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Aaah que Cartier Bresson et son liseré noir me pardonnent… moi, je suis une adepte du recadrage !! Bon, bon, je comprends cette sorte d’éthique photographique, cette intégrité, cette fidélité au cadrage d’origine qui a, il faut bien l’avouer quelques avantages …
LE LISERE NOIR |
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- Déjà le liseré noir, c’est beau. Enfin c’était. C’était une belle manière de cerner la photographie. |
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- Pour ce qui est du fameux côté éthique, on assumait son cadrage et on avait intérêt à être sûr de soi dès le départ !
L’ENJEU DU RECADRAGE Alors, eh bien moi, je recadre. Pas beaucoup, hein ! Une petite bande par ci, un petit morceau par là. NB : Cliquez sur les images pour les agrandir. |
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Il faut dire … je suis tellement pointilleuse sur mes cadrages, sur la lisibilité de mes images, que je trouve – presque – toujours une petite bricole qui me dérange l’oeil après coup. Une tâche un peu trop blanche qui attire le regard, une zone de couleur, un morceau de personnage trop peu présent, mais trop présent tout de même…
J’aime la sobriété de l’image, j’aime qu’elle ne contienne que ce qui sert son message, renforce son esthétique. Alors le petit fouillis sur le bord, je l’évite au maximum ! Hop et je m’en débarrasse au post-traitement. En fait, cet article ne concerne pas le « recadrage sauvage », que l’on pratique quand on n’a pas su trouver le bon cadre du premier coup lors de sa prise de vue (cela arrive mais il faut que cela soit le moins souvent possible !). Il évoque l’importance d’une vigilance accrue aux bords de vos images dont les éléments sont … au moins aussi important que ceux du centre ou des tiers. En ce qui concerne, en particulier, la photo reportage, il arrive que l’on ait dû déclencher à vitesse grand V en visant à peine, que l’on soit parti rapidos par timidité, que l’on n’ait pas osé trop s’approcher du sujet, tourner autour comme on l’aurait souhaité etc (on le sait que c’est pô bien … mais ça arrive…). On gagne beaucoup, alors, à regarder ses cadrages par la suite avec un regard critique. Après coup, voilà notre champ d’action : pivoter (rotation), redresser (torsion ou perspective), recadrer. Devrait-on avoir honte de repenser sa composition après coup, de recadrer d’un côté pour que le sujet soit moins centré, de se rendre compte qu’un élément gênant dans un coin gâche un peu l’image ?! Bien sûr que non ! Ne nous contentons pas de nous dire “bah je pourrai corriger tout cela après” ! C’est faux ! Ainsi, un recadrage, c’est toujours un cadrage ! Vous ne pouvez plus vous accroupir, reculer, modifier votre angle d’approche, mais il est toujours possible de zoomer un peu et retailler un bord gênant… |
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QUELQUES CONSEILS POUR BIEN RECADRER : - Il est conseillé (faites ce que je dis, pas ce que je fais…) de recadrer en toute fin du post-traitement. Cela évite de regretter un cadrage une fois que toute la retouche est faite… seulement sur une partie de l’image. Si vous n’êtes pas sûrs de vos recadrages, retouchez d’abord, enregistrez, puis recadrez et créez un autre fichier. Ainsi, il vous sera toujours possible de revenir en arrière. - Redressez ou faites pivoter avant de recadrer. Vérifier d’abord que votre horizon ne penche pas, que l’immeuble semble vertical, que l’arbre soit à peu près parallèle au bord de la photo. Faites les corrections nécessaires (rotation, torsion) avant de recadrer car ce sont des manipulations qui nécessitent d’avoir « un peu de place autour ». Si vous êtes ric-rac, avec votre cadrage au cheveu près, vous ne pourrez plus redresser sans “perdre un morceau de photo”. - Soyez vigilants au fur et à mesure que vous rétrécissez votre cadre aux éléments que vous coupez. Eviter, sauf cas particuliers, les lignes tangentes au cadre : laisser un peu de place autour des éléments de l’image ou au contraire, coupez franchement. - Quand on vient de recadrer son image, on est parfois destabilisé, car on “perd” des éléments (on peut parfois avoir une réaction “émotionnelle” en coupant un élément de l’image, même s’il est parasite).
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Eh bien, à vos appareils photos … et à vos ciseaux … virtuels !
