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Le contraste d’une image correspond à l’écart de densité entre ses teintes les plus claires et ses teintes les plus sombres. Le summum du «non-contraste» serait donc une image presque grise, tandis qu’un contraste à son apogée correspondrait à une photographie composée entièrement de noir et de blanc. |
| Faible contraste | Contraste intermédiaire | Fort contraste |
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GERER UN FORT CONTRASTE LUMINEUX LORS DE LA PRISE DE VUE Le contraste d’une image dépend des circonstances de la prise de vue, en particulier de la quantité de lumière présente et de sa direction. Une lumière très forte provoque des ombres très denses. De même, un contre jour crée un effet «silhouette» augmentant le contraste entre le fond lumineux et l’élément sombre qui se détache par devant. De nombreux paramètres de prise de vue influent ainsi sur l’image et son contraste. |
| Sujet en contre-jour : fort contraste. | Sujet en lumière directe : contraste normal. |
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Cet écart énorme en densités pose des problèmes au photographe. En gardant un réglage standard, nous risquons fort d’obtenir des zones sombres “bouchées” (c’est à dire avec peu de détails lisibles) et des zones claires “surexposées” (on dit aussi vulgairement “cramées” : le blanc dévore l’image et la rend illisible). Résultat : rien n’est lisible dans l’image, aucune zone n’est bien exposée ! Lorsque la lumière est crue et violente, nous devons donc faire un choix : mettre en valeur les hautes lumières pour rendre les éléments de la zone claire bien lisibles, ou exposer pour les basses lumières, afin que les éléments présents dans les zones sombres soient identifiables. On utilise pour cela la correction d’exposition. (J’ai évoqué ce réglage lors d’un récent article donnant des conseils pour photographier en basse lumière pendant les fêtes de fin d’année. Je vous conseillais de sous-exposer vos photos pour conserver du détail et des couleurs dans les zones lumineuses, ce qui réglait également en partie le problème du temps de pose) La correction d’exposition correspond à une petite réglette que l’on peut afficher sur l’écran de l’appareil, graduée de -2 à +2, par tiers. |
| Surexposition. | Sous-exposition. | Sous-exposition et post-traitement. |
Réglette de correction d’exposition indiquant une surexposition à +1.7.
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Réglette de correction d’exposition indiquant une sous-exposition à -2.
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Réglette de correction d’exposition indiquant une sous-exposition à -2.
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Récapitulons. |
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- je souhaite m’intéresser principalement à ce qui se passe dans la zone claire quitte à basculer dans le noir complet certaines zones de l’image, à transformer certains éléments en simples silhouettes : Dans l’exemple ci-dessous, le ciel garde sa belle couleur et sa texture nuageuse grâce à la sous-exposition. Les éléments urbains sont transformés en silhouettes, ce qui ne pose pas de problème car ils sont bien lisibles. |
- je souhaite m’intéresser principalement à à ce qui se passe dans la zone sombre quitte à blanchir et à faire disparaître certaines zones de mon image en contrepartie : Dans l’exemple ci-dessous, le contraste lumineux avait eu tendance, en réglage standard, à plonger la peluche dans l’ombre, ce qui rendait l’image peu lisible et non agréable au regard. La surexposition permet d’avoir suffisamment de lumière sur le nounours pour retranscrire cette scène tendre et anecdotique. |
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La technique appelée HDR (High dynamic range imaging : imagerie à grande gamme dynamique) permet, si on le souhaite, d’obtenir du détail à la fois dans les zones claires et sombres, mais nécessite de travailler sur pied et engendre parfois des images au rendu très peu naturel. Cette technique peut être intéressante dans certains cas où le contraste est vraiment fort et où l’on ne souhaite pas choisir entre mise en valeur de la zone sombre ou de la zone claire… mais est plutôt à utiliser avec modération !
