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La végétation, matière première de nos photos nature, est globalement sombre. Elle est même souvent plus dense pour l’appareil que pour notre oeil, ce qu’il nous faut garder en tête pour éviter les problèmes d’exposition. Le challenge du photographe, dans ce contexte, est d’organiser visuellement cet environnement naturel dans le cadre. Le contraste y joue un rôle essentiel ! C’est lui qui crée les lignes et les formes que nous pourrons agencer dans nos compositions : tronc de bouleau sur fond sombre ou écorce de chêne sur fond clair, insecte noir se détachant sur une feuille vert tendre, végétal dans la lumière au sein d’un sous-bois obscur… Utilisez les contrastes en densité pour guider l’oeil et dompter le chaos ! |
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A l’échelle du paysage, comme la végétation est, nous l’avons dit, dense, la recherche d’éléments clairs constitue une formidable de stratégie pour réaliser des photos fortes et graphiques. Barrières blanches, rochers clairs, chemins de cailloux, animaux d’élevage, ruisseaux ou flaques réverbérant la lumière, nuages ou soleil éblouissant crevant un ciel azur, bouleaux jalonnant le paysage… tout ce qui tranche et prend la lumière au milieu du vert sombre des forêts et campagnes est un bon outil pour diriger le regard dans vos paysages. |
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Et si, par temps de neige, vous « composiez en négatif » ?… Mon précédent article, « B&W BZH » présente également de nombreux exemples de « compositions en densité ». Les inconditionnels du site reconnaîtront sans doute le chemin en zig zag de la dernière image ; c’est l’un de mes sujets de prédilection du moment (capté en hiver, au printemps, sous la pluie, le soleil, dans la brume !!…) ! Vous le retrouverez sur la couverture de « Vivez, déclenchez, partagez ! La photo au quotidien ». |
Un grand merci pour cet article! Il m’éclaire sur plus d’une chose concernant le paysage et le noir-blanc. Je suis toujours frustrée et déçue lorsque je prends des photos de paysage, trop souvent surexposées (les verts sont affreux)et inintéressantes au niveau du cadrage… Je vais donc méditer vos bons conseils!
Je trouve la première et troisième photo trop retouchées. En revanche, le noir et blanc de la deuxième me parait parfait ! ;)
Bon article, ce sont des petits détails qui font toute la différence. :P
Salut Anne-Laure ! Tu ne te lasseras donc jamais de nous répéter que la pierre angulaire de toute bonne photo est la composition, et que tous les éléments doivent trouver leur place. Si je comprends bien, la densité et le contraste font partie des ces éléments de composition, que ce soit en couleurs ou en N&B.
[...] Par ICI la suit de cet article. [...]
Comment peut-on concilier les deux phénomènes exposés plus haut photo en noir et blanc. C’est quoi cette bêtise sur le noir et blanc , le blanc c’est la couleur obtenue en mélangeant la lumière donc une valeur avec toutes les couleurs, le noir est au contraire une absence de couleur, c’est à dire le noir et blanc c’est une composition de gris, La photographie en noir et blanc, c’est tout simplement la déstructuration des couleurs, cette prise de vue et horrible le principal et le moment unique, mais personne ces expliquer intuitivement savoir appuyé au bon moment .
Jeanne, de rien, c’est tout naturel ! ;) Cela me fait toujours plaisir de savoir que mes élucubrations photographiques peuvent vous être utiles. La surexposition fréquente de nos photos nature découle de la densité forte du vert de la végétation. N’hésitez pas à sous-exposer à la prise de vue pour garder du détail dans vos sujets éclairés, au milieu de ces océans de verdure ! J’espère que ces conseils pour repérer les éléments clairs dans les paysages vous seront utiles et vous permettront d’obtenir des compositions plus intéressantes.
Matheew, je comprends que vous trouviez le traitement un peu fort. A mon sens, ces photos ne sont pas très retouchées car je n’ai pas dénaturé l’ambiance lumineuse ni quoi que ce soit d’autre. J’ai cependant opté pour un contraste très fort, il est vrai, avec une végétation dense, ce qui fait ressortir les éléments clairs.
Aaaah, les petits détails, n’est-ce pas ?!
Laurence, je dirais même plus: la composition ET le contraste ! ;) Il me semble que le contraste est ce qui crée les lignes et formes dont nous pouvons nous servir dans nos compositions. Si un élément ne contraste pas avec son environnement (même couleur, même densité…) nous ne pouvons pas l’utiliser pour composer (sauf pour créer un effet particulier, en jouant sur le mimétisme)… Le contraste est créé à la fois par la couleur intrinsèque des éléments qui nous entourent (la manière dont elles se répondent, s’opposent…) et par la lumière qui influence leur densité. C’est vrai en couleurs comme en noir et blanc, effectivement. Mais en désaturant nos images, on fait perdre à l’oeil tous ses repères de couleurs ; il est donc encore plus important de lui donner des repères… en densité, c’est à dire en nuances de gris !
Laura, du Photo-Cluc Longipontain, merci pour le trackback ! Je suis ravie que vous ayez souhaité relayer cet article sur le site du club.
