Billets d'humeur Photo

Oui ! C’EST de la photographie !


Lorsque l’on présente des photographies présentant un certain type de retouche créative (jeux de couleurs, de textures en particulier), cette problématique revient invariablement. Mais est-ce encore de la photographie ?!

Chacun a son avis sur la question… Voici le mien !

Cet article découle de la présentation des images de Laurence, l’une de mes élèves en photographie, exposée actuellement à Gênes, et de commentaires sur certaines de mes images, précédemment.


Certains photographes aiment véhiculer comme message que, si la photographie devient trop créative, ce n’est plus de la photographie. Je crois que c’est parce qu’ils ne sont, eux-mêmes, pas créatifs et jaloux de cette compétence chez les autres !! ;) Il est dommage que nous reprenions parfois cette idée alors que nous avons nous-même un attachement à la créativité. Cette mise sur piédestal de la prise de vue sert aussi les fabricants de matériel qui aiment laisser croire que c’est l’appareil qui compte. Faut-il croire à un complot visant à discréditer la retouche ?!!!!

Penser qu’une photo bien prise n’a pas besoin d’être retravaillée et que la retouche sur une photographie est forcément là pour rattraper un manque à la prise de vue sont des idées reçues tout à fait fausses. Croyez bien que si nos photographies n’étaient pas bonnes à la prise de vue, nous ne prendrions pas la peine de les retoucher.

Les images que nous connaissons tous ne sont ni parfaites à la prise de vue ni exemptes de retouche. Jean-Loup Sieff, Henri-Cartier Bresson, Sarah Moon etc sont bien loin d’être vierges de tout soupçon !! D’une part, leurs photographies étaient moins parfaites que celles du photographe amateur d’aujourd’hui qui a un matériel de meilleure qualité que HCB. Elles sont un peu floues, manquent de piqué, ont un cadrage souvent imprécis. D’autre part, les images de ces références de la photographie étaient systématiquement manipulées après la prise de vue, développée d’une certaine manière, tirée sur un papier précis avec des masquages qui correspondent exactement à nos calques localisées dans Photoshop. En photographie argentique, on manipulait ses photographies comme nous le faisons à présent en numérique. Cela ne remettait pas en cause le fait qu’il s’agisse de photographie. Pourquoi s’interroger à présent ?

Faire une bonne photo à la prise de vue n’est pas plus glorieux que faire une bonne retouche de son image. Investissez-vous dans chacune des étages de la création d’une image et vous serez des photographes accomplis !


Résumons.

Je FAIS de la photographie. Laurence FAIT de la photographie. Dorothy Shoes et Martin Stranka FONT de la photographie. Magritte faisait de la peinture ; Chema Madoz, lui, FAIT de la photographie.

A présent, nous ne titillons plus de sels d’argents mais la prise de vue numérique est communément assimilée à de la photographie. Il s’agit de capter des images de ce qui nous entoure par un « moyen lumineux », pour dire les choses simplement.
C’est un appareil qui capte la vision pour nous, mais nous déterminons nous-même de quelle manière il le fait. Ce sont nos choix qui sont déterminants et non le matériel que nous utilisons.

La photo brute ne correspond pas à la réalité. De nombreuses situations (flou de mouvement, présence de flare, influence de l’exposition etc.) vous le prouveront. Ce n’est pas grave car la photographie n’a pas pour but de copier la réalité mais de retranscrire une émotion, de présenter la manière dont le photographe perçoit et interprète cette réalité. Et bien souvent, pour que l’image que nous transmettons corresponde à cette vision, un post-traitement est indispensable.

Ce n’est pas parce que l’on ajoute un pan de créativité à une discipline qu’elle se dénature !! Est-ce que la cuisine gastronomique, voire moléculaire n’est plus de la cuisine ? Bien sûr que non ! Est-ce que si l’on altère des sons au synthétiseur, le résultat est moins musical qu’une mélodie au violon ?… Non plus !
Cette constatation est un peu terre à terre mais ce qui fait la photographie, c’est notre méthode de captation d’image. Ce qui fait, de même, le cuisinier, ce sont les ingrédients, le fourneau, les couteaux qu’il utilise et ce qui fait le musicien, c’est la recherche d’harmonie à partir de sons, quels que soient leur provenance et leur altération.

Vous déclenchez avec votre téléphone, un compact, un bridge, un réflex, un holga, un pola ?! Vous FAITES de la photographie ! (Quelle révélation, n’est-ce pas ?)
Sentez-vous libres ! Faites-en ce que vous voulez.

Alors, et vous, que faites-vous comme photographie ?

Articles liés:

 

Discussion

56 commentaires pour “Oui ! C’EST de la photographie !”

  1. un dessin à la sanguine.

    Deux silhouettes au bord de la mer, estompées par le léger voilage du premier plan

    Voilà ce que j’imagine avec cette photo.

    Posté par christiane Chevalier | septembre 19, 2010, 14:54
  2. Je ne peux qu’applaudir à cette définition de la photographie. La photographie est un moyen d’expression puissant. Le fait même de déclencher à un moment donné, avec un cadrage donné, et des réglages donnés est déjà une interprétation de la réalité. Tout comme ce qu’on voit par nos yeux n’est déjà qu’une interprétation de la réalité créée par notre cerveau. La retouche est un élément du processus créatif qu’on peut choisir d’utiliser ou pas selon ce qu’on veut dire.
    Ton blog et tes réflexions sont salutaires Anne-Laure, et tes images, je n’en parle même pas :-)
    Bonne fin de week-end

    Posté par Anne | septembre 19, 2010, 16:02
  3. Quelle leçon ! Je me rends compte combien en disant « il ne s’agit pas obligatoirement de photo d’art » à propos de l’expo de Laurence, je me trompais (toutes mes excuses Laurence).