NB : Vous trouverez peut-être que les photographies présentées sont peu caractéristiques pour un sujet sur le recadrage… J’ai eu du mal, c’est vrai, à trouver des images non retravaillées où les éléments qui justifiaient le recadrage étaient vraiment flagrants… le preuve que je ne cadre pas si mal que ça au départ finalement !!! ;) Mais, l’objectif de cet article, c’est surtout la vigilance aux petits détails. Ainsi, c’est peut-être une bonne chose que ces photographies correspondent à des illustrations relativement « subtiles » du sujet. |
les outils de prise de vues et ceux liés aux postraitements ont tellement évolués qu’il serait dommage de ne pas évoluer nous même… il y aura toujours des gens qui trouveront cela presque honteux !! les mêmes qui pestent à l’arrivée de chaque nouvelle avancée technologique… entendu à une de mes expositions : « vos noirs et blancs sont vraiment profonds… c’est quand même autre chose l’argentique… ce format 6×6 ça a une sacrée gueule, on sens que vous maitrisez votre appareil à photos (sic)… peuvent toujours courir pour en faire des comme ça avec leurs joujoux à pixels… »
oui monsieur… sauf que là tout est numérique et recadré !!! même le tirage c’est une imprimante !!
…allez encore une génération et on en parlera plus ! :)
Grande question !
Après y avoir été réfractaire pendant des années, je le pratique effectivement plus couramment (exception faite des photos qui partent en agence).
D’abord, une première raison extrêmement simple : mon viseur ne couvre que 95% de l’image, donc les pétouilles sont inévitables, même en paysage, et comme toi, j’aime bien ne pas avoir de petits éléments parasites. L’avantage en paysage, c’est que si je m’en aperçois sur l’écran, je peux (souvent mais pas toujours) refaire la photo.
Ensuite, parce que (et notamment suite à la lecture de tes articles), je recadre de plus en plus souvent au format carré ! Au début, c’était au petit bonheur, et sur les derniers clichés, c’est bien plus conscient à la prise de vue. Il n’y a qu’à regarder les dernières images de mon blog et celles qui arrivent.
Enfin, sur le plan pratique, en utilisant le raw, le recadrage est très simple, et non destructif, facile de positionner son cadre et de comparer des résultats !
Encore une fois des exemples bien choisis qui nous amènent bien à comprendre le pourquoi du comment.
Pas facile de repérer à l’avance les coupures à faire ! quand on lit tes explications sur les exemples, c’est limpide, et le résultat est effectivement plus lisible, mais alors à voir tout seul…
Une question d’expérience, de travail de son regard… sûrement !
Bonjour Anne-Laure. Comme David ! En argentique, je ne supporte pas l’idée du recadrage, mais en numérique, cela m’arrive. Surtout pour faire du format carré que j’adooore !!! Ou pour donner plus de force, de lisibilité, de cohérence à la photo. Comme dit le proverbe, il ne faut jamais dire « Fontaine … » ;o)
Merci de ce passage sur mon blog ! Je reviendrai, la néophyte que je suis a beaucoup à apprendre en photo !
Je ne travaille qu’en numérique et je ne suis pas contre le recadrage mais une photo non pensée au moment de la prise de vue sera rarement améliorée par un recadrage. Et puis il faut quand même dire qu’une photo numérique demande toujours un post-traitement alors un petit recadrage …….
Un très joyeux moniversaire au site et un encore plus bel anniversaire à sa charmante maman !
Qu’est-ce que je suis fière quand il me semble que la photo est « parfaite » dès qu’elle s’affiche ! Mais souvent, un petit recadrage à cause d’une légère rotation, d’un élément pas vu dans le viseur et parfois, une coupe franche pour donner un autre sens à l’image d’origine, un sens plus fort.
Beau travail d’analyse dans cet article, bravo :)
Intéressant, comme d’hab ! Je suis une « recadreuse » aussi, on en avait parlé je crois. Certes, autrefois, on n’avait pas le choix. Aujourd’hui, rattraper une image en ôtant un petit bout par ci par là est possible, alors, pourquoi s’en priver ? Mais il est clair que la prise de vue d’origine garde son importance.
Au fait, bon anni !