Ainsi, comme nous avons pu le constater, le contraste est à la fois notre meilleur allié et notre pire ennemi. |
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La lumière peut offrir à nos photographies fadeur ou agressivité, qui ne sont ni l’une ni l’autre souhaitables pour nos images. Il est indispensable de savoir maîtriser la lumière à la prise de vue en nous positionnant par rapport à elle et en réglant correctement notre appareil photo afin d’obtenir, autant que possible, une image avec un bon contraste, c’est à dire allant du blanc au noir avec suffisamment de demi-teintes, de détails. |
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Nous avons fait rapidement de tour de l’influence du contraste lumineux à la prise de vue et des manières de le gérer. |
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MODIFIER LE CONTRASTE AU POST-TRAITEMENT |
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Les images produites par nos appareils numériques sont, le plus souvent, un peu ternes, grises. Moins l’intensité lumineuse était forte au départ et plus l’image manquera de contraste. Cela dit, le contraste souhaité pour une image est une notion tout à fait subjective. Certaines personnes, dont je fais partie, aiment un contraste fort pour la majorité de leurs photographies avec des zones sombres bien noires, des zones claires presque blanches et des tons intermédiaires assez marqués (du gris assez foncé et du gris assez clair, mais pas trop de gris neutre). De plus, il est bien évident que notre envie de contraste peut varier d’une photo à l’autre et d’une série à l’autre. |
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Le contraste peut être retravaillé sur la globalité de l’image ou par zone. La seconde permet de chercher du détail dans chacune des zones de l’image (un peu à la manière du HDR, dans une moindre mesure). |
| Photo numérique brute | Photo retravaillée globalement | Photo retravaillée par zones |
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Mais attention ! Vouloir trop de détails partout dans l’image risque de lui faire perdre sa dynamique globale. Au contraire, le travail de vignettage, par exemple, (il s’agit d’assombrir légèrement les bords de l’image) est un jeu sur le contraste qui permet de diriger le regard vers le sujet de la photo, ou tout du moins d’éviter qu’il ne s’échappe à cause d’un bord trop clair. Ainsi le travail sur le contraste nous permet de choisir ce que l’on souhaite dissimuler ou mettre en valeur. Il peut focaliser le regard à un endroit, et influencer le sens de lecture. Ainsi telle ou telle manière de travailler le contraste est un choix à part entière pour une photo.
CONTRASTE ET EXPRESSIVITE… DONNEZ VIE A VOS PHOTOS ! |
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Le contraste d’une image est déterminant pour son rendu, son impact, et même sa signification !
Il nous permet même de modifier l’expression d’un visage tant il influence l’émotion ressentie devant l’image. |
Contraste fort | Contraste faible |
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Un contraste plutôt faible permet qu’aucune zone de l’image ne soit très claire ou très sombre. On joue davantage sur des densités proches, des demi-teintes. Ce type de traitement est assez adapté aux atmosphères un peu fantômatiques, évanescentes. |
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Un contraste très fort peut contribuer à créer une atmosphère inquiétante, évoquer la peur, l’agressivité. |
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Ne trouvez-vous pas cela incroyable qu’un choix de réglage ou de post-traitement soit aussi primordial pour l’impact final de notre image que ces jeux de contraste ? Concluons en disant que, comme toujours, ce sont nos choix qui feront la différence… |
Super article formidablement illustré.
Tu démontre (une fois de plus) qu’une image se construit de bout en bout : de la prise de vue (choix de la lumière, du moment, de l’expo) jusqu’au post-traitement (paramètres de développement).
superbe article, très bien illustré. Digne d’une publication dans un manuel photo. Bravo
Toujours un plaisir de suivre tes explications.
C’est sur ce point que je passe le plus de temps en post-traitement (sans doute aussi pcq je manque d’attention quand je prends la photo…)
Félicitations encore une fois pour ce superbe article… tu es passionnante à lire !
Comme toujours, c’est passionnant et très pédagogique. La troisième photo, c’est pas la croix des 3 êvèques dans l’Aubrac ?
Chapeau bas, bel article !
Et belle leçon de « comment mettre la technique au service de l’artistique » !