    En lisant cette définition de la photographie, on ne peut qu’y adhérer. Cet échange par le biais du blog, me fait aussi progresser dans mes idées, mes réflexions sur la photographie. Merci encore à toi Anne-Laure de nous offrir un tel terrain d’échanges.

    Posté par Philippe Le Roy | septembre 19, 2010, 17:40
  4. Comme toujours, il y a les « limites ». A quel moment la photo peut-elle encore être de la photographie ?

    Si on change un visage, un élément, pour en dénaturer le sens premier, est-ce encore de la photo ?… Et si on mélange des photos ? Et si on fabrique une scène qui n’existe pas ? Peut être qu’au final une banque d’image nous suffit pour ensuite créer des « photos » à l’infini après tout….

    Trop souvent aussi, la « retouche » est là pour sauver la situation et non pour terminer un travail initié et pensé à la prise de vue. Trop d’effet tue l’effet : une photo texturée, ca va, 10 photos de suite, cela commence à devenir lourd si le seul intérêt de la photo réside dans son côté superficiel.

    En bref, je dirais le fond d’abord, les artifices ensuite. L’émotion est dans l’expression de soi et de l’autre, pas dans le catalogue des textures de Photoshop.

    Posté par Christophe | septembre 19, 2010, 22:00
  5. Bonjour Anne-Laure,

    Bel article qui rappelle certains fondamentaux.
    Sans une bonne photo pas de belles retouches.

    Il est vrai que la grande majorité des humain font des photos de famille (bien centrée, bien flashée, …). Donc pour une grande part, c’est limite une hérésie que de modifier fortement une photo issue du capteur.

    Quand ont s’applique a faire des photos dans les règles de l’art et qu’en suite on les « développe » à partir du Raw on flirt forcement avec la retouche.

    Pour conclure, c’est comme tout : les goûts et les couleurs … »

    Je ne suis pas fan des textures mais j’ai beaucoup appris en te lisant.
    Bravo et milles mercis

    Posté par snash | septembre 19, 2010, 22:29
  6. Que dit le Larousse ?

    photographie

    Nom féminin
    •Procédé permettant d’enregistrer, à l’aide de la lumière et de produits chimiques, l’image d’un objet.
    • Reproduction de l’image obtenue, qu’elle soit ou non un phototype.
    • Ensemble des techniques d’enregistrement de rayonnements électromagnétiques par des procédés photochimiques.

    D’après le Larousse, seules les photos argentiques sont des photographies

    Fin du débat…
    … ou début d’un autre ;)

    Posté par El_choup | septembre 19, 2010, 22:50
  7. Très belle, la première, à la fois par sa géométrie et par ce qui s’en dégage au travers des couleurs, du rendu…

    Posté par FreZ | septembre 20, 2010, 1:23
  8. Je ne peux que souscrire à ton point de vue, Anne Laure. Quand on a fait du tirage argentique, on sait combien il y a de travail pour « harmoniser » sa photo, et qu’un tirage brut de négatif est rarement satisfaisant. Il en va de même pour le traitement des raws.
    Qu’est-ce que la retouche, en numérique. Certains concours demande le fichier raw pour déterminer les retouches qui on pu être faites. Je prend souvent comme exemple les filtres : si vous utilisez un filtre numérique, sur photoshop par exemple, vous serez démasqués; si vous avez mis le même filtre optique vissé devant votre objectif à la prise de vue : plus de retouche !
    Christophe, où situer les « limites » de la photographie ? Man Ray, « découvreur » de la solarisation faisait-il de la photographie ? les photomontages de Marcel Duchamp sont-il de la photographie ? pour ma part, oui, bien sûr. Il existe une foultitude de photographies : documentaire, de reportage, de studio, créative…
    Que pensez du prix « Archimboldo » attribué par le collectif des « gens d’images » : « Le prix Arcimboldo récompense un travail de la création d’images photographiques numériques.
    Par création photographique numérique,on désigne l’ensemble des moyens techniques utilisés pour créer une oeuvre, développer un concept ou une idée, en utilisant les nouvelles technologies numériques comme outil de création ou de transformation. « . Les lauréats récompensés sont-il des photographes ???
    (ce collectif attribue deux autres prix : le prix Niepce et le prix Nadar)
    Quand tu dis, Snash, « la majorité des humains font des photos de famille… », je suppose que tu entend par là qu’il ne font pas de retouche : mais leur appareil, en mode « programme » ou « tout auto » procède à un traitement automatique intégré au logiciel de l’appareil photo, et quand ils envoient leur fichier à tirer, la machine apporte des corrections « automatiques » . Le seul bémol, c’est que ces retouches sont celles de la machine, et non du photographe.
    Enfin, El choup, pour la définitin du Larousse, tout le monde sait que cette vénérable institution met toujours « un certain temps » à réagir et à intégrer de nouvelles notions dans son dictionnaire…

    Posté par Francis Goussard | septembre 20, 2010, 9:38
  9. El_choup, ton dictionnaire doit dater un peu, non ? Le mien, qui est aussi un Larousse (édition 2007, et toc :) ) a ajouté le concept de capteur photosensible à semi-conducteur. Donc, ni fin, ni autre débat, mais suite …

