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Je suis convaincue qu’il est essentiel de photographier avec intention. Savoir ce que l’on veut montrer dans une image, ce que l’on veut faire ressortir est le gage d’une photo « qui se tient ». L’impact visuel de nos images s’en ressent ainsi que le sens qu’elles véhiculent. Est-ce que, pour autant, la signification de nos images s’avère limpide et définie ?
Personnellement, j’aime que l’on interprète mes images et qu’on leur donne une autre vie, un autre sens que celui que j’avais imaginé au départ. Il est tellement riche de laisser la liberté au spectateur de se créer son histoire… Quand il nous la fait partager, c’est une redécouverte de la photo, à chaque fois. Moi-même, je laisse parfois vagabonder mon imagination pour réinventer une image… Pour cette raison, il est délicat de donner un titre à ses photos car s’il correspond à une simple description visuelle, il n’a aucun intérêt, mais s’il propose un axe de lecture trop directif, il fait perdre un peu de rêve, de liberté et d’imagination au spectateur…
C’est pourquoi j’aimerais vous proposer de choisir vous-même un titre pour cette image et de nous raconter l’histoire qui s’y associe. |
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Alors, à vos plumes et à vos claviers… |
… les ballons prennent le pouvoir…
Chouette, la livraison Meetic est arrivée !!!
Forgotten gift
« A bas la diabolique dictature des cadeaux! » ou « Ruse de parents tyrannisés »
- Papa, Maman!!! Que personne ne m’offre plus jamais de cadeaux! Ou alors qu’une toute petite boîte d’où pourrait sortir tout au plus une minuscule et inoffensive petite souris…
Je me lance sans lire les précédents comm. Curieuse image il est vrai. Au premier regard, c’est une photo festive, les ballons multicolores, les guirlandes, les confettis, tout semble joyeux. Et puis, il on aperçoit, ce bras crispé qui ressort d’une manière assez incongrue de la malle en osier et qui contraste étrangement avec le décors festif. J’ai deux interprétation, soit un adulte qui joue å cache cache avec les enfants pendant la fête, soit un adulte qui n’en peut plus des petits Monstres qui colonisent son chez lui et qui trouve un refuge provisoire et illusoire dans cette malle…
Tu t’es vu quand t’as bu ? un ballon ça va ! mais la bonjour les degats…
Titre : « J’ai peur !! »
Message : j’ai peur des faux semblants. je m’explique : Ici, tu te caches, ta main et ton bras sont hyper crispés (d’où ce sentiment de peur). On est dans une situation de fête où normalement tout le monde est joyeux. Mais sous les confettis et l’apparente bonne humeur se cache l’angoisse. Pas très joyeuse, hein, mon interprétation !
Et pourtant, à première vue (c’est à dire au tout tout premier instant), cette image m’a fait sourire. Mais ta main tellement crispée m’a changé tout le message qui, sans cette crispation aurait pû être « partie de cache à mon anniversaire ». L’interprétation de Jeanne (ruse de parents tyrannisés) me plait beaucoup aussi !
Et toi, quelle était ton intention quand tu as décidé de te cacher dans cette malle ! Et ça, pour le coup,ça me fait rire de t’imaginer faire ça !
« Monstre gentil »
L’univers de l’image ramène à l’enfance et à la fête. Pourtant il y a ce bras inquiétant qui sort du coffre. Je m’attends à voir sortir un diablotin, qui fait peur au premier abord mais tellement rire ensuite.
C’est surement parce qu’il fait beau et que je suis de bonne humeur. L’interprétation aurait certainement été différente un soir de pluie …
Well, it’s a disclaimer ok ?
Ma vision de cette photo :
Je pensai avoir fait le crime parfait ce jour du premier de l’an, mais, putain, une des victimes n’était pas encore totalement morte…
C’est une vue de l’esprit…
« Que fête-vous? »
Disons : « La fête est finie », « Enfantillages » ou « La malle dézingue ».
J’appelle ce genre de photo (comme beaucoup de celles que tu fais!) une « image qui raconte »
Et comme tu le dis, chacun trouve dans cette image l’histoire qu’il a envie de se conter… un peu comme dans un roman ou chacun se fait sa propre idée de ce qui est décrit avec les mots, pour les photos qui racontent, chacun choisit les mots en fonction de ce que lui fait ressentir la photo.
Ici je vois un temps festif ou un adulte joue avec des enfants, il se cache dans une malle et sort en criant « je suis le loup !!!! je vais tous vous manger!!! héhéhé !!! vous ne resterez pas cachés longtemps!!! j’arrive!!! » le voyant les enfants se terrent dans leur cachette en retenant des gloussements de rires…
Au passage… je dois avoir la même malle!
