Ces trois photos se sont associées dans mon esprit, à travers des points communs qui « font le pont » d’une image à l’autre. Le rouge, bien sûr, la forme circulaire, l’évocation du véhicule, la tonalité plutôt cyan (naturelle ou juste révélée par le contraste dans les deux photos au cercle rouge), les lignes blanches qui se détachent sur un décor sombre, le caractère épuré, l’ambiance mystérieuse…
Je trouve intéressant de repérer, après coup, ces « ingrédients gagnants » communs qui font, sans doute, que ces photos m’ont plu, que leurs atmosphères me parlent.
Ce soir, je vous propose un tryptique « intersidéral du quotidien ». ;)
Peut-être vous apportera-t-il un peu de rêve et d’évasion, pour ce week end qui s’annonce ?
Neige et nuit, ce cocktail visuel n’est peut-être pas suffisamment exploré, il me semble… Troublant que ce mariage entre blancheur et obscurité !
J’ai décidé de vous présenter les étapes de retouche de la photographie, « Glowing city », dont la version définitive a été présentée hier, et de vous donner quelques explications sur ma démarche et sur les processus techniques mis en oeuvre.
En découvrant ce matin les séries photographiques qui sont sorties du lot au prix HSBC 2009 (Bourse du Talent #40), je n’ai pu m’empêcher de penser à notre thématique de la semaine dernière : la photographie dans le noir.
Comme promis, je vais vous parler un peu plus en détail de cette petite manie que j’ai de souvent photographier en conditions de lumière limite, voire quasiment dans le noir.
Parfois, j’ai même l’impression que les « bonnes lumières », celles qui ne posent pas de problèmes d’exposition, sont tristes et banales. Personnellement, je préfère bien souvent les lumières pourries !!!
Certains photographes gravissent l’Everest pour une image, d’autres partent en trekking en Alaska, les doigts gelés sous leurs gants, crispés sur l’objectif…
D’autres encore attendent 4 heures, immobiles, l’arrivée d’un oiseau, dans une planque à l’allure militaire…
Eh bien moi aussi, figurez-vous, je suis une photographe de l’extrême !!
Je photographie dans le noir.
Je vous présente, aujourd’hui, une petite série réalisée samedi dernier sur une route de campagne, dans la Creuse.
La nuit tombante, les arbres qui vous engloutissent, la lumière des phares, la vitesse de la voiture, le décor qui défile …
C’est toute cette atmosphère que j’ai essayé de retranscrire par ces images.
Vingt-deux heures… l’heure des yeux dans le vague. La fatigue et l’obscurité aidant, la ville prend des allures de décor de contes de fées.
Face à cet univers étrange aux contours indistincts, notre regard d’enfant se laisser bercer par la danse des loupiotes. C’est l’heure ou la réalité se teinte déjà d’un peu de rêve.