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Ce ne sera, je pense, une surprise pour personne, que de m’entendre dire que la perfection technique n’est pas mon dada. Non seulement elle est loin d’arriver au premier rang des critères qui font, à mon humble avis, une bonne photo, mais je suis convaincue qu’elle est parfois un frein à la vraie qualité de l’image. Est-il besoin de rappeler que représenter la « réalité » le plus fidèlement possible n’est pas l’objectif de la photographie (celle qui nous intéresse en tous cas) ? |
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C’est dans ce contexte que je recherchais, depuis plusieurs mois, une stratégie technique, en réaction au rendu net, précis et un peu sans âme de nos photos numériques. Un semblant de Holga, Diana, Pola (et caetera !…) dans mon boitier à carte mémoire ?! |
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Je pense avoir trouvé un embryon de réponse à travers cet objectif minuscule, imparfait et léger dont j’ai doté mon Lumix GF1. Torsions et « vignetage en densité et en flou » s’associent aux effets grand-angle et à une grande ouverture (1.4). J’ai repéré également quelques bizarreries côté mise au point et un rendu parfois peu académique du flou… tout pour me plaire !! Mais ne parlons pas technique ! Ce sont les images qui comptent. Que ressort-il, selon vous, de ces quelques photographies ? Comment ce rendu rencontre-t-il votre sensibilité ? |
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NB : Je tiens à préciser que j’emploie le terme « lomographie » en référence à certains appareils « cheap » aux rendus porteurs et non aux fameux principes qui peuvent avoir tendance à faire perdre à la photographie ses lettres de noblesse ! Selon moi, ce n’est pas parce qu’on utilise un matériel imparfait et peu coûteux qu’on doit se laisser aller à négliger la prise de vue. |
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Une très bonne semaine à tous ! |
je te rejoins à 100% sur l’aspect âme d’abord, critères de qualité technique ensuite.
Le problème est sans doute de déterminer ce qui fait l’âme d’une photo?
C’est quoi la recette ?
diable… mais je n’en sais rien.
J’aime aussi beaucoup jouer avec le post-traitment et travailler le rendu de mes photos façon « lomo », d’ailleurs j’ai baptisé un de mes réglages de prédilection ‘holga’. J’aime beaucoup utiliser ce stratagème pour styler certaines séries, notamment donner une ambiance vintage sur des clichés du quotidien. Il y a aussi tout un mouvement autour de l’iphone et des applications photos qui vont avec. Le trafficotage des images et les moyens d’y parvenir deviennent légions.
Mais après ? Tu as su expliquer clairement sur ton blog et dans tes livres que la photo passe avant tout par une intention, on sait ce qu’on cherche à montrer ou pas, le cadrage, la compo etc…
Tous ces post-traitements (ou pas d’ailleurs puisque ça dépend aussi de l’objectif utilisé à la prise de vue comme tu le dit) peuvent renforcer l’image, mais seulement si l’image est bonne au départ.
Il faut photographier avec ses tripes !!!
Bon, oui, d’accord, je m’emballe un peu là, je ne devrais pas dire des choses pareils sur ton blog ^_^
En plus je suis sur que je suis en train d’enfoncer des portes ouvertes…
sinon, pour les photos, je dirais Mont-Saint Michel de Braspart, Camaret et les tas de pois à Pen-Hir et j’aime bien le rendu, notamment de la première image
Bonjour,
Oh combien je partage! … et j’ai également essayé quelques « options » en complément de ce qui est décrit par Anne-laure : la photographie avec une loupe!
Pas de la macro, non mais un je ne sais quoi d’autre qui ce rapporte ) la « lomo »… alors je suis très heureux de lire et de voir les expériences faites avec le Toy, et je je reprendrai en cœur ; « peut importe l’optique, pourvu que l’ivresse soit là »! et je m’en vais mettre mes pixels dans les pas d’Anne Laure! Bravo à la défricheuse !
