A l’échelle du paysage, comme la végétation est dense, la recherche d’éléments clairs constitue une formidable de stratégie pour réaliser des photos fortes et graphiques.
Des matières, des nuances, de la lumière…
Des lignes droites, courbes ou accidentées…
Une eau paisible et un ciel tourmenté.
L’humain, contemplatif et lilliputien.
Hommage en noir et blanc à ce bout de France que je foule au quotidien depuis tout juste trois mois.
Mon environnement me fascine jour après jour par ses étendues aqueuses, végétales et terreuses qui proposent des matières et motifs graphiques d’une variété incroyable et par ses ambiances insondables…
J’ai le grand plaisir d’accueillir aujourd’hui sur « Au Présent du Subjectif », Alain Etchepare, photographe créateur d’ambiances en noir et blanc de haute voltige !
L’un des challenges tacites de ma nouvelle vie en province ?
Trouver du graphisme, des lignes propices aux compositions dans la nature, plus ou moins domptée par l’homme.
Quelle aubaine (photographiquement parlant, j’entends…) que cette neige qui simplifie notre environnement et fait ressortir sa structure graphique, les lignes qui l’organisent !
J’ai bien envie de vous laisser la parole sur ce premier diptyque… en noir et blanc !
Je suis une fana (fada ?!) de contraste, c’est certain, que ce soit en couleurs ou en noir et blanc. Et si, ces derniers mois, je souhaitais conserver la couleur de la plupart de mes photos, avec un rendu assez contrasté mais légèrement désaturé, j’ai l’impression que ces dernières semaines me font plonger dans le noir et blanc jusqu’au cou !
Pour son côté intemporel, sa manière de rendre la lumière et de sublimer les contrastes, le noir et blanc est tout de même incomparable.
Fumée blanche, fumée noire…
Deux photographies prises de ma fenêtre à deux jours d’intervalle pour un effet négatif assez saisissant !
Je ne pense pas que la fumée ait réellement changé de couleur entre ces deux prises de vue mais l’éclairage, ah ça oui ! Elle différait du tout au tout ! La lumière crée la couleur et la densité.
Il faut croire que je dois être sensible aux pâquerettes !!
L’année dernière, à la même époque, je vous suggérais de vous coucher dans l’herbe, vous rouler dans les champs pour voir la vie au ras des pâquerettes…
Cette année, je vous les présente en vue plongeante et j’ai bien envie de vous suggérer :
Pourquoi ne pas voir le printemps… en noir et blanc ?
En fin de semaine dernière, l’un des derniers photographes humanistes, Willy Ronis, nous a quittés.
Dans la lignée de Robert Doisneau, Edouard Boubat, Henri Cartier-Bresson… Willy Ronis photographiait son temps.
Il photographiait les gens selon une tradition purement française.
En visionnant à nouveau ces images, je me suis demandé quels enseignements nous pouvions en tirer pour notre propre approche de la photographie. Que peut-on apprendre ou se remémorer des photographies de Willy Ronis que l’on puisse utiliser aujourd’hui dans notre propre pratique ?