    … Je ne suis pas sûre que tout le monde connaisse bien la notion de texture. Pour ma part, je n’ai aucun catalogue de texture dans photoshop. J’ai un dossier que je me suis créé moi-même de photos de murs, de pexiglas, de sol, de pierres,… J’ajoute parfois une de ces photos par dessus la principale afin de créer un effet de texture. Je le fais grâce aux possibilités de calques de photoshop, mais ça pourrait être un tout autre logiciel, y compris gratuit, type Picasa. Ce procédé est utilisé depuis presque les débuts de la photographie, et en argentique aussi ce genre de montage existe, sauf que le procédé est différent. Ou alors, le photographe argentique griffe, raye, voire renverse volontairement un produit chimique sur le négatif (voir Sarah Moon !)

    … Ensuite, toujours côté argentique puisque cela semble être une référence, tous les grands photographes avaient leur propre laboratoire de développement dans leur cave ou leur salle de bain. Certains aussi avaient leurs « tireurs » avec lesquels ils travaillaient main dans la main, et pour rien au monde ils n’en auraient changé. Et qu’est-ce q’un tireur si ce n’est quelqu’un qui a les connaissances précises de tous les procédés chimiques, quelqu’un qui était capable aussi de retoucher directement une photo au pinceau sur le négatif. j’ai en face de moi une photo de la grand-mère de mon mari le jour de son mariage (dans les années 30, c’est pour dire !). C’est un portrait on ne peut plus classique. Sauf qu’à l’époque, c’était la mode des sourcils super épais qui devaient se rejoindre jusqu’au dessus du nez(c’était en Algérie). Et bien croyez moi, on voit très très clairement le coup de pinceau sur les sourcils (ce qui signifie aussi que le photographe et/ou le tireur en question n’était pas très habile, car un grand tireur n’aurait jamais laissé une trace aussi « artificielle » !).

    … remontons encore un peu. Tout cela coûtait très cher, et la photographie argentique était le loisir le plus onéreux tout de suite après le golf. Aujourd’hui, la photographie argentique revient encore extraordinairement cher. Je me demande donc si ce débat sur les photos « truquées » ne vient pas de la démocratisation totale de cette discipline, dans le sens où elle ne coûte presque plus rien car tant d’appareils électroniques (par exemple téléphones) sont vendus avec à l’intérieur, d’office, un appareil photo. Du coup, Monsieur tout le monde (oh, horreur !) peut faire de la photo. Il faut donc bien que les photographes, (les vrais eux !) , se démarquent !

    … aujourd’hui, quand on achète un appareil photo, y compris un de base, base, base, il est livré avec un petit logiciel permettant de corriger certains paramètres de la photo (contraste, exposition, les fameux yeux rouges !, etc…). Tant mieux ! Qui n’a pas été déçu lorsqu’il faisait tirer chez Leclerc ses photos de vacances faites avec une pellicule, et de voir que les couleurs n’étaient pas les bonnes, que les photos étaient fadasses. Pourquoi certains laboratoires « grand public » ont eu plus la côte (genre Fnac, Photo-service) ? Parce qu’ils appliquaient (et continuent d’ailleurs) des effets automatiques de contraste. Et c’est pourquoi certains photographes sont plus fans de la Fnac ou de photo-service car les développement que ces enseignes proposent correspondent plus à leurs goûts. Et aujourd’hui, ça continue. celui qui veut faire tirer ses photos numériques va choisir l’enseigne en fonction de ce qu’il attend en résultat final. Et en fait d’enseigne, il s’agit par derrière de la marque de la machine qui développe (Kodak, Fujifilm, etc…)

    … Où trouver dans tout cela la photo brute de capteur/pellicule ? Il faudrait qu’on ait tous exactement le même appareil photo (argentique ou numérique), avec les mêmes réglages (ou pellicules), les mêmes objectifs, la même méthode de développement/impression. Or, ce n’est pas le cas ! Vive la photo dans toute sa diversité !!!!

    … Et qu’aujourd’hui on aie la possibilité de suivre d’un bout à l’autre, sans se ruiner, la chaîne de création photographique, mais que demander de mieux ?

    … et comme le dit Anne-Laure, de pouvoir bichonner et révéler une photo REUSSIE A LA BASE, mais quel bonheur, non ?

    Posté par laurence | septembre 20, 2010, 10:16
  10. Et si nous nous contentions de voir. Je trouve que c’est une action si complète que la négativité ne peut en être que réduite.

    Posté par Cunégonde | septembre 20, 2010, 11:39
  11. merci pour cet article, Anne-Laure, il est vrai que de toute façons il y a un traitement sur l’image qu’il soit automatique ou manuel.
    Donc autant rester maître du rendu final!

    Posté par Cath | septembre 20, 2010, 14:18
  12. Ce qui est bien dans ta première photo, outre la qualité de l’image et du traitement qui lui confèrent une émotion certaine, c’est qu’elle illustre la plongée du débat à venir dans une spirale sans fin.

    J’aime bien.

    Je pense aussi qu’il faut tout simplement vivre avec son époque.