J’apprécie ces photos, et j’utilise moi-même de temps en temps ces procédés alternatif, notamment le sténopé.
Mais il peut y avoir un danger à mon avis : l’abus qui peut amener à une certaine lassitude du spectateur (c’est mon cas pour certaines production); si le procédé est adapté à l’image, au discours que l’on veut transmettre, à un moment donné de sa production, ok, mais… attention quand même de ne pas plonger dans l’overdose, cela de doit pas devenir systématique !
J’aime beaucoup l’idée d’imperfection introduite pour exprimer quelque chose, pour le dire d’une certaine manière. Si ça parle tant, c’est sûrement parce que l’imperfection parle proprement de la vie, de la vie humaine, de ce qui vibre dans la vie, de ce qui est vivant contrairement à la perfection de la technique par exemple. Ce qui me marque dans ces photos, c’est l’impression de plongée que je ressens en les regardant, l’impression d’entrer dans un monde. Je suis tout particulièrement attirée par la photo numéro 3 et 8.
Ah tiens c’est rigolo, moi aussi je viens d’acheter un « toy lens »!
J’avoue en fait qu’assez vite, j’ai un peu vécu les « imperfections » de la chose (très forte courbure de champ, coins cracra en conséquence et très vignettés voire noirs en 4/3, bokeh circulaire typique) comme une autre dictature de la technique : pas facile de trouver le sujet qui ira avec! En gros, je ressens plus l’imperfection comme un obstacle que comme un moyen d’expression – c’est surement une question de sensibilité, j’aime bien les photos nettes d’Ansel Adams que tout le monde trouve barbantes.
Ca m’a permis de re-réaliser ce que je recherche en photo : retranscrire ce que j’ai vu (et éprouvé). Et pour que cet objectif voie à peu près comme moi, je l’utilise en macro pour atténuer ses défauts, un peu trop criants sinon – les plantes notamment se sont révélées plus coopératives (rondes, notamment) que d’autres sujets.
Pour l’instant, les quelques photos que j’aie pu faire avec n’ont mérité qu’un forum de discussion : http://www.chassimages.com/forum/index.php/topic,75278.msg2638864.html#msg2638864 (attention, forum de techniciens et j’en fais même partie ;) – NB il vous faudra cliquer deux fois pour avoir le lien, bizarrerie locale).
PS si vous en voulez un, il se trouve sur la baie pour environ 10% de ce que demande la boutique spécialisée lomographie, un acheteur averti en vaut deux!
Merci à tous pour ces premières réactions ! :)
Ronan, heureusement qu’il n’y a pas de recette pour rendre une photo expressive, émotive, à supplément d’âme… C’est le ressenti de celui qui la fait et de celui qui la découvre qui importent et non ce qui est représenté ni la manière de le faire… C’est ça qui rend cela tellement difficile !
Je trouve que le traficotage des images, comme tu dis, par une application (comme sur l’iPhone) ne présente pas le même charme car on perd alors tout aspect aléatoire et toute interaction entre le sujet et l’effet. Le logiciel plaque un effet sur le sujet alors qu’un matériel altère de manière optique son rendu, ce qui est très différent. Dans le deuxième cas, le résultat est plus naturel et peu reproductible par une machine ! Lorsque l’on retouche soi-même ses photos « à la main » (a contrario des applis iPhone), il nous manque le naturel et l’interaction sujet/effet mais on peut éviter la standardisation du rendu en s’investissant dans la mise en valeur particulière de chacune de nos images.
Nous sommes bien d’accord qu’aucun matériel ne permet de faire de meilleures photos, que ce soit techniquement ou expressivement ! C’est toujours notre manière de l’utiliser qui fait la différence. Une photo réussie découle de choix cohérents et d’une exploitation pertinente des différents paramètres selon une intention. Ainsi, si l’effet lomo dont on parle ici n’est pas utilisé à bon escient, qu’il n’est pas cohérent avec le reste (choix du sujet, cadrage, réglages, rendu, etc…), il devient un parasite et non plus une aide.