Bises
Marie
Le cadrage du premier coup est quasiment impossible avec des viseurs qui ne couvrent pas 100% de l’image enregistrée sur le capteur ou sur le négatif…
Les meilleurs viseurs actuels sur les matériels semi-pro ne couvrent que 95 à 98% de l’image enregistrée, il y a dont « forcément » un risque d’avoir des informations sur l’image qui étaient invisibles à la PdV.
L’idéal serait d’avoir un viseur qui couvre un champ plus large et qui comporte des réticules permettant de voir quel sera l’image enregistrée. On pourrait ainsi se permettre des compos pile poil dès la PdV :)
Merci pour vos réactions !
Eh bien, même pas un fervent défenseur du recadrage, chouette !
Tout dans la joie et la bonne humeur !
Laylacarina > Bah oui la nostalgie et le conservatisme… y’en a qui ne pourront jamais dépasser ça ! J’ai déjà eu le coup de gens qui prenaient mes tirages jet d’encre de photos numériques 1,5 MPixels pour des barytés… les gens voulaient se rassurer en se disant que si c’était beau, c’était forcément de l’argentique !!
David > En effet, le fait que le viseur ne permette pas de tout voir nous force à accepter que notre cadrage ne peut pas être à tout les coups bon dès la prise de vue, si l’on est très pointilleux!…
Ah ben dis, donc tu cadres en carré en pensant à moi ?! Eh bien ça me fait une sacré fierté ! Par contre, j’ai l’impression qu’il est bizarre ton format carré… je ne le vois pas carré moi hum…
Miss Trop > Ah oui, mes exemples sont bien choisis ?! Tant mieux !
J’avais peur qu’ils ne soient pas assez éloquents au contraire…
En fait, en effet ça vient au fur et à mesure. Tu peux essayer de prendre ta photo, de la regarder sur les bords et de te demander si l’image change de sens ou de compo si tu coupes un morceau de tel côté… au fur et à mesure que ton cadre rétrécit, tu peux te demander si tu n’as pas été trop loin, et hop tu fais la même chose en marche arrière.
Catherine > En effet, parfois on se donne des règles, des contraintes qui n’ont pas toujours lieu d’être et qui sont plus castratrices que créatrices ! Tout dépend comment on ressent les choses et qui en ressort !
Frieda > Merci pour ton passage ! J’espère que tu trouveras quelques éléments qui t’aideront dans ta pratique photographique ! A bientôt !
Lasiate > Hum, où tu as lu qu’on cadrait au pif à la base ?!! ;)
Bien sûr, le fait de s’autoriser le recadrage ne veut pas dire ne pas penser sa photo au départ ! C’est plutôt histoire de la penser une seconde fois après la prise de vue ! N’est-ce pas cela l’enjeu du post-traitement ?
Anouschka > Ah oui ! Notre orgueil est dur à cuire ! C’est vrai qu’on voudrait avoir tout prémédité, que tout soit parfait ! Mais bon, comme d’autres l’ont dit, le viseur ne montre pas toute l’image, alors on est pardonnables !
Marie > Oui le point de vue d’origine, c’est fon-da-men-tal !! Le reste n’est que du perfectionnisme, du souci du détail … mais c’est tellement important aussi ! C’est parfois ce qui fait la différence, alors on aurait tort en effet de s’en priver ou de ne pas y penser !
El Choup > Absolument ! Dans un sens, comme le viseur lui-même nous cache des choses, on n’a pas besoin de culpabiliser lorsque l’on recadre. on peut toujours se dire que ce que l’on a VU dans le viseur était parfois !!
Le viseur à champ plus large… ce serait une idée !… perturbant au début, mais peut-être très intéressant à l’usage par la suite !