    Posté par ronan | septembre 20, 2010, 14:25
  13. @Cunégonde: « Je trouve que c’est une action si complète que la négativité ne peut en être que réduite. »

    Gné ???? lopocompris… :(

    Posté par El_choup | septembre 20, 2010, 16:56
  14. Bonjour,
    Je suis nouveau ici et un peu professionnel.
    On peut discuter de qualité de photo, mais si la première image a quelque chose, mais si je l’avais faite,la troisième irait à la poubelle, les goûts et les couleurs…
    Ce qui pose problème, c’est que des images pour lesquels on exige une qualité irréprochable sont achetées pour des sommes ridicules et qu’à l’opposé des images ordinaires, mais un peu traficotées soit vendues des fortunes pourvu que l’on connaisse les bons circuits et quelles soient présentées comme des démarches artistiques soutenues par un long discourt !
    Je suis consterné par ce que je vois dans certaines expositions, les images présentent un vignetage fortement accentué, des artéfacts sont ajoutés et le fin du fin est de faire du monochromatique viré ou non. Cela fait images très anciennes, alors que les images du XIXe siècle étaient généralement beaucoup plus propres, et c’est peu dire.
    À l’opposé, je me régale chaque soir en visitant le blog photo du Wall Street Journal – http://blogs.wsj.com/photojournal/ – il est bien rare que je n’y trouve pas quelques images remarquables pour leur esthétique ou pour leur puissance. Ce sont pourtant des photos de presse, réalisées dans l’urgence et balancées sur le réseau avec un minimum de traitement.

    Posté par JluK | septembre 20, 2010, 17:45
  15. Donc, si la retouche à outrance, c’est de la photographie, rangeons nos boitiers au placard et n’utilisons que photoshop : il y a eu suffisamment de photo de faites sur tous les sujets pour avoir un stock suffisant pour en créer de nouvelles sans avoir besoin de déclencher, avec en prime quelques textures et des effets « peintures » pour lui donner un « look ».

    Si il y a l’art plastique, la photographique et l’infographie, c’est aussi parce qu’il s’agit de choses différentes, parfois complémentaires, cherchant un message, une émotion ou une beauté.

    Sinon, autant regrouper photographie et infographie pour le numérique, photographie et art plastique pour l’argentique, et la photographie ne sera plus un sujet à débat car elle sera réduite uniquement à un moyen d’acquisition mais jamais d’expression.

    Posté par Christophe | septembre 20, 2010, 18:56
  16. Anne laure,
    Je passe souvent ici sans commenter (c’est un tort) et je fais malheureusement partie de ceux qui pensaient « qu’une photo bien prise n’a pas besoin d’être retravaillée » … je me rend compte à quel point cette idée est fausse mais il n’est pas non plus évident de retravailler une photo sans totalement la dénaturer … je ne désespère pas d’apprendre.
    Laurence (une autre de vos élèves)

    Posté par Laurence | septembre 20, 2010, 22:05
  17. Pour Laurence (le commentaire de 10:16) : je trouve quand même un peu spécieux d’affirmer une opposition aussi définitive entre la cherté de l’argentique vs numérique, surtout que c’est faux.
    En effet, comparons ce qui doit être comparé : de la prise de vue au tirage final, il me semble que dans le monde numérique le budget est sans commune mesure aujourd’hui avec l’argentique. Entre l’APN et ses cailloux, l’ordinateur, les logiciels, la calibration de la chaine graphique, la qualité indispensable d’un écran généreux accompagné d’une carte graphique performante, et enfin l’outil d’impression final avec sa gamme de papier dédié…. voilà ce qu’il faut comparer. En matière argentique, l’équivalent c’est un appareil avec un cailloux de qualité (le tout en occasion est incroyablement bon marché), un agrandisseur correct (entre 100 et 400 euros), un bon cailloux pour l’agrandisseur, de la chimie, du papier baryté, et enfin des pelloches. Le coût total d’une seule photo, à la fin, ça ne fait pas de doute, entre l’anarchie du numérique et la relative stabilité argentique.

    Posté par JJ | septembre 20, 2010, 23:24
  18. Eh bien, quels échanges ! Merci beaucoup pour tous ces commentaires que j’ai lus avec attention et intérêt !
    Beaucoup de remarques pertinentes ! Certains font évoluer leur avis et d’autres campent sur leurs positions avec des idées reçues qui semblent bien coriaces… Sur le thème de la retouche, il est difficile de mettre tout le monde d’accord !

    De mon côté, j’ai déjà dit pas mal de choses… Pas la peine d’en rajouter !
    Je continue à vous lire et à m’enrichir de vos avis !

    Posté par Anne-Laure Jacquart | septembre 21, 2010, 9:10
  19. « Donc, si la retouche à outrance, c’est de la photographie, rangeons nos boitiers au placard et n’utilisons que photoshop  »

    Christophe, je ne pense pas que le sens du débat est de dire « la photographie c’est la retouche ! », mais que les photos retouchées, même à outrance, sont AUSSI de la photographie, ce n’est pas pareil!

    Posté par Francis Goussard | septembre 21, 2010, 9:16
  20. Je m’incruste. Anne-Laure tu sais déjà ce que je pense de la retouche, tu prêches une convaincue. Ça chauffe par ici.

    JJ si tu lis bien laurence, elle parle de l’argentique avant l’arrivée du numérique qui forcément a fait baissé le coût des appareils argentiques.

