Ces trois photos se sont associées dans mon esprit, à travers des points communs qui « font le pont » d’une image à l’autre. Le rouge, bien sûr, la forme circulaire, l’évocation du véhicule, la tonalité plutôt cyan (naturelle ou juste révélée par le contraste dans les deux photos au cercle rouge), les lignes blanches qui se détachent sur un décor sombre, le caractère épuré, l’ambiance mystérieuse…
Je trouve intéressant de repérer, après coup, ces « ingrédients gagnants » communs qui font, sans doute, que ces photos m’ont plu, que leurs atmosphères me parlent.
Je préparais un article, ainsi que ces photos.
Et puis j’ai eu envie de mettre de côté les mots pour laisser seulement parler les images.
J’écris beaucoup, dans mes livres, pour les coaching photos, pour les articles du site… Et, plus souvent, j’aimerais pouvoir, avec vous, comme les enfants, regarder juste les images. :)
A l’échelle du paysage, comme la végétation est dense, la recherche d’éléments clairs constitue une formidable de stratégie pour réaliser des photos fortes et graphiques.
Après vous avoir laissé aussi longtemps avec ces images en noir et blanc, denses, belles et lourdes, j’ai envie de vous inonder de couleurs, vives et vitaminées !
Ces derniers jours, je vous ai présenté pas mal de photos en noir et blanc…
Alors, suis-je fâchée avec la couleur ?
A priori non, mais particulièrement adapte de contraste, par contre !
Je suis une fervente partisane du post-traitement.
Sans ce petit grain de sel, je trouve que nos images manquent souvent un peu de saveur… Pour moi, la vraie problématique n’est pas, encore une fois, technique. Bien retravailler une image ne signifie pas savoir utiliser un logiciel mais s’en servir comme tremplin : ce qui compte étant toujours l’expressivité qui en ressort !
Pour illustrer cela, voici deux retouche complètement différentes de cette image.
Hommage en noir et blanc à ce bout de France que je foule au quotidien depuis tout juste trois mois.
Mon environnement me fascine jour après jour par ses étendues aqueuses, végétales et terreuses qui proposent des matières et motifs graphiques d’une variété incroyable et par ses ambiances insondables…
Devinez-quoi ? J’aime les très forts contrastes en noir et blanc… même sans l’option contre-jour…
Les points communs entre ces deux images prises à six années d’écart ?
Le contre-jour,
Les surfaces brillantes qui réfléchissent la lumière,
Le fort contraste à la prise de vue comme au traitement…
Mon obsession du moment : traquer la lumière. La lumière, non pas en quantité, non pas à profusion !… la lumière qui se fait désirer et tire partie d’une ombre grandissante. Je pourchasse la lumière qui ne se livre qu’à demi, avec parcimonie.
Acheter du pain et guetter la lumière rasante de fin d’après-midi… voilà quel était le programme que j’avais en tête juste quelques minutes avant de prendre cette photo. Autant dire que je n’ai pas regretté le crochet vers la boulangerie !
Lorsque j’ai aperçu cet homme, assis dans la rue, juste dans le rayon de lumière, penché sur sa canne, mon coeur n’a fait qu’un tour et j’ai déclenché sans attendre avec l’appareil photo compact que j’ai toujours sur moi. Et, immédiatement, j’ai pensé à ces photographes américains qui savent tellement bien capter la lumière, en ville, en particulier Saul Leiter.
Quelle meilleure manière de mettre en valeur la couleur que de la maquiller de noir ?
Les situations de clairs-obscurs et les « effets de projecteur » avec une lumière très localisée sont des situations très propices aux prises de vue couleurs. J’avoue que j’apprécie vraiment l’impact de ces teintes vives qui surgissent de l’obscurité.
Je suis une fana (fada ?!) de contraste, c’est certain, que ce soit en couleurs ou en noir et blanc. Et si, ces derniers mois, je souhaitais conserver la couleur de la plupart de mes photos, avec un rendu assez contrasté mais légèrement désaturé, j’ai l’impression que ces dernières semaines me font plonger dans le noir et blanc jusqu’au cou !