Je suis un adepte du format 2/3 (donc 24×36… cqfd) et ai beaucoup de mal avec le 4/3 qui, en partie à cause du numérique grand-public, devient LE standard…
De même, je peste régulièrement contre la rareté des cadres adaptés au format 30×45 qui est quand même une bonne moyenne dès que l’on veut accrocher une photo…
En principe, sauf cas de force majeure, je ne recadre pas mes images et je déteste qu’elles le soient, pour des raisons de mise en page, dans des parutions presse…
Vendredi, avant d’aller à l’expo Sarah Moon, j’étais à l’expo Cartier-Bresson/Walker Evans… et vraiment j’ai beaucoup plus apprécié HCB que Evans : force des images, tirages et… HCB est quasi toujours en format 2/3, alors que Evans se « balade » sur des formats qui vont du 2/3 (rare) au carré en passant par divers intermédiaires… et cela me gène un peu, je l’avoue…
Pour ce qui est des viseurs actuels… vu que je fais tout au Canon 5D, je cadre volontairement « serré » en tenant compte de ce qui manque et qui suffira à rajouter un peu d’air dans l’image… question d’habitude…
Un peu de technique pour une néophyte comme moi et bah ça fait du bien ! Moi, ça m’arrive de recadrer {pas souvent} et généralement ça me permet de découvrir des petits détails passés inapperçus … Et je suis d’accord avec toi, pourquoi s’en passer ! Tout est perfectible, non ? Même si la magie de clichés non retouchés me parlent tellement …
Hello,
Je t’ai répondu sur mon blog, mais si on ne doit retenir qu’un mot : liberté !
Liberté de recadrer comme bon me semble, puisque sur mon blog, le seul objectif est de partager des images, sans souci de taille, d’orientation, etc…
David, ça ne te pose pas de problème quand tu veux faire tirer tes images ces formats « freestyle » ?
El_choup : non…puisque ces photos là ne sont en général pas tirées !
Pour résumer, je travaille en deux temps : d’un côté les images que je soumets à mon agence, non recadrées, et ne nécessitant que des retouches minimales (on pourrait donc dire les plus réussies), et de l’autre, des images un cran en dessous, ou justement prises pour recadrage « carré » (Anne-Laure, note les guillements ;-)).
Ceci-dit, la règle n’est pas absolue, je suis invité ce soir à récupérer un prix (très local !) pour une photo parue sur le blog donc non sélectionnée par l’agence…
Et pour revenir sur les recadrages, et suite à cette évolution(marginale) récente de mon travail vers des formats « freestyle », l’envie me démange de faire des courtes séries de tirages carrés (par exemple3 photos à encadrer dans un cadre allongé), que je vais donc devoir homogénéiser.
Et finalement, la différence n’est pas forcément dans le numérique ou l’argentique, je me souviens avoir fait de même il y a une bonne dizaine d’années, à jouer du massicot sur des tirages noir et blanc.
Anne-Laure, je crois que je suis à peu près autant bavard que toi (je pourrai même en rajouter !), désolé pour le squatt !
Oui … Cadrer et recadrer n’est ce pas LA même question ?
L’oeil « recadre » déjà sa réalité à travers l’objectif …
pour cadrer à … être en accord, chercher l’harmonie et la concordance avec …
Je ne vois pas pourquoi, puisque l’on cadre, on ne re-cadrerait pas … de toute façon, comme le dit Roland Barthes :
«Ce que la photographie reproduit à l’infini n’a lieu qu’une fois.»
Merci Anne-Laure pour cette intéressante leçon « d’oeil » …
Si je l’estime nécessaire, pour ma part je n’hésite jamais à recadrer, car même en numérique on oublie de couper des détails au moment de prendre la photo, détails qui parasitent l’ensemble. Evidemment, l’ideal serait d’avoir la photo parfaite brut de boîtier, mais cela demande une grande maîtrise, que je n’ai pas ! Merci en tout cas pour cette belle leçon !
Toujrours viser la perfection, c’est le maître mot, dans l’histoire… On a une image mentale de ce que l’on veut, alors ensuite, qu’on l’obtienne du premier coup ou après moultes transformations (car bien sûr, au delà du cadrage, il y a tout le reste, contraste, balance des couleurs, etc.), je dirais : peu importe (de toute façon, le spectateur de la photo n’en saura rien, et c’est tout ce qui compte) !
Si je puis faire la comparaison avec la musique, nous avons le même dilemne, avec des compositeurs comme Mozart qui sortent quasiment tout du premier jet, et d’autres extrêmement laborieux, comme Beethoven, ou même Chopin (pourtant, rien n’en transparaît)… Et alors ? L’essentiel n’est-il pas que chacun ait atteint son but, offrir au public une oeuvre au plus proche de ce qu’il souhaitait ?
Bref, en résumé : pour moi, c’est un faux débat, dirais-je…
Un scandale tout ces recadreurs qui sacrifient des pauvres pixels innocents !