    Je ne comprends pas cette réflexion que je juge un poil passéiste « l’anarchie du numérique ». Pour moi qui n’ait connu l’argentique qu’à travers un petit appareil où je ne touchais jamais aux réglages, la chaîne de production argentique me semble tout aussi complexe et anarchique que celle du numérique.
    Personnellement, je sais qu’utiliser un ordinateur et un logiciel de retouche m’est plus intuitif et au pire, je peux essayer à l’infini puisque les retouches avec calques ne sont pas destructrices.

    Quant au coût du numérique, certains points relèvent de la mauvaise foi :
    - l’appareil et les cailloux : rien n’oblige à prendre le dernier modèle C ou N à 4 chiffres.
    - l’ordinateur : qui n’a pas un ordinateur de nos jours ? C’est un outil essentiel dans notre société désormais et non lié exclusivement à la photo. De plus, on peut avoir un bon PC (avec une carte graphique performante) pour un prix plus que correct (moins que l’APN généralement). Alors que tout le monde ne peut se permettre d’avoir un petit labo pour développer ses photos argentiques. (Oui, je sais, il y a des clubs pour ça mais comment font les casaniers ?)
    - logiciels : souvent Canon et cie en fournissent un et sinon The Gimp (logiciel libre et gratuit) est tout aussi bon que Photoshop pour les retouches.

    Par ailleurs, dans certaines pratiques, on ne peut pas nier que le numérique est moins coûteux et permet de nombreux essais : macrophotographie ou photographie de sport où les ratés sont nombreux. Et on peut aussi rajouter les aspects pratiques liés au numérique : partage quasi instantané, EXIFS.

    Pour avoir une amie qui a décidé de rester en argentique, elle a peut-être/voire sûrement (elle fait développer donc ne contrôle pas sa chaîne de production) une photo à coût moindre que le mien, mais à quel prix ! Elle ne peut pas essayer différents réglages de peur de gâcher sa pellicule, ne peut pas avoir une idée du résultat, ne peut passer au N&B sur un coup de tête ou pour une photographie en particulier.

    Alors oui niveau coût, l’argentique est peut-être plus économique mais que de contraintes…

    Posté par Lluciole | septembre 21, 2010, 9:21
  21. @Francis : « les photos retouchées, même à outrance, sont AUSSI de la photographie, ce n’est pas pareil! »

    Oui, comme René la taupe, c’est aussi de la musique.

    Je n’ai jamais été contre les retouches, et je considère effectivement certaines retouches (même à outrance) comme magnifique… mais le plus souvent, les retouches donnent un côté superficiel que n’a pas la photo à la base. Certes, c’est aussi une affaire de goût !

    Posté par Christophe | septembre 21, 2010, 10:54
  22. Bonjour Anne-Laure,
    Ton article fait s’affoler les claviers! Et les commentaires sont plein d’intérêt.
    Je suis (une fois de plus) totalement d’accord avec ton point de vue: on « retouche » non pas une photo ratée, mais une bonne photo dès la prise de vue, pour qu’elle devienne ce que nous avons voulu en faire. Libre à chacun de se fixer ses propres règles en matière de retouche, et cela fait partie du « style » du photographe. Le problème, c’est que l’on confond souvent « photographie » et « matériel photographique ». Cela n’est pas l’intervention ou la non-intervention en post-traitement qui définit ce qu’est ou non la photo. C’est l’adéquation entre l’intention et l’image que l’on considère comme achevée. Je considère mon APN comme un simple outil scripteur, au même titre qu’un pastel ou qu’un pinceau. A moi de choisir comment je vais l’utiliser, post-traitement compris (et souvent pensé dès la prise de vue – et pourtant, je ne me sers jamais de photoshop…). Et pour aller plus loin: un filtre polarisant ou même un jeu de flaches, c’est de la retouche ou non? Pourtant, personne n’a prétendu qu’une photo prise avec filtre n’était pas vraiment de la photo. Retouche, matériel, accessoire, choix du support d’impression… autant d’outils qu’il faut s’approprier, des aides à la création. Et l’important, au final, c’est que l’image nous touche, comme celles de ton article :-) (J’adore la seconde).

    Posté par Cathy B | septembre 21, 2010, 14:40
  23. Luciole, j’ai bien lu, merci du retour.
    Pour ma part, tout me semble résumé dans votre dernière phrase. Que de contraintes, oui, je n’en vois pas plus qu’en numérique. Toutefois c’est cette éternelle opposition entre ces deux techniques photographiques qui est archaïque, pas le fait d’en préférer une plutôt que l’autre. Dans les deux, ce que je trouve le plus affligeant, c’est lorsqu’on fuit la difficulté, voire qu’on refuse l’impossibilité, en confiant un maximum à son matériel ce rôle qui consiste à nous satisfaire totalement dans nos désirs créatifs. Alors qu’en fait, on est jamais aussi créatifs que quand on est limité, oui oui, et je trouve tout aussi accablant un artiste qui domine toutes les situations grâce à son équipement qu’un séducteur se sachant en terrain conquis.
    Je digresse peut-être un peu vis à vis du sujet de billet, mais au fond, ça rappelle quand même qu’il n’y a pas que l’image elle-même qui se signale comme photographie en propre, mais aussi celui (ou celle) qui la fait. D’ailleurs le billet de notre hôte sur la photographie dans le noir -et ses contraintes inspiratrices- est un modèle du genre pour illustrer mon propos : elle peut aussi bien redouter le bruit éventuel d’un cliché en situation très sombre qu’elle est en train de faire, comme elle râler d’avoir une pelloche 120 iso dans le boîtier. Dans tous les cas, ça la force à voir et à travailler différemment pour se sortir de l’ornière. La contrainte est formatrice, dans tous les domaines, et je ne crois pas qu’un photographe qui ne l’ait jamais connue soit vraiment un photographe, c’est comme un nageur de haut niveau qui n’aurait jamais bu la tasse.