Il faut donc photographier avec ses tripes autant qu’avec sa tête, effectivement, pour espérer que quelque chose passe « entre les pixels ».
Bravo pour la localisation de mes photos ! Tu es un inconditionnel du Finistère ?!
Pjfb, ça m’intrigue prodigieusement ton histoire de loupe, Patrick ! Peut-on voir des photos avec ce procédé sur ton site ?
J’aime assez ce titre de « défricheuse » ! Je ne suis pas sûre d’être précurseur en quoi que ce soit mais il y a un petit côté aventurière dans cette dénomination qui fait du bien à mon esprit cocooneur !! ;)
Francis, je n’ai jamais eu le courage de me mettre au sténopé mais cela m’aurait bien tentée, ça c’est sûr ! Je suis tout à fait d’accord pour dire qu’il faut utiliser certains effets avec parcimonie et qu’il est important, comme je le disais plus haut, de mettre en cohérence les différents paramètres de la photo pour que ça fonctionne ! L’effet pour l’effet n’a pas grand intérêt et l’on en est vite lassé !
Concernant cet objectif, dès qu’on ferme un peu le diaphragme, le rendu est bien moins particulier, ce qui permet de faire un choix, quand la lumière est suffisante, sans pour autant se contraindre à changer d’objectif.
Même si je ne pense pas forcément « cuisiner cet effet à toutes les sauce »s, je pense que j’aurai de nombreuses manières de l’ exploiter à bon escient car les ambiances fortes sont vraiment ce qui me transporte le plus ! Pour mes photos contes de fée ou thriller, ou pour mieux faire glisser une photo un peu terre à terre vers la rêverie, je crois que ce rendu sera tout indiqué.
Jeanne, j’aime beaucoup ta réflexion sur l’imperfection. Je rejoins tout à fait ce que tu dis : quelque chose d’un peu indistinct, imprécis donne un aspect plus humain. Cela me fait penser aux boîtes à rythmes dans lesquelles il a fallu introduire des légers décalages de tempo (des erreurs !) pour que le résultat soit probant et non pas seulement parfait techniquement.
J’ai aussi cette impression de plongée, je trouve que ces photos semblent sortir d’un songe. :)
NikoJor, mince !! C’est que nous sommes à la mode alors ?!
Les imperfections ne sont pas uniquement une facilité de rendu : elles constituent également une contrainte, c’est évident. C’est pour cela qui faut savoir ce que l’on veut faire avec ce type de matériel et en intégrer les caractéristiques pour l’utiliser de façon pertinente. Personnellement, je trouve que la contrainte (jusqu’à un certain point…) est créative. Ainsi, les spécificités du matériel m’aident, je trouve, à aller plus loin dans l’expression, et ne m’apparaissent pas du tout comme un frein.
C’est peut-être, tout simplement que ce matériel ne te convient pas, ou ne convient pas aux images que tu as envie de faire en ce moment ?
Jouer sur l’ouverture permet d’atténuer l’effet, de même qu’opter pour le format carré. Ainsi, ces deux réglages permettent de doser le rendu pour obtenir le bon « degré de rêverie et d’imperfection graphique ».
Quelle intéressante discussion on tient ici! Tu le sais, Anne-laure, je suis une inconditionnelle de ton approche photo créative et affranchie des contraintes techniques qui me barbent profondément. La démarche que tu décris ici est tout particulièrement séduisante pour moi puisqu’elle allie créativité et rendu « à l’ancienne » à l’immédiateté du numérique (qui je l’avoue plaît beaucoup à l’impatiente que je suis). Ceci dit, je ne trouve pas du tout le nom de « Toy lens » ridicule pour une photographie ludique et décomplexée (c’est comme cela que je l’imagine en tous cas). En tous cas, continue à jouer et à nous faire rêver de la sorte, ce’st magique!
