Cette série photographique en noir et blanc s’appelle « Démarche ».
J’ai souhaité jouer avec le graphisme du sol tout en y invitant les passants comme marqueurs d’espace.
Les personnages ne sont pas le sujet de l’image, ils ne sont que de passage. Ils traversent la photo d’un pas assuré dans cet univers citadin qu’ils ont créé.
Chaque image porte le souvenir du moment et de l’endroit où je l’ai prise, mais en même temps, elle se marie avec les autres par son côté intemporel, universel.
Chaque ville porte l’image de toute ville, avec sa structure en routes, trottoirs, marquages au sol ; avec ses plaques d’égoûts, ses rampes d’escalier, ses ombres errantes.
Les passants ne sont pas enfermés par cette structure. Autonomes, indifférents, ils parcourent la ville sans la voir et traversent mon image sans s’en rendre compte.
C’est pour cela que cette série s’appelle « Démarche« .
Ce jeu de mots évoque à la fois le déplacement des passants dans l’image et mon approche pour cette série.
Construire une image graphique à partir de ces structures urbaines et y inclure des passants… telle a été ma démarche.
C’est très joli!
Bonjour Anne Laure superbe série comme d’habitude! Une question tout de même:pourquoi avoir incorporé dans la série 2 photos sans aucun personnage?
Gérard
Magnifique série ! Il me reste après l’avoir vue un sentiment d’étrangeté mélancolique et de beauté sculpturale. Comme si ces passants, comme absents de l’image en soulignaient encore plus un désir de présence. Mais le sol citadin s’impose magistralement de son architecture intemporelle…
Décidément je suis de plus en plus fan
Bravo
Magnifique série et un blog très intéressant, bravo pour ce concept!
Pierre
Une série pleine de recherches et un œil qui ne se laisse pas tromper.
Bravo.
J’aime beaucoup les éléments graphique qu’on trouve dans les villes !! On ne les remarque pas toujours car ils font partie du décor de tous les jours mais ils rythment inconsciemment nos pas !!
Et même pas de remerciements aux architectes, urbanistes ni même à la DDE !
Il y a vraiment de bonnes images dans cette série, et je vois que tu t’es parfois bien lâchée sur des formats d’images hors norme ;-)
géniale, cette série, graphique ! le noir et blanc lui convient à merveille !
Merci à tous pour vos messages !
Je crois que vous avez bien ressenti mon attirance pour le graphisme créé par la ville et l’utilsation des personnages comme des passants dans l’espace urbain.
Très jolies les remarques de PostScriptum avec son expression « beauté sculpturale » et les passants absents qui soulignent un désir de présence !…
Quelques réponses à vos réflexions, vos interrogations :
Gerroq > En fait, j’avoue que cette série rassemble deux approches différentes : des photographies dans lesquelles l’humain est toujours présent de manière incomplète (pieds, moitié du corps etc) et des images où les personnages sont visibles entièrement. Même si cela perturbe peut-être un peu la cohérence de la série, je pensais que ces deux approches pouvaient être complémentaires. En allant plus loin dans le sens de l’absence, j’avais ces deux photos où l’on ne voyait que le sol, mais tout aussi graphiques que les autres, elles me semblaient pouvoir faire partie de l’ensemble… les passants, il faut les imaginer ! Imaginer, peut-être, qu’ils sont tellement de passages, pressés, qu’il ont traversé l’image sans y laisser leur empreinte…
David > Pour les formats d’images, je comprends que cela te gêne… Cette série a été faite au long cours, entre format numérique (eh oui, certaines images sont faites avec un compact au format 4/3) et format 24×36 (2/3)…et puis il y a cette photo panoramique…
Aaaaah les erreurs de jeunesse !!
J’avoue que maintenant, je suis plus vigilante sur l’uniformité des formats : vive le 2/3, c’est celui que je préfère !! (bon y’a le carré aussi, il ne faudrait pas l’oublier…)
Bonne soirée à tous !
Je me réveille avec un peu de retard mais je suis encore impressionné par cette nouvelle série.
Je crois que tu as fini par appréhender le fait que ta base de photos constituait une richesse infinie et donc donnait matière à établir des séries originales.
Un regard retrospectif aide pour créer de nouvelles séries !!
Continue je trouve tes présentations de ces derniers mois plus constriutes et plus intéressantes. Aurais-tu trouvé un cheminement qui te satisfait ?
Cette série sur la passage est d’enfer ! ta photo un me rappelle 2 choses. D’abord l’expression « prendre le train de 11 heures » (marcher) car les 2 paires de jambes forment un 11. Ensuite ce procédé est utilisé sur l’affiche de Ocean’s Eleven où les jambes préfigurent le chiffre 11. Ta série dans son ensemble est de toute beauté, au niveau graphique il n’y a vriament rien à redire !
J’adore ça aussi prendre les passant et les ombres. Big ug pour cette série aussi !
Ma préférée est sans doute celle de la petite fille avec les barrière, mais je les aime toutes vraiment!!
Quel taleeeeeeent!
je découvre votre blog par cette « démarche » que je trouve passionnante, lignes, perspectives, et présence-absence de l’ autre. Je reviendrai.