Au Quotidien

Juste Croisés

 

Avec le rendu caractéristique que j’ai développé pour ma série « Pouvoir d’achat« , j’ai souhaité également travailler sur la thématique du métro, et en particulier sa dimension humaine.

Des visages indifférents, rêveurs, des gens qui se cottoient sans jamais se rencontrer
Un peu comme une métaphore de notre société.

 

Ces photos sont une manière de rendre hommage aux gens que l’on n’ose pas aborder, à ceux qui nous ont bousculé, une démarche créative pour évoquer et peut-être contrebalancer nos attitudes peu altruistes, nos regards fuyants, nos silences…

J’aime cet aspect non posé, spontané, dans un contexte où l’on l’hypocrisie des relations humaines ne joue pas.
Les attitudes sont plutôt fermées, lointaines, peu propices à l’échange, mais elles sont vraies

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Discussion

7 commentaires pour “Juste Croisés”

  1. Bonjour Anne-Laure,

    Je ne sais comment le dire, mais bon : ça va à l’encontre de tout ce que je fait, de tout ce en quoi je crois… J’adore!

    Merci.

    Posté par François-Régis Durand |
  2. La bichromie aurait plutôt tendance, pour moi, à effacer les attitudes …

    Autant j’aime bien le coté graphique de ces images, autant je trouve qu’elle ne collent pas avec ton commentaire : les personnages deviennent irréels et j’ai du mal à leur prêter des sentiments.

    A moins que cette déshumanisation soit précisement ce que tu recherchais !

    Posté par SebJ |
  3. Ah le métro parisien !! Certainement la pire expérience de toute ma vie !!! :)

    J’adore ce côté graphique monochrome !! On dirait des dessins !! Le trait est simplifié et débarassé de toutes les ombres superflues pour ne garder que l’essentiel !!!
    Je serais curieux de voir un avant/après de ces photos !!!

    Posté par Anbleizdu |
  4. François-Régis > Je ne suis pas sûre de bien comprendre ce message… c’est un compliment ?!! ;)

    SebJ > En fait, ce traitement vise à effacer un peu la personnalité, le cas particulier au profit de la symbolique, de l’appartenance à un groupe de personne, de ce que dégage l’attitude du moment.
    Il s’en dégage quelque chose d’un peu froid peut-être mais d’assez complexe : il ne s’agit pas d’une personne en particulier mais de quelqu’un de l’on croise dans le métro, quel qu’il soit et auquel ces images peuvent nous faire penser (ou l’inverse)…
    Je ne sais pas si le terme « déshumanisation » est approprié, mais en effet, cet aspect est recherché. Une sorte de « dépersonnalisation » au profit de la symbolique.

    Anbleizdu > Oui, c’est quelque chose ! Cela peut être assez horrible en effet, et d’un autre côté, on peu considérer, parfois, cet encombrement humain avec une certaine tendresse (quand on est calme, de bonne humeur et que l’on se sent l’âme en communion avec l’humanité !!!!).
    C’est vrai que ces images donnent un peu l’impression d’être des dessins… mais elles ont la force incroyable d’être des photographies ! De vrais moments, de vrais visages stylisés, de vraies situations !
    En fait, les ombres ne disparaissent pas, au contraire. Contrairement à ce que feraient la plupart des dessinateurs (dessiner un contour puis éventuellement ajouter quelques ombres qui ne masquent pas le reste), mon procédé donne la même importance à la forme (ici essentiellement humaine) et à la lumière.
    Ainsi, les personnes sont parfois méconnaissables (ce qui est préférable, dans un souci de droit à l’image) : leur visage se métamorphose en fonction de leur orientation à la lumière et de la manière dont je réalise mon traitement.
    Humm je ne souhaite pas, a priori, présenter d’avant/après… ;)

    Merci pour vos remarques !

    Posté par Anne-Laure Jacquart |
  5. « Dépersonnalisation » est plus approprié en effet.

    Et je suis d’accord avec toi sur le fait que le métro parisien, en tant que concentré de notre société, a un coté véritablement attachant et peu provoquer un certain sentiment de tendresse vis à vis de tous ces visages.

    Petite question pratique : tu réalises tes cadrages « au jugé » sans mettre l’oeil au viseur ? Je n’ai jamais osé shooter dans le métro, de peur (sans doute) de la réaction des gens.
    Les insectes ont cet avantage d’être indifférents face à un objectif ;-)

    Posté par SebJ |
  6. Oui, oui, Anne-Laure, et c’est un sacré compliment!
    en fait j’aurais aimé dire (sans le dire…) que je suis peut être plus capable de ça…
    Que j’ai voulu trop croire en certains dogmes (par orgueil ou besoin de certitudes?!) et qu’aujourd’hui je manque peut être de liberté pour être capable de faire ça.
    Si je peux… La première (métro Glacière) me touche plus particulièrement.

    Bien à toi,
    Régis.

    Posté par François-Régis Durand |
  7. SebJ, pour répondre à ta question, ces photographies sont réalisées avec un compact (Ricoh GX 100), ce qui facilite bien les choses. Discrétion, liberté de cadrage grâce au viseur, naturel des gens sur les images… j’y trouve beaucoup d’avantages !

    Heureusement que tu ne te sentes pas obligé de photographier les insectes avec un compact !!


    François-Régis, je crois que j’avais quand même compris le fond de ta pensée.
    Il me semble que tu te sens un peu « enfermé » parfois par les limites que tu t’es fixées, sans presque de recadrage, avec de la photographie au rendu classique… tu ne te verrais pas faire des retouches aussi poussées que les miennes, je suppose !
    Mais ce n’est peut-être pas bien grave… tout dépend si tu en aurais envie ou non ! ;)
    J’aime beaucoup « métro glacière » aussi…

    Merci pour vos commentaires ! :)

    Posté par Anne-Laure Jacquart |

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