Ouh ! J’arrive un peu tard dans la discussion, et tant de choses intéressantes ont déjà été dites. J’en profite, ma très chère Anne-Laure, pour répondre en partie à ton mail :)
En ce qui me concerne, « la messe est dite » sur ce rendu très particulier, et c’est avec un vrai bonheur que j’utilise régulièrement un Holga, tout de plastoque et de scotch revêtu.
L’objectif que tu utilises est très similaire à l’esprit : qualité médiocre (en particulier sur une très large partie des bords !), et réaction fantaisiste en fonction de notre position par rapport à la lumière, distorsion. Je dirais que la seule chose qui lui manquerait, c’est cette possibilité de faire des surimpressions totales ou partielles, et ce changement de rendu, notamment des infiltrations de lumière en fonction de comment tu as mis ton scotch :). Et ce n’est quand même pas rien pour quelqu’un qui cherche à obtenir des images expressives !
Il y a un autre paramètre important, qui est celui de la « rareté » des clichés. Quand je dis rareté, c’est qu’une pellicule n’a que 12 poses (ce qui, quand on raisonne en numérique, n’est absolument rien ! Imaginons un peu partir en ballade avec une carte mémoire qui ne pourrait prendre que 12 images, sans possibilité d’effacer les ratées au fur et à mesure). Là, pour le coup, on est en plein dans la photographie « avec ses tripes » dont parle Ronan. Ça demande une belle dose de concentration et d’intention véritable avant de choisir son sujet, son angle de vue, sa composition, … sachant qu’il faut absolument être ouvert en même temps aux effets collatéraux du hasard ! Je ne peux pas m’empêcher de rire au souvenir de cet été, Anne-Laure, lorsque tu as fait un polaroïd. Allez, je raconte … Sachez, mesdames et messieurs, qu’Anne-Laure a passé au moins 15 minutes (si ce n’est plus !) à chercher son angle de vue, à peaufiner son cadrage, à étudier la lumière, à attendre qu’il se passe quelque chose dans son champs. Quand le polaroïd est sorti, il fallait le protéger immédiatement de la lumière (oui, oui, c’est étrange, mais les films actuels ne sont pas comme ceux d’avant), et je revois Anne-Laure, courant partout ne sachant pas comment faire, et finissant pas le mettre par terre dans l’herbe. Résultat : son polaroïd est plein de petite tâches blanches, là où il y a eu le contact avec les bouts pointus d’herbe. De cette image, fort bien cadrée évidemment et fort expressive vous vous en doutez bien, a participé également grandement le temps incertain où le polaroïd a été exposé à la lumière et le support sur lequel il a été placé au moment du développement. Et il me semble que ce sont ces effets physiques du hasard que le numérique ne peut pas obtenir.
Ce que je veux dire au fond, c’est que tous ces objectifs et ces boîtiers (numériques ou à pellicule) sont des outils créatifs différents, chacuns avec leurs spécificités. Un Holga ,ne pourra jamais obtenir le même rendu qu’un GF1 équipé de ton objectif « toy », et vice versa. Et ceci même si les rendus se rapprochent. Je serais tentée de faire la comparaison avec la peinture à l’huile et à l’acrylique : les couleurs sont les mêmes, mais leur brillance, leur texture, la façon qu’elles ont de sécher sont subtilement différentes, sans compter que le peintre ne les a pas travaillées de la même manière.
Bon, je suis en train d’écrire un vrai roman, et je m’en excuse auprès de tes lecteurs ! La dernière chose que je voulais ajouter, c’est par rapport au sentiment « d’impatience » de Spiruline. Je crois que ce critère n’entre plus en ligne de compte quand tu as en tête que l’appareil que tu as entre les mains, un Holga par exemple, est tout simplement un peu différent d’un numérique. Et dans le cas où te ne développes pas toi-même, attendre une semaine de temps en temps n’est quand même pas insurmontable, surtout quand parallèlement, tu peux continuer à faire des photos avec ton numérique :) C’est qu’il ne faut pas non plus oublier que, comme le souligne Anne-Laure, ne faire « que » du Holga peut devenir lassant aussi !
