Au Quotidien

Etat d’âme(s) – Diptyques

Je continue à avancer à grands pas sur ma série artistique en cours : ces diptyques photographiques reliés par un ressenti
Chacune de ces compositions photographique exprime, pour moi, à la fois un état d’âme personnel et l’émotion du personnage qui y est mis en scène.

 

N’hésitez pas à cliquer pour visualiser les diptyques à une taille correcte !

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Discussion

9 commentaires pour “Etat d’âme(s) – Diptyques”

  1. Bonjour Anne-Laure !

    je suis tes diptyques de près et je t’avoue que je suis interpellée par leur … mystère. En soi, chaque photo est vraiment magnifique, par contre, j’ai du mal à faire le lien, et sans le titre, je n’y comprend carrément pas grand chose. Pourtant, je te promets que ces images me plaisent vraiment ! Tu dis que leur association correspond à une émotion qui est tienne et au ressenti qu’a le personnage …

    Bon, arrêt sur image (c’est le cas de le dire) ! Je viens de faire une pause d’une heure entre le début de ce commentaire (pour cause d’enfants, comme d’habitude !) et maintenant, et je crois que je viens de comprendre ton intention !
    Eureka !

    Effectivement, on peut se mettre à la place de la jeune femme qui est en train d’attendre, effectivement, on peut se mettre aussi à la place de la vieille dame assise sur son banc, et du coup, on peut comprendre ce que tu as voulu leur faire ressentir comme émotion. Je suis claire ? non, pas trop ?

    C’est que pour mon petit cerveau, ça n’a pas été facile … Ceci dit, quand tu dis que c’est une approche simpliste, je t’arrête là ! C’est tout sauf simple, la preuve !

    Bon, j’appuie sur le petit bouton envoyer le commentaire ou non ? Est-ce qu’il va servir à grand chose ? Allez, je me lance, et pardonne mon peu de clarté !

    Posté par laurence | novembre 26, 2009, 12:48
  2. Laurence a dit :
    « Est-ce qu’il va servir à grand chose ?  »

    Oui, ça a servi, ça m’a servi.
    J’ai trouvé, depuis le début, ces diptyques esthétiquement réussis, mais j’étais hermétique au discours d’Anne-Laure. (désolé Anne-Laure)
    Il est vrai que je suis un débutant de l’image sans culture photographique si ce n’est celle que j’ai tenté d’acquérir depuis environ 4 ans.
    Enfin, bref, tout ça pour dire que ton intervention, Laurence m’a permis de comprendre certains sentiments mis en avant ici.

    Alors merci à toutes les deux.
    Alain

    Posté par ongalain | novembre 26, 2009, 14:10
  3. Bonjour à tous,
    je crois qu’on fait la lecture qui correspond à sa sensibilité.
    Pour ma part je ressens souvent une émotion semblable entre les deux éléments du dyptique, sans en comprendre dans un premier temps la raison.
    Puis je m’interroge sur cette similitude de ressenti, qui est chez moi très superficielle et j’en recherche les raisons. C’est soit dans le graphisme, la texture, des points de couleur. Chaque photo en elle-même est superbe mais le talent d’Anne Laure est de savoir les réunir pour en faire plus qu’une simple juxtaposition de 2 beles photos, chacune nous renvoie vers l’autre . Chapeu bas Anne Laure.
    Et j’ajoute mes remerciements à ceux de Laurence.
    Denis.

    Posté par denis | novembre 26, 2009, 21:53
  4. Curieux et intrigants diptyques !
    On peut sans aucun doute passer à côté d’une image, ne pas y être sensible tout simplement ou encore pas en état momentané de la recevoir, de l’interroger…
    Mais un diptyque ne fonctionne pas du tout de la même façon. Il nous happe, nous raccroche, nous racole parfois. L’association elle-même est provocatrice d’interrogations : pourquoi ces deux images ensemble ? en miroir ? en opposition ? en écho ? en empathie ? Que s’est-il donc passé dans la tête du photographe ? Ce que j’en perçois est-il en adéquation avec l’intention de l’auteur ?
    Eh oui, on ne peut pas passer à côté d’un diptyque comme on passe indifféremment d’une pub au message trop souvent téléphoné !
    De plus ceux d’Anne-Laure décèlent, de par leur traitement, leur compo, leur choix d’association, l’infinie délicatesse que seule une sensibilité féminine pouvait caresser du bout de son objectif.
    Bravo AL… Ce travail mérite bien un lapin !
    Dom

    Posté par Dom | novembre 27, 2009, 6:21
  5. Toujours aussi passionnantes ces lectures d’images Anne-Laure. J’aime beaucoup ces jeux entre les dynamique et les couleurs! La première a plus de force que la 2° série je trouve.

    Sur la 2 j’ai plus de mal avec la lecture de la 2° photo… mais je penses que, te connaissant, c’est fait pour. Tu opposes le chaos de la 2° images (arbres, scupture) à la rigidité de la 1 (lignes très droites, austérité).

    Amitiés

    Vincent

    Posté par Vincent-P | novembre 27, 2009, 8:55
  6. Vraiment passionnants ces échanges !
    Merci Laurence d’avoir initié cette discussion. :)

    Je crois que le « mode de consommation » web n’est peut-être pas le plus adapté à cette série. On est habitué à voir des centaines voire des milliers de pages web par jour, on jette un oeil, on apprécie ou pas puis on zappe et ainsi de suite.
    Merci à tes enfants, Laurence, qui t’ont donné le temps d’incubation nécessaire pour appréhender ces photographies !

