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Souvent, la photographie est ce qui révèle. Elle nous fait voir ce que l’on a sous les yeux depuis plusieurs minutes, plusieurs heures… ce qui nous attend depuis des années ! Cette photo n’a rien d’exceptionnel. Cette porte a vu tant de choses de part et d’autre de sa vitre… Combien de fois a-t-on joué, enfants, à coller nos mains et notre nez sur ce verre « cathédrale », déformant de manière plus ou moins charmante nos visages et notre vision ? |
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Souvent, on a photographié des choses derrière la porte. Mais cette fois-ci, j’ai souhaité photographier la porte. Comme quoi, un même élément peut traverser le temps, inspirer des photographies bien différentes selon la personne qui s’y intéresse, le contexte, la sensibilité du moment. Héraclite affirmait que l’on ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve, et c’est vrai pour le photographe comme pour toute autre personne ! |
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Bonjour Anne-Laure, je reviens sur tes pages, et je suis toujours fascinée, quel que soit ton post. Tu dis ici que la photo n’a rien d’exceptionnel, mais moi je trouve que oui, surement par ce que tu la décris, tu la fais vivre et c’est un sentiment fantastique. Cette vitre qui appartient à ton regard, celui de ton père, devient à nos yeux une âme qui a vécu. J’aime beaucoup ce que tu écris, comment tu la présente et ce qu’elle dégage. Les couleurs magnifiques et la lumière, tellement de lumière… C’est ça oui, parfois nous passons une vie à côté de chose et plus tristement de personne aussi, que nous oublions de voir vraiment. C’est très beau et émouvant. Je souhaitais te le dire. Bonne journée.
Eh oui Anne-Laure, la photographe ne se baigne pas deux fois dans la même lumière !
Beau texte et belle photo. Je préfère nettement la photo de la porte car le cadre soutient l’abstrait et finalement le renforce, au lieu qu’on se perde dedans.
Pour le même genre de raisons, je place souvent dans mes photos abstraites un élément reconnaissable, qui accroche le regard et donne le point de repère nécessaire pour se laisser aller.
Et quand c’est totalement abstrait, il est important que cela soit très structuré, comme une composition de peintre. Du moins, c’est mon impression.
Je n’ai pas résisté au plaisir de venir découvrir ton blog; Je ne croise pas souvent de photographes blogueurs , alors j’en profite. J’adore les photos qui donnent à rêver et en plus en couleurs. Ton texte ajoute à cette poésie, avec tous les souvenirs que l’on imagine. Je vais revenir passer du temps chez toi. Merci.
Comme tu as raison Anne-Laure : le nombre de photos émanant de photographes talentueux que je découvre en me disant « bon sang, le sujet est tout bête, j’aurais pu passer 100 fois devant sans même le remarquer et pourtant que la photo est belle ! »
La photo que tu nous livres en est un exemple parfait : une photo issue du quotidien, celui que l’on ne remarque même plus… Et pourtant, comme elle est jolie ! Il faut dire qu’on retrouve ta capacité à cadrer juste dans cette photo d’apparence facile.
Pour moi, tout le talent est là : voir ce que les autres ne voient même plus. Avoir en quelque sorte conservé intacte cette capacité qu’ont les enfants de s’émerveiller.
Joyeuses fêtes !
Oui, oui, et re-oui, la photo c’est ça : voir et montrer notre monde sous un jour qui nous est personnel, avec notre sensibilité, quel que soit l’endroit, le point de vue, si l’intention est là, on y sera sensible.
Et tu y arrives particulièrement bien !
j’aime !!! forcément hein !
Magnifiques, tes deux images toute simples.
J’espère que toi aussi tu as passé de bonnes fêtes. Je pars pour quelques jours en Blegique (je devrais déjà être partie, mais les routes sont mauvaises, j’en profite pour m visiter qqs blogs !)
Bises
Bonjour !
Eh bien, ravie que cette photo, ainsi que le petit laïus non prémédité qui l’accompagne vous aient plu !
Peggy > Merci pour tes compliments ! C’est vrai qu’avec quelques mots, on apporte autre chose que la photo. C’est important d’essayer d’être le plus vigilant, le plus ouvert à ce qui nous entoure… Mais tu m’as l’air de bien y réussir ! :)
Didier > Jolie formulation aussi !
En fait, la seconde n’est pas vraiment une photo, c’est plus un crop pour mettre en valeur la déformation, le patchwork de couleurs et accompagner la première. Mais je suis tout à fait d’accord qu’en tant que photo, elle manquerait d’une compo forte, d’une structure.
Je pensais justement à toi quand j’ai mis en ligne cette photo, je me demandais si tu régirais : déformation par l’eau, la glace ou le verre cathédrale… on y trouve des variantes et des constantes !
Radzimire > Les blogs photographiques sont malheureusement bien souvent descriptifs, et, de plus, peu bavards… J’essaie humblement de faire un site tel que je souhaiterais en trouver sur le thème de la photo lorsque je me balade sur le web…
Raynald > Oui c’est ce qui fait la force de bon nombre de photos : la simplicité, l’évidence. Parfois, je me dis que je manque de sujets, qu’il faudrait travailler sur des sujets forts, à la manière des photoreporters, photographier des gens qui sont dans les extrêmes, qui ont une plus forte personnalité, des situations emblématiques…. mais finalement, la photo du quotidien, ça a sa force aussi, même si c’est beaucoup moins spectaculaire !
J’espère toujours réussir à m’émerveiller: être curieuse, apprécier ce que l’on a sous les yeux et en retirer une vision étonnante, au delà du quotidien de ce qu’on ne voit plus.
David > Tout à fait ! Tout à fait !
Je pense aussi que c’est la sensibilité (l’émotion subjective) que l’on met dans une photo qui peut faire en sorte que cela raisonne chez les autres, que cela parle à leur propre sensibilité.
Marie > Eh eh ! Couleur quand tu nous tiens ! ;)
Bonne escapade !