Il n’y a t’il donc personne pour prendre la défense de nos erreurs, pour préférer un grande photo ratée à une petite réussie, pour vouloir perdre son regard dans des détails insignifiants, pour mettre au pilori ceux qui ne respecteraient pas la règle des tiers ou du chiffre d’or en prenant une photo au dépourvu, pour proclamer que l’art du cadrage doit être inné et que l’on ne peut pas s’améliorer en recadrant, pour dire que l’on n’a qu’à tous travailler avec les viseurs 100% du D3 ou du D300, …
Non, personne ?
Tant mieux ;)
Christian > Je te rejoins sur ce point ! Personnellement, j’aime pas non plus le 4/3 qui ne me semble ni suffisamment rectangulaire ni suffisamment carré !
Heureusement, mes différents appareils me permettent tous de faire du 2/3.
En fait le 4/3 est le format des anciens écrans d’ordinateur et des anciennes télés… mais cela est en pleine évolution ! Il est donc probable que nous revenions bientôt au 2/3 pour les compacts… voire au 16/9ème !!
Les recadrages dont tu parles, pour des parutions presse etc, c’est très différent de ce dont je parle dans cet article : c’est un recadrage subi, généralement réalisé par quelqu’un d’autre sans notre consentement ! Et comme une photographie c’est un cadrage d’auteur (ou un recadrage !), ce genre de pratique altère complètement la photographie et, dans certains cas, massacre le travail de l’auteur !
Elo > Oui c’est très important après une prise de vue de regarder réellement ses photos et de ne pas continuer à les voir tels qu’on les a espérés / conçus à la prise de vue ! Il faut faire un effort de prise de recul pour voir ses images telles qu’elles sont avec leurs petits défauts sur le bord, tout ça !
David > Je comprends ton argument de liberté mais…. comme Christian, je préfère une certaine constance de formats… Tu dis « bah c’est pas grave, c’est pour le web », et du coup on sent un certain jugement de valeur entre ce que tu mets sur le site et ce que tu proposes à l’agence… alors que ça n’a pas vraiment lieu d’être puisque tu dis toi-même que certaines photos du blog peuvent recevoir des prix, voire sans doute être publiées !
Pour une série, en effet, tu devras homogénéiser, et tu te rendras compte que ce n’est pas une contrainte si forte que ça de recadrer selon une homothétie définie !
En fait, pour moi, tant que tu ne feras pas du « vrai carré », ce ne sera pas du cadrage carré ! A propos de mon article sur ce format, quand tu feras tes recadrages à la vraie homothétie, tu te rendra compte que cela change tout que ce soit vraiment un carré !… et tu ne pourras plus t’en passer !
Pas de souci pour le squat !… on est là pour papoter !!
LDX > En fait cadrer et recadrer c’est presque la même chose. La différence c’est que quand on cadre, on peut choisir un plan plus large, ou on peut effectuer un changement de point de vue. Quand on recadre, par contre, le point de vue est fixe, et on ne peut que rétrécir l’image.
Chrixcel > Comme on le disait, le viseur ne nous montre jamais tout à fait l’intégralité de l’image donc même avec la plus grande attention, on devrait parfois recadrer.
Vincent > Tout à fait d’accord avec toi ! C’est le résultat qui compte, ce qu’on a conçu, ce que l’on partagera au spectateur ! Ton analogie avec les compositeurs est très intéressante. Un même auteur (que ce soit pour la photo ou autre chose) peut créer certaines oeuvres rapidement, spontanément, et d’autres sur le long terme, l’un n’est pas plus glorieux que l’autre !
Stéphane > Sympa ta petite tirade !
Moi justement je prends la défense de nos erreurs : pour qu’on les assume et qu’on se permette de les corriger par la suite pour ne pas les subir !
Et aussi, pour rester davantage sur le plan graphique, une autre bonne analogie est celle entre Chardin et Fragonard. Le premier, qui au grand dam des amateurs ne peignait que 5 ou 6 tableaux par an, et le second, dont on peut admirer au Louvre une série d’une dizaine de portraits où figure la mention : « Peint en une heure par Mr de Fragonard », hallucinant !
Question de caractère, plutôt que d’éthique, probablement… Ce même Fragonard, tout jeune, s’étant fait virer de l’atelier de Chardin avec mots : « Monsieur, vous n’avez et n’aurez jamais aucun don pour la peinture ». LOOOOL !