Moi, je regarde ton image, et ma première pensée se rapporte à Dali, peintre génial, irrationnel, et fou, peut-être, quelque part.
Mais ce n’est qu’un réflexe visuel, par rapport à ce que j’ai étudié en peinture l
Si vraiment tu veux que je donne un titre à cette image, je dirais: « une douce folie inquiétante »
Ton image est « belle », techniquement, mais je ne l’aime pas
Anne-Laure, tu as un grand talent de coloriste, et de « metteur en scène » des images, mais là, je n’adhère pas, même si je trouve que ta composition, c’est fort de chez fort.
ça me fait penser à mon dernier voyage à Amsterdam où j’ai enfin pu voir « in live » des toiles de Jérôme Bosch : je les ai regardées longtemps, fasciné du talent du peintre, et puis je suis parti, mal à l’aise, je ne sais comment dire……
Mais tout ça, ce ne sont que des impressions en fonction de ma sensibilité.
Anne Laure,
le jeu que tu proposes est un de mes jeux préférés. Tant et si bien que j’ai déjà écrit et publié sur mon blog un texte sur une photo de la série Fragile(s) de David (Tatin). Et surtout je viens de publier un carnet de 10 textes sur 10 photos de mon ami Vincent J stoker, carnet intitulé « quand la neige fond, où va le blanc », que tu peux voir ici
http://www.facebook.com/media/set/?set=a.104705676285627.10404.100002385852688&l=c5425e6ce3
Je rejoins ce que tu dis sur l’absence de légende. Quand j’ai découvert le travail de Vincent, cela m’a gênée, j’avais besoin de situer les images dans l’espace et le temps. Plus maintenant. C’est important d’oser entrer en contact avec l’image et les émotions qu’elle provoque sans béquille.
Je me suis toujours demandé ce que cela donnerait de légender de plusieurs manières, histoire précisément de ne pas induire un seul angle mais d’inviter dès le départ à la divergence.
Ma contribution à ton jeu :
« La gueule ouverte
Je n’ai avalé qu’un bras.
Les ballons ? Plus tard ! »
Cela fait longtemps que e suis votre blog avec assiduité. J’aime beaucoup vos photos et vos conseils sont très intéressants. Mais là, je n’aime pas. Impossibel pour moi de me raconter une histoire en voyant cette photo. J’imagine plutôt comment vous avez dû vous y prendre pour la composer, pour arriver à faire rentrer qq’n dans ce coffre. Bref, je vois une image tellement composée qu’elle ne me fait pas rêver…effet d’irréel encore renforcé par le choix des couleurs. Donc je n’aurai aucun titre à proposer ou sinon quelque chose comme « comment composer une image »
« Après la fête… se faire la malle! »
Le bras crispé et le dos nu que l’on devine me font penser au loup garou en pleine mutation, et qui va venir ternir la fête…
Je dois voir trop de films :-)
Belle image sinon Anne-Laure !
Merci merci à tous pour votre participation, vos idées, vos impressions, vos imaginations !
Je vous laisse encore un peu nous partager votre interprétation de cette image puis je réagirai plus longuement. :)
Pour moi pas de présence humaine sur cette photo, mais un bras uniquement. Certe menaçant et sortant d’une malle entrouverte. La malle représentant les cauchemars et peurs qu’on les enfants ; les ballons et l’esprit de la pièce, m’évoquents les bon moments d’une enfance paisible. Je ne sais pas si j’arrive à être clair dans mes explications.
Pour le titre je pencherai pour « Souvenirs d’une enfance passée » ou « Moments de vie (d’enfants) »
Pour conclure et sous cet angle, je ne trouve plus la photo dérangante. Le bras et la malle ne représantent plus une personne en sortant, mais un tout immobile au centre d’une scène de joie.
Pas toujours facile d’exprimer ce que l’on ressent, autrement que par une photo…
« Il était une fois…. »
Après les jeux, l’excitation c’est l’heure du conte.
Moi je perçois deux éléments en opposition dans cette photo avec d’un côté les ballons colorés et libres symbolisant la fête et d’un autre côté cet homme enfermé dans une malle qui tente d’en sortir ou de s’y cacher. La crispation des doigts vient tendre l’atmosphère festive même si les couleurs un peu pâle évoquent une certaine mélancolie. Au final, dans mon imagination deux scénarios peuvent se mettre en place. Dans le premier, l’homme essaye d’échapper à la fête et dans la seconde, l’homme sort de la malle pour commettre un crime ou mettre fin à la fête. J’hésite donc entre deux titres « Laissez moi tranquille ! » ou « la fête est finie ! ».
Titre proposé : « Plus d’anniversaire à la maison ! »
Combien de parents ne se sont pas pris la tête à l’occasion de l’organisation de l’anniversaire de ses enfants à la maison. Avec souvent les même questions : A combien limiter le nombre de petits monstres ? Comment les occuper ? Et s’il pleut comment va-t-on faire ?