Varions les plaisirs, varions les outils !!!
PS : pour le sténopée, je te donnes une astuce Anne-Laure que j’utilise de temps en temps et qui est très ludique : J’ai percé un petit trou dans un capuchon de protection de boîtier. Ensuite, j’y ai collé un petit morceau de papier alu dans lequel, avec une épingle, j’ai fait un trou minuscule au centre. J’enlève mon objectif et mets simplement le capuchon. Et tu fais du sténopée en numérique. Bon, je n’ai rien inventé, c’est un copain fan de sténopée qui m’a donné l’astuce pour m’entraîner à évaluer les temps de pose et les rendus, pour le jour où j’essayerai avec une boîte de conserve et du papier photo !
PS 2 : non mais c’est pas vrai, il faut que j’arrête … Je suis quand même bien tentée par ton objectif qui répond au nom ridicule, je te l’accorde totalement, de toy lens
Spiruline, c’est tout à fait ça : créativité et immédiateté ! ;)
Je ne sais pas si je dirais « rendu à l’ancienne », par contre, car c’est la rêverie, l’imprécision voire la bizarrerie qui m’intéresse plus que l’aspect vintage. De plus, le vintage est tellement à la mode qu’il en devient actuel plus qu’à l’ancienne, non ?!
En tous cas, il est agréable d’avoir la possibilité de donner un rendu caractéristique à ses images, de pouvoir personnaliser nos photos par un choix matériel tout comme par notre manière de choisir nos sujets, de composer, de régler, de retoucher… Toute occasion de mettre sa patte pour rendre nos images plus « subjectives » est bonne à prendre !
Laurence, que t’arrives-t-il pour nous faire ainsi l’apologie de l’argentique quand ce qui compte est l’image, qu’importe le flacon ?!
Je sais à quel point tu es passionnée par tes expérimentations argentiques et je suis convaincue, effectivement, que les matériels que tu utilises sont riches en possibilités créatives. Je n’ai d’ailleurs pas prétendu avoir là un pur équivalent à la lomographie argentique. J’ai moi-même bien conscience, en particulier, du manque de « personnalité lumineuse » de l’objectif en question (j’adore effectivement les fuites de lumière etc.), de l’impossibilité d’intégrer un bord de négatif à la photo etc.
Côté rendu, par contre, à l’heure où mes photos sont principalement montrées sur écran ou imprimées sur des livres, l’aspect particulier du tirage argentique (je sais que tu aimes surtout le rendu nacré du pola) me semble peu important pour moi. Pour une utilisation plus large, un polaroïd est, de toute façon, difficile à exposer tel quel !
Ainsi, je préfère personnellement me réjouir de la bouteille à moitié pleine (voire aux 3/4) plutôt que regretter qu’elle soit en partie vide ! Ce matériel est un plus, pour moi, un apport qui m’aide à donner plus de présence et de vie à mes photographies numériques. Voilà ce qui m’importe !
Que penses-tu de mes photos, au fait ? :)
Taratatata ! Anne-Laure, ce n’est pas parce qu’on fait l’apologie de quelqu’un qu’on dit du mal des autres ! Et en plus, je ne fais pas l’apologie de l’argentique, mais de certains outils créatifs photographiques, tels que le Holga ou le pola. Il se trouve qu’ils fonctionnent avec des pellicules. Mais peu importe ! J’adore les utiliser parce qu’ils ont ce rendu particulier et unique, et leur usage a un certain nombre de modalités que je trouve très intéressantes ! Mais une fois encore, ce n’est pas parce qu’ils sont « argentiques » que je les utilise !
Dis-donc, Anne-Laure, ce n’est pas parce que tu fais l’apologie des micro 4/3 que tu trouves que tous les autres appareils photo sont moins bien. On est bien d’accord que c’est aussi en fonction de l’utilisation qu’on en fait qu’on va choisir de prendre, ce jour là, tel ou tel matériel, non ? Comme tu le dis, peu importe le flacon pourvu qu’on aie l’ivresse ! Seule l’expression photographique compte !
