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Malgré mon envie récurrente de monochrome ces temps-ci, j’espérais, de cet automne un déploiement de couleurs, un flamboiement de tons… Or, je me rends compte à présent que soit j’ai « raté un épisode », occupée chez moi à d’autres choses ou traquant les lumières en noir et blanc, soit nous sommes subrepticement passés de cette été bizarre au début de l’hiver !… Qu’à cela ne tienne ! D’ailleurs, ces images, tout comme la « photo du jour » du 9 novembre dernier, je me suis efforcée de ne pas trop les contraster pour conserver cette ambiance un peu grisouille et ces couleurs « cassées » caractéristiques. Profitez de cette période pour exprimer nostalgie, mélancolie, rêverie ! Pour cela, exploitez l’humidité dans l’air ou en gouttelettes sur vos sujets, l’atmosphère bleutée qui annonce la nuit dès le milieu d’après-midi, la manière dont les couleurs ressortent sans pour autant s’aviver sous un ciel maussade. Révélons la subtilité des « demi-tons » pour élargir notre gamme chromatique !… tout en harmonie, bien sûr. :) Bonne semaine et bonnes images ! |
Tes gris-bleu-vert sont magnifiques! J’ai également eu une crise de n&b et tout à coup, l’envie m’est venue de faire de la couleur archi saturée et contrastée. Ah souvent femme varie! Bonne semaine Anne-Laure
Des photos qui se répondent bien, et qui traduisent l’ambiance « novembre » à merveille.
Bonjour,
Je trouve que ton objectif « toy len »s avec son vignettage de la mort qui tue, se prête très bien à l’ambiance chaleureuse et intimiste de ces photos en demi teinte.
j’aime bien cette dernière série.
Comme le dit si bien Spiruline, souvent femme varie, et je m’inclue bien évidemment dans cette lapalissade :)
Je suis tout à fait d’accord avec toi que pour représenter l’automne, il n’est pas besoin de chercher à tout prix les couleurs chatoyantes, vives et contrastées ! Je dirais même qu’on en voit tellement à cette époque que pour ma part, j’en suis quasiment en overdose. Attention, je ne dis pas qu’elles ne sont pas belles et porteuses d’émotions, mais ça me fait un peu penser aux images de couchers du soleil.
Ceci dit, tout comme les couchers de soleil, les images d’automne vives sont à coup sûr valorisantes pour les auteurs. Chercher, au contraire, les subtilités de teintes comme tu l’as fait est beaucoup plus « périlleux » car cela demande au lecteur, me semble-t-il, qu’il sorte des schémas habituels et convenus. Pour ma part, il est évident que je préfère de très loin la démarche que tu proposes, beaucoup moins facile certes, mais différente, et qui demande (je me répète peut-être !) de la part du lecteur d’aller plus loin dans ses émotions … ou au contraire, ou en même temps je ne sais pas, d’aller chercher dans l’intellect également.