Je re-papote, mais court : je me range à tes arguments bien volontiers, et d’ailleurs, j’y vois tout l’intérêt de nos discussions sur ce site !
A la première publi ou récompense d’une image carrée (sans guillemets !), je te préviens ;-) !
Bonjour,
belle leçon, délivrée avec une légèreté percutante fort agréable à lire.
Marqué par la diapo, mes cadrages en devenaient maniaques, et les rejets fort nombreux. En noir et blanc, je me lâchais, moins « corseté » sous l’agrandisseur.
Je commence à aérer mon cadrage au numérique. Mes horizons étant souvent bancals, cela sauve pas mal d’images.
En d’autres circonstances, je me balade dans l’image avec l’histoire de la prise de vue en tête, pour trouver d’autres points de vue.
content de tomber sur ton blog. Les conseils sont de bon sens pour l’ordre des choses à faire en traitement et je suis d’ac avec ton militantisme pour la cohérence du format. Perso je veille au 15×10, avec l’horizontale en 15, parfois en 10×15 mais souvent je me suis fait dire de recadrer en carré, et ça m’a jamais plu, je suis pas assez doué pour composer en carré, et je pense toujours au tirage final.
Voilà un billet fort intéressant qui devrait nous permettre d’avoir un regard nouveau sur notre travail. Il m’arrive comme tout le monde de recadrer une photo (je ne suis pas contre le principe), mais souvent après j’ai un peu de mal à appréhender la nouvelle image. Il faut effectivement laisser reposer ce nouveau cadrage et revenir dessus un ou deux jours après. Merci pour les petits conseils fort utiles sur le sujet. :-)
Vincent > Cette analogie est tout aussi intéressante ! Parfois, on se pose trop de questions alors que seul compte le résultat et ce qu’il déclenchera sous les yeux de quelqu’un d’autre. On peut passer 5mn sur une photo ou 2 semaines… l’un est aussi louable que l’autre.
Zut ! On ne m’a jamais dit que je n’aurai aucun don pour la photo !…
David > Tu prends le temps et la place que tu veux, le papier ne coûte pas cher, surtout sur internet ! J’attends de voir une vraie photo carrée sur ton site alors !
ima_jeu > Merci pour tes compliments ! Disons que j’essaie de faire les choses selon ma nature, spontanément et passionnément… et d’apporter de l’info par le contenu et la manière de le dire, histoire qu’on ne vire pas trop vite au soporifique !
En effet, en fonction de la technique utilisée (comme tu le dis, diapo, tirage argentique, numérique…), le rapport à nos images change, notre exigence change.
Comme j’ai toujours été pointilleuse des cadrages (même à l’antique époque de l’argentique !), on me reproche parfois de ne pas aérer suffisamment non plus.
Dès lors qu’il faut redresser la photo, je m’en mords les doigts !… Il m’arrive assez souvent de re-créer un petit bout qui manque au tampon de duplication après une rotation de l’image, je l’avoue…
10fraction > Contente de t’accueillir sur mon site ! ;)
Le choix du format, c’est très subjectif (comme beaucoup de choses !).
Je pense que l’essentiel n’est pas de choisir tel ou tel format mais de s’y tenir, d’essayer de faire quelque chose de cohérent.
Le format carré est assez spécial. Il convient merveilleusement bien à certains (qui se demandent parfois s’ils ne vont pas définitivement rayer le format 24×36 de leur carte photographique d’ailleurs) et pose de nombreux problèmes à d’autres… question de ressenti, de personnalité, encore une fois !
Je ne sais pas si tu as jeté un coup d’oeil sur mon article consacré au format carré… ça pourrait peut-être te donner quelques nouvelles pistes pour ré-essayer? :)
jmk > L’image change tellement d’un cadrage à l’autre ! Parfois, un infime changement nous destabilise profondément.
Une bonne méthode, demander à quelqu’un qui n’a pas vu l’image d’origine ce qu’il pense de la photo recadrée, puis lui montrer avec le cadrage d’origine. Ainsi cette personne n’aura pas découvert les deux versions dans le même sens que nous, cela peut aider à débattre !
Ce qui m’épate dans tous ces commentaires , c’est qu’on a l’air de découvrir le recadrage avec le numérique !