C’est vrai que je ne t’ai pas dis ce que je pensais de tes photos, mais c’est que j’avais déjà écrit un tel roman, que je n’ai pas osé inonder davantage ton espace « discussion » :) Alors allons-y pour la suite du roman !
Bien évidemment, je les trouve super, et la composition, comme toujours est au top ! J’aime beaucoup la manière dont tu as joué avec les bords « flous en spirale », ça change du flou de profondeur de champs. Les personnages qui viennent en bord de cadre gagnent énormément en présence par opposition au centre de l’image qui est bien net. Et d’ailleurs, ceci est également vrai pour les autres images, où le vignetage couplé à ce flou spécial donne un ambiance très spéciale. J’aurais envie de dire que tes photos donnent une sensation de fragilité et de fugacité : à tout moment le sujet principal est à la limite de sortir du champ de netteté, il est situé entre 2 mondes. D’où une poésie de temps et d’espace suspendus que j’aime vraiment beaucoup !
Tiens, j’en profite pour te signaler un bug que j’ai oublié de te dire la dernière fois : quand on clique pour agrandir tes photos, on tombe sur d’autres images. Du coup, ce n’est pas très facile pour apprécier les détails des petites images …
J’aime beaucoup les teintes claquantes de la dernière photo. C’est l’objectif déjà à la base ce contraste ? A moins que ce ne soit l’effet vignetage qui accentue par opposition les couleurs … C’est moins évident sur la photo de l’oiseau qui est quasiment une photo en monochrome bleu. Dans cette photo, je reconnais moins ton style habituel : l’horizon est assez centré et même s’il y avait quelque chose en premier plan en bas, ça a été « mangé » par le vignetage. Quant à l’oiseau, je ne trouve pas qu’il soit placé au meilleur endroit et comme on ne perçoit pas ce fameux « flou d’objectif » sur lui, sa position ici n’est pas vraiment justifiée.
Les photo noir et blanc sont vraiment superbes et j’ai un vrai faible pour celles où il y a les personnages. Comme je te le dis plus haut, j’aime vraiment le fait qu’ils soient tous sur le point de sortir du cadre, soit concrètement en marchant, soit juste par la direction de leur regard. C’est vraiment une très jolie série !!!
Bon allez, il faut quand même que j’arrête un jour ce roman, d’autant que je ne suis pas sûre du tout qu’il soit écrit avec beaucoup de talent !
Je te souhaites une très très bonne journée !!
que du bon…. toujours l’expérimentation, il n’y a que ça pour vivre et avancer…
j’adore…. il faudra que je mette mes propres expérimentations en lignes mais je cours toujours après des travaux en retard ce qui fait que je n’ai presque plus le temps de faire des photos que j’aime, où du moins de les montrer
Bonjour, je viens de tomber sur ce fil en cherchant des infos sur votre dernier livre. (bravo pour le précédent)
je livre aux lecteurs ma petite manière de faire pour obtenir des bords flous et un centre net : j ‘utilise l’Opteka .35x HD² Super Grand Angle Macro Objectif monté sur l’objectif 18-55 de mon appareil reflex. j’obtiens un flou dégradé vers le centre sans vignetage (le vignetage on peut à l’occasion l’obtenir au post-traitement…).
Je vous laisse ci-dessous un lien vers une photo que j’ai fait il y a très peu de temps sur le bord d’océan en utilisant le procédé, vous pouvez consulter les données EXIF à l’occasion.
http://www.flickr.com/photos/cobanene/6538281439/in/photostream/
Bonnes fêtes de fin d’année à tout le monde.
Pour ma part, je préfère prendre au départ une photo la plus nette possible et la modifier à ma guise par après avec l’un ou l’autre logiciel. Cela me laisse un choix plus grand que d’opter pour une technique précise lors de la prise de vue.