratique pas la photo de rue mais l’animalier, la photo environnementale et le reportage (toujours en relation avec les animaux ou l’environnement).

    En reportage, je pense que je suis à 70% / 0% / 30% sur les trois « modes » de fonctionnement. Beaucoup à l’instinct, quand le sujet se présente. Et quand l’occasion arrive, je reste sur place à attendre le moment opportun.

    En animalier c’est un peu différent. À l’affût comme en billebaude, on est quasi toujours dans le 3ème cas de figure quoi qu’il en soit ;-)

    Posté par Cédric Girard | octobre 8, 2008, 13:19
  15. belle démonstration de ce que je suis incapable de faire. j’aime vrmt lire tes articles!

    Posté par nissou* | octobre 8, 2008, 14:41
  16. oui, il m’arrive d’attendre. encore que ce ne soit pas une regle chez moi. Je pense que je n’en ai pas et que le hasard d’un instant, la conjugaison de facteurs comme la lumiere et l’arrivée d’un sujet restent pour moi ma motivation principale. J’aime bien ton image ou les pas sont synchronisés.

    Posté par freDeric | octobre 9, 2008, 13:11
  17. Laylacarina > En effet, le photographe doit être vigilant au côté technique et au ressenti de prise de vue … le fait d’avoir des automatismes permet d’éviter la surcharge cognitive !
    Personnellement, je suis plutôt optimiste, je pense que l’oeil, comme le reste s’apprend. Peut-être qu’il faut avoir des prédispositions au départ pour être un génie en quelque chose … mais si l’on n’a pas de telles prétentions, on peut toujours progresser et en être satisfait, apprendre petit à petit.

    Marie > Merci ! J’essaie de trouver une bonne cohérence entre le texte et les images … ce qui n’est pas évident car en recherchant les illustrations, je me rends compte de mes manies photographiques ! Ce n’est pas toujours évident de trouver dans ses propres images des photos de types très différents !
    C’était sympa jeudi mais en fait, j’avais changé de plan ! … je te raconterai.

    Freefounette > Rhooo arrête de nous faire un complexe !! Bon c’est vrai que finalement l’oeil ne suffit pas à faire une photo quand même, l’appareil est nécessaire pour cadrer et mémoriser la vision !
    Mais le bon photographe, ce n’est pas celui qui a forcément toujours son appareil avec lui pour capturer toutes les visions qui lui tombent sous l’oeil ! C’est celui qui sait VOIR quand il a l’appareil en main, se créer des visions.

    Frez > Merci ! C’était encore un drôle de clin d’oeil à faire cette photo !

    Yogi > Merci de nous faire partager ton expérience ! C’est sûr que parfois, la photo s’apparente pas mal à de la jonglerie !! Il faut se laisser guider par l’instinct pour tout gérer à la fois!

    David, Cédric > Oh des petits nouveaux !! Bienvenue à vous !
    Finalement, quels que soient nos sujets de prédilection, on retrouve les même manières de fonctionner, c’est assez fascinant !
    Les proportions varient juste légèrement …

    Nissou * > Je ne sais pas ce que tu es incapable de faire … pas de faire de bonnes photos en tous cas !!! L’essentiel c’est quand même le résultat, plus que l’analyse de la pratique !

    freDeric > Pas de règles, mais des manières instinctives de fonctionner quand même ! ;) Et puis tant d’éléments extérieurs jouent sur notre motivation …!

    Posté par Anne-Laure Jacquart | octobre 9, 2008, 13:32
  18. Bravo pour ce beau site Anne-Laure, et merci pour ces intéressants, très sensibles articles de réflexion sur ton art… Sika

    Posté par SF | octobre 18, 2008, 13:36
  19. Bonjour Anne-Laure, moi aussi je découvre ton site et je suis impressionné par la masses d’informations. Mais c’est un boulot à temps plein de gérer un site pareil !

    Pour en venir au sujet, je n’avais pas perçu ses trois temps dans ma pratique photographique. Je suis un tout jeune photographe (je pratique cet « art » depuis 6 mois) donc loin d’avoir encore bien intégré tous les aspects techniques.
    Je me rends compte que dès lors que je privilégie une approche plus qu’une autre, ben je rentre souvent bredouille et très mécontent des mes excursions en ville. Je sors peut-être une photo satisfaisante mais rien de transcendant.

    En revanche, lorsque les trois approches sont réunies je trouve que mes photos sont plus belles, plus spontanées mais toujours un peu travaillées…

    Sinon, je suis a mi chemin entre l’argentique et le numérique car je shoote avec un numérique (pentax K10D) mais avec essentiellement des objectifs M42 entièrement manuels (faute de moyens !). Je me rends compte que les réglages manuels sont très difficiles à gérer pour ce genre de photos non réellement préparées à l’avance… certes quand je me pose je fais le point mais dès lors qu’une situation inattendue se présente, réussir une photo devient une gageur difficile à réaliser…

    Je ne sais pas avec quel matériel tu travailles mais je serais preneur de petits conseils techniques sur les réglages manuels (peut-être que ces derniers figurent sur ton site…)

    Merci pour le partage d’expérience en tout cas

    alexandre

    Posté par Alexandre | octobre 28, 2008, 12:29
  20. [...] portrait, enjeux humains et techniques Trois manières de saisir l’Instant Décisif Photographier par temps pluvieux Prenez de la [...]

    Posté par TUTORIELS POUR DE BELLES PHOTOS | HISTOIRES DE VOIR | octobre 29, 2008, 7:21
  21. Une belle découverte par l’entremise du blog « Aube Nature ». Un grand merci :-)

    Posté par Laetirature | octobre 29, 2008, 12:32
  22. J’aime beaucoup cet article.
    Moi aussi j’avais remarqué que tu es plutôt dans la troisième proposition, ça se voit à travers tes photos.

    Posté par Lark | octobre 23, 2009, 2:17
  23. un bon billet ! merci
    la street photography c’est un peu comme la chasse (et souvent on rentre bredouille) 1) on marche à l’aguet pour un instant décisif, 2) on traque le personnage qui a le mojo, 3) ou l’on s’embusque à l’affut.

    je crois que tous les photographes de rue pratiquent un peu les 3. la 1 étant la plus rare mais la plus jouissive.

    cdt
    Benoit

    Posté par Benoit | novembre 23, 2010, 16:03
  24. Comme dit Benoit pour la première…bon article qui a le mérite de préciser et d’analyser notre démarche à nous autres…photographes de rue…
    amt

    Posté par Régis DAVID | janvier 23, 2011, 14:54
  25. L’instant décisif ???
    Sa veut dire quoi ??

    Posté par gabi | janvier 23, 2012, 21:06
  26. mon approche consiste aussi a placer une personne dans un décor fixe dans la majorité des cas et parfois c’est en marchant que je prends des photos

    Posté par pictovore | mars 10, 2012, 13:53
  27. Il est toujours inintéressant de comparer ses et ces expériences .
    à un certain moment il convient de passer l’expérimentation .
    Alors n’oubliez pas de passer au stade de la prise de vue.
    Différentes façons d’attendre et d’atteindre l’instant décisif .
    Je ne pense pas que ce soit en marchant que l’on peut capter ce fameux moment.
    Je pense à l’anticipation et comme le préconisait Edouard Boubat »il faut se placer quelque part et attendre que la photo se mette en place »c’est quelque chose que je pratique intuitivement depuis des décennies . . . et ça marche !

    Posté par Baena Manuel | décembre 30, 2012, 11:29

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