Pour beaucoup, c’est souvent la journée galère de l’année. Dans cette photo, je vois un adulte (un papa ou une maman) qui se cache pendant une fête. Est-ce une partie de cache-cache et l’adulte est persuadé d’avoir trouvé la meilleure cachette ? Ou alors un adulte qui se cache du désastre, du bazar mis par les petits garnements ?
D’un point de vue photographique, il y a presque, une contradiction entre le format carré proposé (souvent réservé aux scène statiques et paisibles) et ces ballons qui volent. La scène colorée et le traitement croisé ne laisse pas indifférent. Que veut nous dire cette main qui dépasse de la malle en osier ?
C’est ce que j’apprécie beaucoup chez toi Anne-Laure c’est de donner plusieurs lecture à tes photos. On y revient souvent car on n’est pas sur d’avoir tout vu et compris.
Souvenir de vacance, carnaval de Venise. Notre nouvelle caravane est vraiment très compacte. Trop?
Très belle idée et suggestion Anne-Laure!
La réalité n’existe pas. Autant revendiquer de nouveaux droits pour l’imagination.
deux nouvelles variantes
Monstrueux crabe
Tes mains repues de fête
Glissent hors de la malle
Mes casiers glissés
Dans les fêtes enfantines
Attirent les grands
Me revoilà pour vous remercier à nouveau de vos « digressions » sur mes images. J’avoue que je ne sais pas s’il est utile de commenter, de rebondir, de réagir voire de partager ma propre intention car vos interventions se suffisent à elles-même !
Quelle diversité d’idées, d’histoires ont pu découler de cette même image, par l’intermédiaire de vos imaginations !! Je trouve cela incroyablement riche et fascinant.
Il est vrai que cette photo un peu mystérieuse se prêtait bien à l’exercice et je me demande si avec des photos plus classiques (en particulier non mises en scène), je pourrais titiller autant votre imagination ! Cela demande à être testé, c’est certain ! :)
En fonction de nos personnalités respectives, nous voyons dans cette photo une atmosphère plutôt festive ou inquiétante…
Certains, comme moi, y voient un intermédiaire assez révélateur de la vie : l’insouciance, l’enthousiasme, la créativité côtoient toujours, et on le regrette souvent, le manque de confiance en soi, l’agressivité, la réalité souvent absurde de notre société.
Ce yin yang de la vie est vécu assez différemment par les uns et les autres ; chacun, d’un jour à l’autre, penche plutôt d’un côté ou de l’autre, ou trouve un équilibre…
Verrons-nous la vie comme une réalité sordide dans laquelle flotte parfois un ballon de baudruche fluo ? Ou comme une fête que vient parfois menacer une étrange créature ?
Comme nous avons pu le constater, ce n’est pas l’image elle-même qui détermine l’interprétation qu’on en fait mais notre manière de percevoir les choses à un instant T et notre façon de voir la vie…
N’hésitez pas à continuer à réagir ! :)
Le malle-aimé…
Paradoxale photo où les couleurs, banderoles et ballons qui évoquent bien sûr la fête, contrastent violemment avec la crispation, la dissimulation et la nudité de ce corps…qui pourrait être celui de quelqu’un se sentant mal-aimé et ne trouvant pas sa place dans cette ambiance festive…qui devient alors agressive.
On se prend au jeu !!
la fête est finie …
les ballons sont alors des souvenirs fuyants qui jonchent le sol de notre mémoire trop lisse
il reste le lien qui relie nos joies comme des fanions fanés
on a beau s’agripper et essayer de sortir de l’implacable tenaille qui nous pousse inexorablement dans la malle de l’oubli,
rien n’y fera, bientôt,
la fête sera finie …
comment faire sa simple..
Enfants, nous avons un regard pure, instinctif et sans aucunes influences sociales.
On aime,on decouvre le monde, tout semble magique, on se donne des rôles, une couverture peut etre un chateau et devenir subitement une robe. Et l enfant sait parfaitement que ces histoires sont histoire,Et voila ce qui l’amuse , le fascine et ce qui nourrit son imagination ces justes ces propres réactions face tout et rien.
chaque anniversaire est comme la chose importante de l’année ensuite noel, halloween ainsi que pâques sont les seuls notions temporels que nous connaissons. Jusqu’a ce qu ON nous annonce que etre un enfant ces juste une belle invention. pis en plus un adulte
, Pourquoi a un certains age on enleve la magie aux enfants.Et rapidement si tu veux pas avoir l air bébé lala
Alors pour moi cette image est vraiment une belle illustration de l’adulte. Un anniversaire c’est comme ta paye d’enfant.Et voila qu’un jours ce n est plus de to âge,