    Effectivement, tu es assez proche de ce que je souhaitais réaliser quand tu dis que l’on peut se mettre à la place des personnages, même si je le le verbalisais pas comme ça. Il y a une sorte de transfert, effectivement, et je projette des sentiments sur les protagonistes de mes photos en fonction de leur posture, de leur âge, de l’endroit où ils se trouvent… La seconde photo précise ce sentiment, le décline, le met à jour…

    J’aimerais te poser une question Laurence : est-ce que le fait d’avoir mis du temps à comprendre ces diptyques change ton rapport à l’image, ou est-ce que maintenant que tu les comprends mieux, c’est pareil que d’habitude ?
    En d’autres termes, je me demandais si le fait de prendre le temps à appréhender une image ne pouvait pas créer un lien plus fort, plus durable au final…

    Quand j’utilisais le terme « simpliste » dans un commentaire des posts précédents, je qualifiais l’impression que pourraient donner certaines des photos seules, et non pas les diptyques eux-même.

    Ongalain, j’espère que grâce à Laurence et avec le temps, tu comprendras mieux les tenants et les aboutissants de ce travail ! N’hésite pas à évoquer tes ressentis devant ces diptyques ou ceux que je mettrai en ligne dans les jours qui viennent. :)

    Denis, ton commentaire me fait plaisir car il présente la manière dont j’aimerais que l’on puisse appréhender ces diptyques : ressentir le lien de manière intuitive d’abord, l’émotion commune, puis chercher éventuellement les rapprochements graphiques, sémantiques, chromatiques…
    Merci !

    Dom, je trouve aussi que travailler sous forme de diptyque donne des possibilités vraiment extraordinaires d’expression. Les rapprochements ou les paradoxes peuvent être de différents ordres, et le lien crée une sorte de tension qui demande à être suivie d’un « euréka » : je comprends, je ressens…
    Un grand merci pour tes remarques, tes compliments.

    Vincent, j’apprécie que chacun se fasse sa propre interprétation car je ne suis moi-même pas figée dans une interprétation précise. Il s’agit plus d’impressions, de sentiments que j’essaie de mettre en image à travers un sujet photographié, une composition graphique, des couleurs, un mouvement…

    Les deux photographies du second diptyque présentent à la fois des points communs et des différences.
    Effectivement, la photographie de gauche est plus structurée graphiquement que celle de droite. Elle présente un homme qui marche (et une autre paire de jambes se dirigeant à l’opposé, renforçant l’impression de mouvement) tandis que l’autre présente une femme qui attend.
    Ces deux photos ont aussi des points communs forts : du minérale, du végétal et de l’humain. Les éléments du même ordre se répondent d’une photographie à l’autre.

    J’espère que la plupart d’entre vous parvient à comprendre ce travail… Peut-être cela prend-il un peu de temps… les prochains diptyques de la série vous apparaîtront, je l’espère, limpides, clairs et très évocateurs !

    Posté par Anne-Laure | novembre 29, 2009, 17:45
  7. Alors, je viens donc de relire tous les différents apports, et je me vois obligée de répondre à tes questions, Anne-Laure. Bien entendu, c’est très subjectif puisqu’il s’agit avant tout d’émotion. Je pense que là, c’est un point commun que nous avons tous. Te dire qu’avoir compris ces diptyques changent mon rapport à l’image, c’est évident. Quand on a la clé de lecture, on entre donc forcément plus en profondeur. En fait, le seul diptyque pour lequel je n’ai pas eu besoin de clé est celui de l’autre article où il y a un panneau « Je t’aime ». Pour moi, celui-ci a été tout de suite absolument évident. L’attitude de cette femme qui regarde cet homme à son insu associée à ce panneau « je t’aime » a pour moi été tout à fait limpide.

    Pour les autres, c’est vrai que ça a été beaucoup plus ardu comme je te l’ai dit, mais c’est aussi peut-être parce qu’ils ne correspondent pas vraiment à mon sens de lecture (de gauche à droite). Tu vois, si on en revient au second diptyque présenté ici, je continue à voir en premier la femme qui attend et ensuite ce qu’elle voir, ce qu’elle peut éprouver (ce mur rigide – à cause de la composition graphique … graphique à l’extrême – me fait penser qu’elle est un peu angoissée, non, cet homme qui avance n’est pas son rendez-vous, quand arrivera-t-il, a-t-il oublié ?,…) Il en est de même avec le premier diptyque où je vois en premier cet enfant dans cette position tournée sur lui-même et seulement ensuite la photo représentant cette porte close mais qui pourtant laisse entrevoir qu’il y a tout un monde au delà …

    Voilà, j’espère que j’ai répondu à tes questions. Mais saches que du coup, je suis super impatiente de voir tes autres diptyques pour savoir si c’est toujours « ma » bonne clé !

    Posté par laurence | novembre 30, 2009, 10:49
  8. Je marche au coup de coeur, à l’imaginaire, à l’impression que va m’apporter une photo. Je n’ai aucune notion du travail photographique. Je marche au ressenti`

    1ère photo : ne m’inspire pas
    2ème photo : elle me rend triste.
    3ème photo : la rigidité adoucie par le feuillage
    Dans la dernière photo , je vois une opposition : le fluet fasse à la masse
    Je ne sais pas ce que tu va pouvoir tirer de tout ce fatras………..

    Posté par Chevalier | novembre 30, 2009, 16:00
  9. Ouh dis-donc ça papote beaucoup par là ! Je n’ai donc pas lu du tout ce qui s’est écrit mais j’adore ton premier dyptique « autisme », la dynamique (ou statique ?!), les couleurs, le graphisme, les textures bétonnées et anonymes du quotidien… Bref, ça m’inspire ! (enfin pas des commentaires très clairs et verbalisés comme tu peux le remarquer…) Et vive la photo tralala youpi !

    Posté par une soeurette, un mardi, à 0:29 | décembre 1, 2009, 0:29

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