    Alors comment avancer sur cette notion de « vraie nature d’une photographie » ? C’est peut-être une image, fixe et faite comme telle (contrairement au 24 im/sec d’un cinéma), faite intentionnellement en fonction des contraintes connues et admises d’un appareil qui l’enregistre (contrairement à la peinture) et d’une esthétique influencée par de multiples paramètres culturels, et fondée sur un processus en deux étapes au moins que sont la prise de vue proprement dite et l’interprétation a posteriori de la vue brute.
    Ce genre de définition assez générale convient aussi bien à l’argentique qu’au numérique, parce que l’accent est mis plus sur le sujet qui photographie que sur l’objet photographique en soi. Ca permet de se passer de toutes considérations plus ou moins légitime sur des notions de tricherie par retouche ou je ne sais quoi, comme si on pouvait reprocher à un peintre d’avoir mis plusieurs couches de couleurs sur son croquis initial, ou un cinéaste d’avoir « monté » ses rush.

    Posté par JJ | septembre 21, 2010, 16:06
  24. Bien d’accord avec JJ !

    Je pense que le fond du problème est de vouloir opposer argentique et numérique, ce qui résumerait la photographie à quelque chose de purement technique, mais sincèrement qu’est-ce qu’on en a à faire de la technique ? L’important c’est l’image non ?
    Savoir qu’elle a été faite avec un iPhone, un pola ou un D3x, ben personnellement je m’en fiche pas mal…

    C’est le photographe qui fait l’image, ou plutôt, c’est la vision du Photographe qui fait l’image…
    Et comme une vision est forcément subjective, j’accepte volontiers que l’Auteur d’une photo utilise les « outils » qu’il estime nécessaires pour retranscrire, au mieux, SA vision. Pas la votre, pas la mienne, la SIENNE ! L’Auteur ne cherche pas à montrer ce qu’il a vu avec ces yeux mais ce qu’il a vu avec son coeur, son âme :)

    Est-ce encore de la photo ? ben, en fait on s’en fout un peu… C’est juste une oeuvre de l’esprit, un travail d’Auteur, de l’Art… Et ce qui est bien c’est que l’on peut aimer ou détester, on ne reste pas indifférent. Je déteste l’oeuvre de certains peintres, mais je ne suis pas un ayatollah de la pensée unique, j’essaye de comprendre et d’accepter que ma sensibilité ne soit pas celle de l’ensemble de l’humanité.
    J’aime, voire j’adore des oeuvres simples/futiles et je prend un plaisir fou à les regarder/écouter, suis-je un imbécile ou un crétin sans goût ? Non. Juste un être humain différent de tous les autres et c’est ce qui fait la richesse de notre humanité plurielle.

    Apprenons, non pas à aimer ce qui ne nous plait pas, mais à en accepter la richesse et à garder un regard bienveillant envers l’autre et son travail. Jamais, je n’irai sur un site pour dire à quelqu’un que son travail ne vaut pas tripette, j’ai vraiment autre chose à faire de ma vie que de dépenser le peu de temps qu’elle dure à faire de la peine ou à humilier un inconnu. Si je devais faire, ça je n’aurai même plus le temps de dormir ;) ! Il est bien plus agréable de dépenser son « capital vie » à faire ce qui est plaisant et à être avec ceux que l’on aime.

    Aimez-vous les uns les autres qu’IL disait… Mouai, c’est pas gagné… mais essayons déjà d’apprendre le respect et ce sera un bon début.

    PEACE :)

    Posté par El_choup | septembre 21, 2010, 16:50
  25. Dixit la définition du dico : l’infographie est l’art de l’image numérique.

    Donc, au final, sommes nous encore photographe aujourd’hui ?

    Posté par Christophe | septembre 21, 2010, 17:56
  26. Oui, puisque le mode d’acquisition de l’image demeure un appareil photographique.
    L’infographie désigne plus précisément une technique de réalisation qui ne peut se faire hors du champ de l’informatique (réalisation ou modification, ça va de soi).

    Les dictionnaires restent des documents à interpréter, et non des évangiles… tout comme ce qu’on peut trouver sur wikipedia d’ailleurs : http://fr.wiktionary.org/wiki/infographie

    Posté par JJ | septembre 21, 2010, 18:04
  27. C’est Lluciole avec deux l soit dit en passant :)

    Je ne fuis pas les contraintes, je m’accommode très bien de celles de mon appareil. Celles de l’argentique sont néanmoins un gros frein pour qui n’a pas les moyens de s’acheter n pellicules pour tester x réglages et qui ne possède pas son labo de développement. Si j’avais commencé avec un argentique, j’aurai sans doute progressé bien moins vite et moins osé et surtout beaucoup dépensé pour un résultat médiocre ou nul.

    Sinon d’accord sur l’opposition argentique/numérique, pour moi elle n’a pas de sens.
    Quant à dire qu’une image est ou n’est pas de la photographie, je dois dire que je m’en moque un peu. J’admire, j’apprécie l’image, c’est tout ce qui compte pour moi.