Tiens, juste un petit commentaire : je vois que tu préconises plutôt de jouer sur la correction d’exposition (ce que je fais principalement aussi, en gros, du bracketing manuel), mais il est aussi souvent conseillé de passer en mesure centrale ou spot. Personnellement, je me sers surtout de cette deuxième option pour faire une série d’un sujet à contrejour par exemple (dans mon cas, c’est plutôt des fleurs), en faisant la mesure sur le sujet, ou pour être sûr d’exposer correctement la partie la plus importante d’un paysage, en mémorisant la mesure pour recadrer ma composition.
Merci pour vos réactions !
SebJ > C’est une bien belle remarque? c’est tout à fait vrai ! Une photo réussie, c’est une idée intéressante, de l’inspiration à chacune des étapes !
Glencc > Eh beh ! Tu y vas fort ! Je n’irais pas jusque là, ça pourrait sans doute être encore retravaillé et complété… mais merci !
Anouschka > Le contraste, c’est l’essentiel du post traitement, c’est sûr !
Un poil de redressage, recadrage parfois, une petites retouche par ci, et surtout surtout le contraste !… Et puis parfois la créativité se défoule et nous fait aller au delà mais c’est souvent pour chercher un autre contraste !
Téquila > Merci ! ça me fait très plaisir !! « passionnante » ! ça veut dire que ce n’est pas trop gonflant même quand c’est un peu technique… c’est une bonne nouvelle !
Catherine > Non ce n’est pas l’Aubrac même si ça pourrait y ressembler. Ces photos ont été faites en Bretagne.
David > Oui c’est vrai que j’utilise assez peu la mesure spot d’exposition… c’est pas toujours facile à gérer je trouve de faire la mesure uniquement avec ce que l’on veut exposer… Et puis pour mon article, je me dis que techniquement c’est plus compliqué il me semble…
Ce que j’aime bien avec la correction d’exposition, c’est l’aspect très direct, très concret « plus sombre » ou « plus lumineux ».
Tu ne te sers jamais de la correction d’exposition ?!
Moi je suis une inconditionnelle ! ;) Je fais ça sans arrêt.
Chacun sa méthode, c’est ça qui est bien !
Ce n’est pas la dictature de la technique. Seul le résultat compte !!
Bonne soirée et bonne journée de demain à vous… je me lève à 4h pour une prise de vue en Alsace… je file ! ;)
Bravo pour les illustrations toutes pertinentes, la pédagogie excellente et la tonalité sérieuse mais toujours teintée de simplicité!
Comme David je joue parfois de la mesure spot avec mémorisation de l’exposition. J’ajoute que le flash en fill in peut rendre les choses plus facile!
Merci pour cette leçon je vais mettre dans ma liste des tutoriels de référence !
Article passionnant, j’ai encore appris plein de trucs !!
Débutant en photo, je suis attentivement les excellents articles de ce site. Une interrogation néanmoins dans ce dernier article, comme celui « photographier en basse lumière pendant les fêtes de fin d’année », il est conseiller de sous-exposer à la prise de vue pour conserver des détails et couleurs dans les zones lumineuses.
Ce conseil ne vient-il pas à l’encontre de « caler son histogramme à droite » ?
Merci pour vos éclaircissements.
Excellent article qui va, j’en suis certain, en éclairer plus d’un.
Pour répondre à Catherine, il s’agit du calvaire de la chapelle Saint Germain à Plogastel Saint Germain dans le Finistère.
http://maps.google.fr/maps?f=q&source=s_q&hl=fr&geocode=&ie=UTF8&layer=x&g=plogastel+saint+germain&ll=47.958433,-4.226475&spn=0.102886,0.249939&t=p&z=13
ton article est très interessant. merci.bises
Comme souvent sur ce site, un article qui donne envie de faire des photos.
Et qui rappelle bien que le photographes est vraiment « maître » de son image.
Bien intéressant cet article, recadrage, Lumière et contraste sont souvent les seuls post-traitements que je réalise sur mes photos je crois que là vraiment laphoto prend toute sa dimension
contraste, tu as dit contraste… je connais ce mot !
excellent article !
tes articles sont toujours intéressants
Bernard > Merci pour ce joli commentaire… J’aime bien « tonalité sérieuse mais toujours teintée de simplicité »… je crois que c’est àa peu près ce que j’essaie de faire : du contenu mais pas de la prise de tête !