Mais en argentique aussi on recadrait librement , le liseré noir il était là quand même , petite astuce au tirage c’est tout , quand au nombre de photos on en faisait autant , rien n’a changé avec le numérique , on selectionnait ensuite sur les contacts les photos qui allaient être tirées sur papier et même chose quand on tirait du cibachrome …….. (diapo tirée sur papier pour les plus jeunes ! ! !)
Le numérique n’a rien inventé , sauf la possibilité d’enlever un élément gênant sur une image ,et là il faut dire qu’on faisait attention à tout en argentique , l’oeil parcourait le viseur dans tous les sens quelques micro-secondes avant le déclenchement , petit réflexe important qui peut être sacrément utile aussi en numérique ( gain de temps pour le post-traitement !)
Donc ma conclusion est : le numérique n’a pas inventé la photo ….. elle est simplement à la portée d’un plus grand nombre et cette diversité pourrait être très enrichissante ………..
[...] d’ailleurs été précédemment abordé quand je vous ai avoué que j’étais une”adepte du recadrage” ! Vous pouvez retrouver dans cet article un autre exemple de photo redressée et [...]
Un article plein de bons sens et très instructif sur tes méthodes de travail que j’applique aussi parfois!
Merci pour le partage
Bonne continuation photographique
Je suis scotché à votre blog depuis un bon moment…
J’apprends, j’apprends, j’apprends…
Avec le thème obsessionnel dans lequel je me suis embarqué, le recadrage a bien sûr une place énorme…
Je prends un grand plaisir à essayer toute sorte de recadrages, à voir le nombre « d’images » différentes que je peux obtenir à partir d’une photo prise. Ca devient encore une autre… obsession ! C’est assez marginal comme utilisation du recadrage, mais il y a un aspect « oser » qui me grise beaucoup.
Ensuite, les résultats sont ce qu’ils sont, mais ne doutez pas que votre article (tout comme votre blog dans son ensemble) va me faire progresser énormément.
Encore 1000 mercis.
Faire un liseré noir autour d’un tirage argentique N&B sous l’agrandisseur est tellement facile que penser qu’une photo dont le tirage présente un liseré noir signifie que la totalité du négatif a été tiré sans recadrage est faire preuve de naïveté.
Vous avez vu comme ils sont beaux et bien nets tous ces liserés noirs ! Je puis vous assurer que s’ils avaient été produits par la même l’exposition que celle de l’image, ils auraient bavé et diffusé sur l’image !
Si vous voulez que je vous expliquer comment faire un liseré noir sur tous vos tirages réalisés à l’agrandisseur, il suffit de demander !
Peut-être à bientôt
Je suis tout à fait d’accord avec Amandier sur tout les points.
Je trouve votre blog fantastique, et j’apprends énormément. Complète débutante, vos articles, le partage de votre point de vue, de vos conseils, de vos réflexions m’ont énormément appris, fait réfléchir. Plus que de la technique, c’est mon regard qui se forme au fil de vos billets : apprendre à composer, la couleur, le cadrage, les contrastes, autant d’éléments importants avec lesquels on apprend à jouer. C’est ma sensibilité que j’essaye de développer. Et dans ce contexte, comme vous l’avez brièvement noté dans ce billet, le recadrage est une aide. Je comprends tout à fait qu’une photo doit être pensée dès le début, et j’essaye de le faire de plus en plus. Mais cela nécessite une certaine habitude, il faut voir. Un vrai débutant ne verra pas forcement, même en prenant le temps, ce qui fera un bon cadrage, une bonne composition. Prendre une photo et essayer de multiples cadrages par la suite est, pour un débutant, un moyen d’apprendre à composer, à réaliser la force de telle ou telle ligne, de tel équilibre, de tel détail.
Et depuis que je m’amuse à essayer de multiples cadrages sur mes photos en post traitement, cela a commencé à porter ses fruits puisque maintenant, je suis (un tout petit peu) plus à l’aise lorsque, derrière mon appareil, j’essaye de cadrer.
Voila, ce commentaire était juste pour vous écrirez toute mon admiration et tout le plaisir que j’ai à vous lire, et pour noter que le post-traitement fait partie des merveilleux outils du grand débutant qui doit développer son œil pour tester, devenir sensible à ce qui fait une image, pour apprendre, et ainsi s’améliorer derrière l’appareil. Ca et beaucoup de travail, bien sur. Êtes vous choqués ou atterrés par mon point de vue ?