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Il y a quelques jours, alors que je publiais une photo intitulée « le p’tit dej est fini », Didier, l’un des visiteurs de ce site et écrivain de son état me faisait remarquer : « A partir d’une photo comme ça, on pourrait écrire une nouvelle, genre polar glacé par exemple. » Revoici donc cette image, accompagnée du début de cette nouvelle policière signée Didier Vereeck. |
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- Vous n’avez que ça ? - Oui. Le commissaire ne répondit même pas, absorbé dans ses pensées. Il aurait bien aimé avoir la pipe de Maigret pour se donner ne fut-ce qu’un début de contenance. Dire qu’il était décontenancé était une litote, mais alors abyssale, la litote. Son collègue restait planté au milieu de ce décor minimaliste. L’équipe du labo avait fait tout son possible. il questionna tout de même Josiane, la photographe. - Vous avez tout photographié ? - Ben oui… - Rien d’autre ? - Bah non… Ernest Cador se gaussa intérieurement. La photographe était d’habitude si bavarde ! Là, rien. Nada, comme on dit. Enfin, bref, il ne savait plus bien ce qu’on disait. Il ajouta : - De la Javel ? - Oui, d’après Jean, c’est de la Javel. Ma parole, la Josiane avait fait presque une phrase. Bougon, Ernest tourna les talons, si on peut dire d’un commissaire en jean et baskets. Où regarder ? Il regarda quand même. La scène était terrible : une pièce totalement vide excepté cette photo au milieu. Le tout soigneusement passé à la Javel. Précaution sans doute inutile car manifestement la pièce avait été repeinte pour l’occasion : un mur noir, un mur blanc. Au plafond, une reproduction simplifiée de la photo. Et pas le moindre meuble ni la moindre aspérité où accrocher le regard et, surtout, des indices. Ernest demanda à l’équipe de prendre des mesures précises, toutes les mesures possibles. Et à Josiane de multiplier les photos, sous tous les angles. Que cherchait-il ? Il ne savait pas. Le nombre d’or ? π et la cadrature du cercle ? L’atmosphère devenait pesante, chacun cherchant comment se tenir et restant sur son quant-à-soi. Pensez : un crime et sur le lieu du crime, une photo dans une pièce vide. Le tout sans la moindre empreinte. Comment allaient-ils avancer, ne fut-ce que retrouver le cadavre ? Un coup de fil passé d’une cabine les avait amenés sur le lieu de cet indice, une simple photo. Et même pas de cadavre ! Comment trouver qui avait été tué, et comment, par qui ? S’ils avaient au moins les miettes de ce délicieux repas comme sur la photo. Mais ce n’était qu’une photo… Ernest se mit cependant à dériver… Il prenait un café, la femme qui était en face de lui prenait un thé… Ils dégustaient leurs viennoiseries. Il ne la connaissait pas mais elle hantait ses rêves… Une belle fille assurément… - Chef, c’est barré en diagonale cette affaire ! Pour découvrir la suite de cette nouvelle, rendez-vous sur le site de Didier Vereeck ! |
Copie du message laissé sur le site de l’auteur …
Tout ça à partir d’une photo.
Bravo .
C’est vrai alors qu’une image vaut mille mots.
Alain
Je trouve l’idée intéressante et le fait que cette idée ai fait son chemin est encore mieux.
j’aime toujours beaucoup ces échanges, que le web nous permet !
Eh bien que d’émotions ! Anne Kerveline, auteur de « L’homme qui détestait Noël » m’a fait le plaisir, sur la proposition de Didier Vereeck, d’écrire également sur cette image !
Rendez-vous PAR ICI pour lire cette seconde nouvelle !
j’adore le concept! bravo à tous les deux pour ce travail commun. un artiste qui en inspire un autre.. génial.
Bonjour,
Dans l’intérêt de ce texte et de ceux qui le lisent permettez moi de proposer deux corrections.
1 )
Ce n’est pas la « cadrature du cercle » mais la « quadrature du cercle »
2)
Il me semble aussi que « La Josiane avait presque fait une phrase » conviendrait mieux que » La Josiane avait fait presque une phrase »
Cordialement
Tony