Les fleurs fanées ont été l’un de mes premiers sujets photographiques. Elles bataillaient à l’époque avec les péniches rouillées et les vieux murs décrépis.
Ma prédilection pour les « sujet pourris » ne date, comme vous pouvez le constater, pas d’hier !!
Quand elles fanent, les pétales de nos jolies fleurs s’agrémentent de matière et virent de couleur. Elles se rident, se froissent, s’enroulent et se dégradent de teintes arc-en-ciel… Quelle aubaine photographique !
Je vois des lignes, des formes, des couleurs…
J’imagine un fantôme, un héros en quête initiatique, un manoir oublié…
Mais…
Je vois aussi des affiches décollées, des mégots qui traînent, des tags sur les murs sales des villes…
Je croise des gens qui font leurs courses, des enfants qui sortent de l’école…
Comme prévu, j’ai frôlé le sol et cottoyé le peuple de l’herbe pour réaliser quelques images rêveuses…
Je me suis mise à la portée de ce que l’on piétine au quotidien sans bien souvent s’en rendre compte.
Pour ce long week end de Pentecôte, n’oubliez pas de vous vautrer dans l’herbe ou de lézarder sur la plage à ras le sable ! ;) La météo nous prévoit du beau, ce week end nous gratifie d’un bonus (« le lundiiii au soleiiiiil » !!), c’est le moment de relancer « l’Opération Pâquerette » !
On ne le répète jamais assez, je crois : on est rarement assez près du sujet.
Pour la proximité, les fabriquants d’appareils nous ont mâché le travail, ils ont nommé « mode fleur » le mode macro, qui permet de s’approcher le plus près possible du sujet avec son appareil.
Mais la proximité ne fait pas tout.
Alors, mon conseil pour ce « printemps été » qui s’annonce pourrait s’énoncer ainsi : « Photographiez au ras des pâquerettes et jouez à fond « l’effet jungle » !! »