    Posté par Lluciole | septembre 21, 2010, 19:18
  28. Je vais moi aussi apporter mon grain de sel à la discution: post traiter une photo ce n’est pas faire de la photo, c’est faire oeuvre de création en utilisant le support de l’image.Pour autant celui qui fait des collages à partir de vieilles affiches fait il de la peinture? non, mais il fait une création qui peut être une oeuvre d’art.Pourquoi ne pourrait on pas faire du numérique et de l’argentique?Personnellement, quand je suis fatigué de retoucher mes images numériques, je reprends mon agrandisseur et je me fait plaisir en sortant un beau tirage 30×40 sur support baryté.Toutes les techniques peuvent coexister pourvu que l’on en retire du plaisir et de la satisfaction et tout le reste n’est que » coupure de cheveux en 4″ pour rester poli.
    Gérard

    Posté par Gerard | septembre 21, 2010, 19:37
  29. Dis moi Gérard, tirer une photo sur papier ce n’est pas non plus faire de la photo alors, c’est faire aussi œuvre de création en utilisant le négatif qui de surcroit était à l’inverse de la prise de vue, hi hi hi je taquine… je n’apporterais rien de plus à la tendance retouche-pas retouche parce que se revendiquer photographe me pose déjà problème, je n’en suis pas un juste un faiseur d’images, trop pompeux pour moi ou plus d’actualité puisque le temps passe… Je retouche, je transforme, en numérique comme j’ai pu le faire en argentique (du temps où j’avais le temps et où j’ai eu la chance de travailler au Musée de Poitiers au service photo en partant de la prise de vue, en passant par le développement, par le tirage et bidouillages pour faire ressortir ce que je voulais, en grattant le papier, en encrant et corrigeant les choses qui ne me plaisaient pas sur mon image)… Mon soucis reste d’émouvoir avant tout et tant pis si tout le monde n’aime pas retouches ou non, le monde va trop vite pour réussir « L’IMAGE » demander à un plasticien s’il a réussi sa plastique en une fois, le photographe ne réussit pas « L’IMAGE » à la prise de vue, il l’a réussie quand il a réussi à ressortir ce qui lui avait tapé dans l’œil !!!
    le dauger

    Posté par le dauger | septembre 22, 2010, 0:39
  30. Christophe, j’avais compris que tu étais contre la retouche, puisque tu proposais, avec une pointe d’ironie je suppose, de « ranger le boitier au placard » !

    Bien sûr, il y a de bonnes et belles retouches, et de plus mauvaises, mais c’est comme dans tous les domaines, il y a les bons et les moins bons. Et ce n’est pas parceque certains galvaudent le procédé qu’il ne faut pas reconnaitre aux talentueux artistes le droit d’être photographes.

    Et puis, la question est-elle si importante, si le résultat est beau !? Je lisais récemment la critique musicale, par Michel Contat, du dernier disque de Kenny Werner, pianiste de jazz, qui se terminait ainsi : la question jazz pas jazz devient impertinante, quand la beauté touche ainsi au coeur ».
    Cette conclusion pourrait peut-être s’appliquer aussi à la photographie, retouchée ou non, quand elle touche au coeur ?!

    Posté par Francis Goussard | septembre 22, 2010, 9:47
  31. bonjour,

    vaste débat, qui va s’amplifier de plus en plus , aux vues des prises de positions de certains organisateurs d’expo et agences.

    La photographie est l’acte de capter un moment défini avec un appareil qui permet de fixer ce moment sur un support…

    La demarche photographique c’est utiliser ce support pour en sortir une interprétation de ce moment saisi…

    La démarche artistique est de faire à partir de ce support, une creation originale en utilisant des procédés extérieurs à l’acte de capter…

    Ensuite à chacun de faire comme il le sent, d’ailleurs personnellement je passe de l’un à l’autre sans probléme…

    la seule obligation que je me fixe, c’est de respecter totalement la realité lors d’un travail journalistique…

    Quand le numerique est arrivé, le debat etait aussi houleux, c’est pas de la photo chantaient pas mal de photographes, aujourd’hui c’est Toshop, demain çà sera autre chose, le tout c’est de faire ce que l’on veut et de transmettre ce qu’on ressent, »les gouts et les couleurs », c’est comme çà depuis la nuit des temps!!!!!

    Mperon

    Posté par Michael peron | septembre 22, 2010, 13:35
  32. Bravo pour la qualité de votre blog et la diversité des sujets traités.
    Merci pour vos conseils et analyses des techniques photographiques. (C’est très rare de la part d’un professionnel. La majorité de vos confrères sont bien souvent jaloux de leur savoir)

    Votre article sur les limites de ce qu’on peut appeler de la photo ouvre un débat très intéressant.
    Je suis un modeste amateur trop paresseux pour passer beaucoup de temps sur la retouche. Et trop amateur pour prétendre à faire des photos de qualité. J’essaie d’être au plus juste dans les cadrages a la prise, d’expérimenter les multiples possibilités de mon matériel, de comprendre et d’apprendre. Je me contente souvent d’un léger recadrage suivit d’une accentuation raisonnable en guise de post traitement. Et pas plus. Ensuite autour de ma photo je construis une petite histoire. Elle devient support d’un texte qui la rehausse et gomme ses imperfections et vice-versa.

    Photo ou pas photo si trop imparfaite ou trop trafiquée ?

