Je suis une fervente partisane du post-traitement.
Sans ce petit grain de sel, je trouve que nos images manquent souvent un peu de saveur… Pour moi, la vraie problématique n’est pas, encore une fois, technique. Bien retravailler une image ne signifie pas savoir utiliser un logiciel mais s’en servir comme tremplin : ce qui compte étant toujours l’expressivité qui en ressort !
Pour illustrer cela, voici deux retouche complètement différentes de cette image.
Lorsque l’on présente des photographies présentant un certain type de retouche créative (jeux de couleurs, de textures en particulier), cette problématique revient invariablement. Mais est-ce encore de la photographie ?! Chacun a son avis sur la question… Voici le mien ! Cet article découle de la présentation des images de Laurence, l’une de mes élèves [...]
Voici l’une des images présentées lundi pour le comparatif sur la lumière, dans sa version couleur. Il s’agit de la version définitive de cette image, réalisée avant d’envisager de vous présenter le comparatif des densités, en noir et blanc.
Sans cet article préalable, certains d’entre vous, sachant que je fais généralement un travail assez poussé au niveau du post-traitement, se seraient sans doute écrié, devant cette image : « C’est la retouche qui fait tout ! ».
En effet, devant ce contraste fort, cette fumée lumineuse, ce rendu impressionnant, on a tendance à penser que cette vision n’est pas réelle et qu’il y a beaucoup de « trafiquage » là-dessous.
J’ai décidé de vous présenter les étapes de retouche de la photographie, « Glowing city », dont la version définitive a été présentée hier, et de vous donner quelques explications sur ma démarche et sur les processus techniques mis en oeuvre.
J’ai l’impression que mon approche de la photographie évolue peu à peu…
Il y a quelques mois, quelques années, j’étais obsédée par une vision très globale de l’image. Je pensais composition, graphisme ; je voyais mes photographies comme un ensemble de formes, de lignes qui constituaient des objets, des lieux, des gens.
Cette manière assez personnelle de voir les choses est toujours présente bien sûr. Mais je décèle autre chose qui s’y rajoute, comme une épice vient relever la composition d’un plat. Depuis quelques mois (depuis que je travaille en diptyques ?), ma vision se complexifie pour s’intéresser à la fois aux lignes de constructions, aux points forts, mais aussi aux petits détails qui jalonnent l’image.
Ces images vous disent quelque chose ? Pas étonnant !
Vous avez pu en découvrir une autre version il y a quelques semaines.
Un nouveau traitement « contraste et couleurs » et je fais passer ces photographies du statut « pro » au statut « perso, travail artistique ».
Le contraste d’un image correspond à l’écart de densité entre ses teintes les plus claires et ses teintes les plus sombres.
Le contraste d’une image dépend des circonstances de la prise de vue, en particulier de la quantité de lumière présente et de sa direction. On peut également le retravailler au post-traitement.
Notre choix de contraste sera déterminant pour l’impact de notre image et l’émotion transmise !
Aaah que Cartier Bresson et son liseré noir me pardonnent… moi, je suis une adepte du recadrage !!
Bon, je ne recadre pas beaucoup, hein ! Une petite bande par ci, un petit morceau par là.
Toujours en gardant le format homothétique de mon image
Je recadre peu… mais je me rends compte que je recadre presque toujours !
Avec l’avènement du numérique, et, avec lui, de la photo en masse, des traitements informatiques de tous poils, différents courants se sont créés, du plus conservateur au plus novateur, voire excentrique !
Parmi les sujets qui divisent, la retouche des images est encore un tabou…