Alain Alexandre, malheureusement, je ne parviens pas à comprendre quelle est la teneur de votre propos, ainsi, il m’est bien difficile d’y réagir. Je crois saisir que vous ne me rejoignez pas sur cet article, mais je n’arrive pas à décrypter votre argumentaire…
Selon moi, il est un peu réducteur de considérer que le noir et blanc est tout simplement une absence de couleur. Utiliser une absence pour définir quelque chose « en creux », c’est forcément être dans l’erreur car on reste accroché, justement, à ce qui n’est plus là ! Il est donc essentiel de définir le noir et blanc sans parler de couleur. Personnellement, je le fais en parlant de densités et de contraste. :)
Je dois bien reconnaître que pour l’heure j’ai davantage de facilité à voir en négatif en hiver que pendant la belle saison, mais tes exemples sont vraiment convaincants. Il va falloir que je m’exerce sérieusement dans cette voie. Merci pour cet article très éclairant et bonne semaine à toi Anne-Laure!
Désolé de vous contre dire, Anne Laure mais vous confondez densité et luminosité.La densité est une notion exclusivement argentique.Cela exprime l’état de noircissement d’une pellicule ou d’un papier photo.Vos photos ne sont pas trop denses, elles sont trop sombres,( ce qu’a sans doute voulu exprimer maladroitement Alain Alexandre) et comme elles sont trop sombres vous récuperez artificiellement de la luminosité en augmentant le contraste ce qui durcit les blancs et les noirs.En fait, la palette des gris est très réduite dans vos photos noir et blanc, mais cela correspond à votre style, on aime ou on aime pas…
Spiruline, on peut composer en blanc sur noir et en noir sur blanc en toute saison, mais en fonction de la lumière, de l’angle de vue, de la météo et de la densité générale de l’environnement, nous sommes plutôt orienté vers l’un ou l’autre. Je trouve cela très agréable de changer ainsi de tonalité et de photographier tantôt sur « fond sombre » et tantôt sur « fond clair ».
Gérard, dans tous les cas, c’est l’idée qui importe et non la manière de l’exprimer, bien sûr. :) Personnellement, je préfère ne pas parler de Luminosité car c’est un terme qui peut renvoyer à beaucoup de choses (dans un logiciel de retouche, on trouve souvent un curseur « exposition » et « luminosité », qui ne font pas la même chose, par exemple, alors que les termes pourraient sembler synonymes)… De plus, la Luminosité est exclusivement relative à la lumière alors que la notion dont je parle s’intéresse à la manière dont un élément se détache de son environnement, de par la manière dont il est éclairé, c’est vrai, mais aussi selon sa couleur. J’utilise le terme Densité pour évoquer ce caractère plus ou moins clair ou foncé d’un élément par rapport aux autres.
La Densité n’est pas une notion exclusivement argentique ! On peut parler de la densité d’une population ou d’un matériau mais aussi de celle d’une couleur. D’ailleurs, le degré de densité peut facilement être imagé par la quantité d’encre qu’il faut utiliser pour retranscrire telle zone plus ou moins zone. On pourrait parler aussi d’ « intensité du gris »… mais dès que l’on passe en couleurs, le vocabulaire se complique !
Ce que j’apprécie également dans ce terme, c’est qu’il renvoie à une « quantité d’obscurité » et non à une « quantité de lumière » ainsi, il nous invite à nous intéresser, non pas seulement aux éléments éclairés mais aussi à ceux qui sont dans l’ombre.
Cela m’attriste un peu que vous qualifiiez mes photos de « trop sombres » (le rendu peut dépendre en partie des calibrages d’écran…). Elles sont « très contrastées », c’est différent ! D’ailleurs vous le résumez très bien par votre dernière phrase « palette des gris réduite »… « presque uniquement aux extrêmes » aurais-je envie d’ajouter pour compléter cette description. Accessoirement, je ne récupère pas artificiellement de la luminosité. Ce qui peut éventuellement sembler artificiel est la densification des tonalités intermédiaires mais non le degré de clarté des hautes lumières.
Pour conclure, je dirais que ni cette question de vocabulaire ni la manière dont j’ai retouché ces images ne remet en cause mon propos de départ, à savoir la nécessité de repérer les contrastes avant de photographier. Chacun est libre, par la suite, de contraster plus ou moins ses photos, ce qui fera ressortir de manière plus ou moins évidente le contraste saisi à la prise de vue.
Anne-Laure and Gérard | Désolé Anne-Laure si dans cette harmonie, tu n’as pas comprit , j’ai simplement voulut dire que le blanc qui ressort , je ne ressent pas ici sur les noir et blanc des photo ici dessus, par contre j’ai aimer ce livre acheter deux , je n’ai rien contre toi.
Gérard
Tu as raison la densité est le degré de noircissement du tirage: plus elle sera élevée plus le tirage sera sombre et vice versa. Sur un même tirage, il y a naturellement des zones de densité différentes allant du blanc au noir, en passant par une gamme plus ou moins étendue de gris dont la densité augmente au fur et à mesure qu’ils se rapprochent du noir.
aller bonne prise de vue.
La densité correspond en général à un nombre d’élément par unité de surface ou par unité de volume.
Il est donc tout à fait acceptable sur un plan purement théorique (et non rhétorique) de parler de densité lorsque l’on souhaite prendre en compte la quantité d’éléments sombres d’une image (que ce soit un négatif ou un fichier numérique) dans une zone donnée.
Essayons de ne pas jouer sur les mots mais plutôt d’écouter le message