Depuis quelques mois, je m’interroge sur la diversité de ma production photographique.
Suis-je celle qui papillonne, qui se disperse ?
…celle qui ne sait pas choisir un sujet et s’y tenir ? Qui ne sait trouver un rendu ? Avoir un style ?
Ainsi, j’écris ce billet d’humeur en mode « Méthode Coué ».
Car, effectivement, il m’est difficile de considérer ma manière d’être de de photographier comme une richesse.
C’est l’objet de la réflexion du jour : et si ma pluralité était une qualité ?!
Lançons-nous dans un essai d’éloge à la diversité.
J’avais fait deux constats au départ…
De ces constats a germé une idée : le suivi photographique personnalisé que je vous propose aujourd’hui. Le principe est tout simple. Vous m’envoyez chaque semaine une photographie et je vous propose en retour une analyse complète de votre image ainsi que des conseils personnalisés pour progresser.
Parfois également une suggestion de recadrage ou de retouche, un petit « exercice photo » à faire, ou tout autre petite chose qui peut vous aider à évoluer, avancer dans votre pratique photographique.
Comme pour chacun des actes de la vie, faire de la photographie signifie faire des choix.
N’est-il pas formidable d’avoir le choix ?!
N’est-ce pas ce qui rend nos photographies réellement… subjectives ?!
Les choix, facilement identifiables, que font les photographes constituent la partie émergée de l’intention photographique.
Souvent, la photographie est ce qui révèle.
Elle nous fait voir ce que l’on a sous les yeux depuis plusieurs minutes, plusieurs heures… ce qui nous attend depuis des années !
Je me demande toujours pourquoi le regard voit quelque chose une jour, quand il était aveugle la veille.
Il suffit de tellement peu de choses : un état d’âme, une vigilance, un oeil bienveillant, ou un rayon de lumière….
La photographie de presse m’a toujours laissé sur mes gardes.
Rencontre avec l’un de ses représentants passionnés : Florian Launette.
Reportages en milieux extrêmes à l’autre bout du monde, ou matchs de l’OM… portraits de people ou photographie de guerre, de catastrophes, de misère, Florian Launette étonne par l’eclectisme de ses sujets et la diversité de ses approches.
Voilà une photographie qui me trouble et me plait à la fois…
… parce qu’elle me semble pouvoir s’inscrire dans la lignée des photographies humanistes de l’après-guerre…
… parce qu’elle semble réellement d’un autre temps…
… parce que j’ai vaincu ma timidité pour me confronter aux gens et affronter ce regard.
Photographie”, voilà sous quel terme je crée, que ce soit professionnellement ou personnellement… Que ce soit pour réaliser une image “papier glacé” ou une ambiance texturée ! Qu’il s’agisse de ma photo brute de capteur ou de ma production finale…
C’est également sous ce terme que mes voisins immortalisent leurs anniversaires, que Man Ray a créé sa femme violon, que Robert Capa a saisi les images d’archives irremplaçables du Débarquement…
“De tous les moyens d’expression, la photographie est le seul qui fixe un instant précis.”
Dixit Henri Cartier-Bresson en 1952.
Nous voilà devant cette problématique de l’instantané… pas forcément évidente à gérer !…
Qui n’a jamais eu l’impression de courir après une photo sans parvenir à la rattraper ? de saisir le bon moment tout en bâclant la composition ? de penser avoir une image et se rendre compte qu’il lui manque toujours un petit quelque chose ? d’attendre des heures pour ne rien récolter ?
Il me semble que l’on peut distinguer trois optiques différentes de prise de vue :
CHERCHER, SUIVRE ou ATTENDRE le SUJET.
On aurait dit une Oeuvre d’Art Comtemporain … A l’air libre, posée là, perdue dans le décor…
Ce fauteuil vide au coussin un peu de biais, ce rayon de lumière diagonal en guise de projecteur…
Un instant de grâce ?! Encore ?!
Avec l’avènement du numérique, et, avec lui, de la photo en masse, des traitements informatiques de tous poils, différents courants se sont créés, du plus conservateur au plus novateur, voire excentrique !
Parmi les sujets qui divisent, la retouche des images est encore un tabou…