Mon exploration toute nouvelle de la photographie nature me ferait presque oublier mon affinité pour la géométrie urbaine… Et pourtant !
J’ai toujours affectionné les lignes droites de nos villes, cette rigueur d’architecte, les craquelures dans le bitume, les couleurs qui surgissent de cette grisaille mi-gazole mi-asphalte, la symbolique des panneaux et marquages…
L’une des difficultés majeures de nos photographies urbaines ? Réaliser des photos structurées à la présence humaine « bien dosée » afin d’apporter lisibilité et attrait aux images réalisées dans la jungle de nos villes.
Je souhaite aujourd’hui vous faire partager la manière dont je réalise mes images urbaines. Ce n’est pas la seule démarche de prise de vue possible, évidemment, mais je trouve qu’elle permet d’obtenir des images bien composées, agréables à l’oeil avec une présence bienvenue. Cela vous tente ?
L’un des challenge majeurs du photographe est la composition. Il s’agit d’organiser des éléments dans le cadre de manière harmonieuse.
Comment réaliser cela ?
On ne se pose peut-être pas toujours suffisamment la question…
Nous avons deux outils à notre disposition pour composer : le cadrage et l’angle de vue.
Je crois que l’on a trop tendance à être fatalistes, en photographie comme ailleurs.
Combien de fois j’ai entendu ou lu sur un site « Bien sûr le camion à l’arrière plan ne fait pas très chouette mais bon, je ne pouvais pas enlever le camion, alors tant pis ! ».
Quel dommage d’être aussi résigné sur le contenu de ses images !!
La Composition est une forme de mis en scène. lNous pouvons presque placer les éléments à notre guise tant les choix photographiques que nous avons sont riches et diversifiés.
Composer. Voici l’une des tâches les plus décisives du « créateur de photographies ».
Avons-nous vraiment conscience de tout ce que cela implique ?
La composition nous évoque bien plus souvent l’application d’une ou deux règles conseillées qu’un acte de création en tant que tel…
Et pourtant, COMPOSER, c’est former un ensemble à partir de différents éléments.
Associer, assembler.
J’ai une manie assez inavouable (!) : je ne peux m’empêcher de vouloir photographier le sol.
Toutes ces choses qui traînent (élément végétaux, plumes, détritus), ces textures, ces marquages, cela m’attire et constitue presque une obsession photographique !
Une photo toute simple, un après p’tit dej… La scène est prise telle quelle…
Une image non préméditée, et qui va un peu à l’encontre de ce que l’on aurait tendance à photographier généralement.
Nous n’avons pas ici une jolie table installée qui nous invite à nous régaler, mais le tableau d’une table à débarrasser !!
Aaah que Cartier Bresson et son liseré noir me pardonnent… moi, je suis une adepte du recadrage !!
Bon, je ne recadre pas beaucoup, hein ! Une petite bande par ci, un petit morceau par là.
Toujours en gardant le format homothétique de mon image
Je recadre peu… mais je me rends compte que je recadre presque toujours !
Sur une idée de Bernard, du très bon site Histoire de voir, je vous propose une réflexion sur le format carré.
En quoi ce format est-il particulier ? Quelles possibilités photographiques offre-t-il ?
L’article technique d’aujourd’hui traite donc du portrait.
Comme vous l’aurez peut-être remarqué, ce n’est pas mon sujet de prédilection !
C’est justement pour cela qu’il me semble intéressant d’écrire cet article, après une réflexion qui m’a permis de comprendre (en partie) mes réticences au sujet du portrait et m’a conduit à en faire davantage.