Pour son côté intemporel, sa manière de rendre la lumière et de sublimer les contrastes, le noir et blanc est tout de même incomparable.
Voici l’une des images présentées lundi pour le comparatif sur la lumière, dans sa version couleur. Il s’agit de la version définitive de cette image, réalisée avant d’envisager de vous présenter le comparatif des densités, en noir et blanc.
Sans cet article préalable, certains d’entre vous, sachant que je fais généralement un travail assez poussé au niveau du post-traitement, se seraient sans doute écrié, devant cette image : « C’est la retouche qui fait tout ! ».
En effet, devant ce contraste fort, cette fumée lumineuse, ce rendu impressionnant, on a tendance à penser que cette vision n’est pas réelle et qu’il y a beaucoup de « trafiquage » là-dessous.
Fumée blanche, fumée noire…
Deux photographies prises de ma fenêtre à deux jours d’intervalle pour un effet négatif assez saisissant !
Je ne pense pas que la fumée ait réellement changé de couleur entre ces deux prises de vue mais l’éclairage, ah ça oui ! Elle différait du tout au tout ! La lumière crée la couleur et la densité.
Cette photographie « étagée » a été réalisée, il y a quelques jours, dans le Finistère.
J’ai essayé d’exploiter au mieux cette succession de plans ainsi que la brillance créée par le contre-jour.
Comme promis, je vais vous parler un peu plus en détail de cette petite manie que j’ai de souvent photographier en conditions de lumière limite, voire quasiment dans le noir.
Parfois, j’ai même l’impression que les « bonnes lumières », celles qui ne posent pas de problèmes d’exposition, sont tristes et banales. Personnellement, je préfère bien souvent les lumières pourries !!!
Plus qu’une série, je vous présente ici un rendu que je travaille ces derniers mois.
Du noir, du blanc, des visions sans compromis de notre société contemporaine.
Eh bien, il semblerait que, vraiment, la neige soit le sujet incontournable de cette année !!
Après mes séries précédentes testant différents rendus pour évoquer la neige, j’avais encore des idées pour la mettre en valeur !
Cette fois, je me suis intéressée à la chute des focons, tellement envoûtante, hypnotisante…
Comme vous le savez, je suis une fervente amatrice de forts contrastes…
Il me semble que le contraste donne une profondeur à l’image, que l’ambiance s’en trouve renforcée.
Mais il y a un hic dans cette histoire d’ambiance…
Le noir dramatise l’image.
La voilà donc renforcée, oui, mais presque toujours de sensations négatives.
Je regrette que cette profondeur dans l’image, cette intensité, ne puisse pas servir d’autres émotions que l’angoisse…
Ne pourrait-on pas trouver une autre expressivité dans ce fort contraste ?
Le contraste d’un image correspond à l’écart de densité entre ses teintes les plus claires et ses teintes les plus sombres.
Le contraste d’une image dépend des circonstances de la prise de vue, en particulier de la quantité de lumière présente et de sa direction. On peut également le retravailler au post-traitement.
Notre choix de contraste sera déterminant pour l’impact de notre image et l’émotion transmise !
Je vous propose, pour commencer la semaine, une image à mi-chemin entre rythme effréné et sérénité…
Une photo toute simple, un après p’tit dej… La scène est prise telle quelle…
Une image non préméditée, et qui va un peu à l’encontre de ce que l’on aurait tendance à photographier généralement.
Nous n’avons pas ici une jolie table installée qui nous invite à nous régaler, mais le tableau d’une table à débarrasser !!
Voilà enfin le reportage photographique perso réalisé le 20 septembre dernier au mariage de ma cousine Anne.
J’ai vraiment voulu, de manière encore plus libre que d’habitude, mettre ma patte dans ces photos, leur donner une couleur, une ambiance, une véritable identité visuelle.