Il semblerait que la mesure spot soit plus utilisée, alors, que ma méthode de correction d’exposition… Je pense aussi que cet aspect « correction d’exposition » est facilitée par le numérique. On voit son résultat précédent et on « corrige » pour s’approcher du résultat souhaité. La mesure spot est plus technique, moins empirique… Il me semble aussi que c’est une méthode qui est plus facile à appliquer pour de la photo de paysage, ou semi-posée… mais plus difficilement en situation de reportage où l’on peut changer d’ambiance lumineuse et d’intention artistique en moins de temps qu’il faut pour le dire, non ?
Marc-O > Eh bien, tu m’en vois ravie !… Moi qui suis loin d’être une technicienne, j’espère pouvoir mettre la technique photo un peu plus à la portée de tous… enfin, c’est ce que j’essaie modestement de faire…
Philippe > Il ne me semble pas que le conseil de sous-exposer certaines photos aillent à l’encontre du fait de « caler son histogramme » à droite.
Dans cette histoire de « caler son histogramme à droite », il s’agit que les teintes claires soient réellement blanches et non grises. Or quand je conseillais de sous-exposer, ce n’était pas pour obtenir des teintes claires sous-exposées !! C’était justement pour éviter qu’elles soient cramées (traduction « histogramme » : pour éviter que l’histogramme sorte sur la droite, qu’il en manque un morceau »).
Pas mal de personnes ont l’air d’utiliser davantage la méthode de la mesure spot que celle que j’utilise de correction d’exposition… et toi, comment fais-tu pour caler ton histogramme à droite ? :)
Pierre > En éclairer plus d’un … je l’espère !! L’éclairage est tellement primordial… !!
El Choup > Merci pour cette information… tout cela me rappelle de bien bon souvenirs !
Laé > Merci ! J’espère que cela pourra être réellement intéressant dans la pratique !
Julien > ça c’est l’essentiel, d’avoir envie de faire des photos ! Tant mieux si mon site est motivant ! C’est vrai que le résultat dépend vraiment de tous les choix qu’aura fait le photographe… « maître de son image » comme tu dis…
Ce n’est jamais la faute à « pas d’chance » !!! ;)
Didier > Oui et d’ailleurs, ces trois paramètres peuvent être à la fois travaillés à la prise de vue et au post-traitement. Cela prouve bien à quel point ils sont fondamentaux !
Marie > Oui oui ! Mais, par rapport à ce que tu fais, il faut bien penser que le contraste en densité n’est pas toujours synonyme de saturation ! ;)
Lasiate > merci à toi ! Insomniaque dirait-on ?!!
un très bon article! merci
J’adore tes articles techniques dans ce genre… On a beau croire que l’on s’y connaît un tout petit peu en photo, cela remet bien les choses en place, quoi…
On n’a jamais fini d’apprendre, en résumé !
Ouahh !
Ca c’est de l’article, je suis bien d’accord avec ta conclusion : » un moyen d’expression de notre subjectivité ! « , c’est vraiment ça le principal.
Quand je vois des photographes qui insistent sur le fait que leurs photos ne sont pas retouchées, ça me fait bien rire; la retouche est aujourd’hui indissociable de la photographie numérique ( non pas des retouches abusives mais au moins les niveaux et le contraste )
perso, j’ai pris l’habitude de sous exposer comme tu le dis si bien dans ton post . Je peux alors me permettre de contraster sans cramer les hautes lumieres ( evidemment , y’a pas de miracle non plus ). Tres interessant , tes exemples parlants qui mettent aussi en évidence le choix subjectif d’une image et de ses réglages….
[...] je le rappelais dans un article précédent, il est vrai que les photos très contrastées , surtout plongées dans des densités sombres, [...]
Passionnant…
Passionnant, stimulant, un vrai bonheur à parcourir. En plus tes photos sont un éclairage excellent au texte.