    C’est un débat qui me parait stérile. La vraie question est de savoir ce que l’on veut faire avec l’image ? Faire passer un message ? Interpeller ? Choquer ? Donner matière a réflexion ? Témoigner d’un instant ? D’une émotion ?…. Si le résultat de notre créativité est en harmonie avec notre intention de départ, c’est gagné. Et seulement cela me semble avoir de l’importance. Et tous les moyens sont bons pour arriver à toucher l’esprit et/ou le cœur de l’autre.

    Je partage donc votre point de vue sans réserves
    JP

    Posté par Loqman | septembre 22, 2010, 22:16
  33. Ouh la la… certains sont d’un conservatisme affligeant ! Laissez donc les gens s’exprimer « photographiquement » comme ils le souhaitent et ne pas obligatoirement vouloir les faire entrer dans des petites cases ! Vive la liberté de faire comme on le ressent… photographie ou pas photographie… franchement où est le problème ?
    Je pense comme le dit Anne-Laure qu’en effet les « anti retouches » sont jaloux de cette compétence chez les autres et pas du tout créatifs eux-mêmes car trop formatés « par la pensée unique » :-)

    Posté par Patricia | septembre 23, 2010, 11:10
  34. la photo, dès la prise de vue, est une interprétation de la réalité.
    le simple fait de choisir un objectif ouvrant très grand et réduisant ainsi la profondeur de champ est déjà une interprétation de la réalité.
    photographier en noir et blanc également.

    et comme dit plus haut, Photoshop bien souvent ne fait qu’adapter en numérique des techniques héritées du laboratoire argentique.

    à l’époque de l’argentique, les personnes qui tiraient les photos en labo étaient rarement photographes, ils exerçaient un métier différent, avec les bains, les papiers, les techniques de masquage…

    Posté par didier | septembre 23, 2010, 15:54
  35. Bjrs,qu’il est bon de lire un article comme celui ci.Les pendules sont remises a l’heure.J’ai tiré sur papier pendant 20ans en NetB et un peu de couleur aussi.je retrouve dans le post traitement tout ce dont vous parlez,masquage,virage ect..Certe, le tirage argentique(a la différence du post traitement numérique)apporte d’autres sensations,quelque chose de physique dans la manipulation des films,la fragilité de la gélatine,le séchage puis le tirage avec tout ce qu’il comporte aussi comme manipulations.Cette sensation du travail manuel tout comme un artisan,la se situe la véritable différence.Pour le reste, comme vous le dites avec talent dans votre article:Une photo reste une photo et la liberté d’expression reste de mise en argentique comme en numérique.Vive la liberté!

    Posté par Patrick.C | septembre 23, 2010, 17:40
  36. Très intéressant ce blog, je vais y revenir, bonne soirée!

    Posté par Fabrice | septembre 26, 2010, 23:37
  37. Allez, c’est décidé, vous m’avez convaincu sur la retouche créative et de sortir du « formatage » !

    Au prochain mariage que je photographie, je leur colle des textures, des déformations, du vignettage et de la bascule de couleur dans tous les sens. S’ils n’aiment pas, je leur dirais qu’ils n’ont pas la fibre artistique, que les retouches graphiques sont aussi de la photo. Après tout, l’artiste peut tout se permettre, vu qu’il se défini par la non-compréhension des autres le plus souvent.

    Et pourquoi pas faire comme Yves Klein, faire des monochromes à partir de nos photos : réaliser une photo d’un paysage et la recouvrir d’un grand carré de couleur uni. C’est de l’Art ça ! C’est même exposé au centre Pompidou.

    A vous lire, on se demande si Joe Star (NTM) n’est pas le Mozart des temps modernes pour faire un parallèle… Joe Star n’est pas formaté lui, au contraire de Mozart qui écrivait sur des partitions et respectait certaines règles. D’un autre côté, Mozart n’a-t-il pas apporté en son temps quelque chose de neuf, de moins formaliser que ses collègues ??? A méditer…..

    Bref, à mon humble avis (qui ne reste que le mien et je le garde !), avant de réaliser des oeuvres graphiques, il faudrait d’abord se définir une démarche, un sens, un but…

    Question : un des gagnants d’un concours photos a présenté une oeuvre où il a collé l’un à côté de l’autre des copies d’écran de site web porno pour symboliser la société. Oeuvre photographique ou non d’après vous ?

    NB : mon discours vaut pour les photos destinées à être montrer à un public, pas les photos que l’on garde pour soi sur son ordi bien entendu.

    Posté par Christophe | septembre 27, 2010, 11:59
  38. Merci à tous pour vos participations à ce débat houleux et passionnant !

    Malgré mon intention de rester en retrait puisque j’estime avoir déjà exprimé mon point de vue dans le cadre de cet article, je ne peux m’empêcher de réagir aux propos de Christophe que je trouve, et c’est vraiment dommage, à la fois dénué de vérité et plein d’agressivité.
    Déformer les propos et l’avis d’autrui de manière à faire croire à son absurdité n’est pas acceptable dans le cadre d’une discussion comme celle-ci où, je l’espère, chacun est là pour s’enrichir du point de vue de l’autre.

    Qui a dit qu’il pensait imposer un traitement à client qui ne le souhaiterait pas ?
    Qui a dit que nous ne respections aucune règle ou que nous ne les connaissions pas avant de les détourner ?
    Qui a dit que nous photographiions et retouchions sans démarche, sans intention ?
    Qui a dit qu’il considérait comme une oeuvre photographique dont il est l’auteur une composition faite à partir d’images créées par d’autres ?
    Christophe, pardonnez-moi de vous le faire remarquer mais vous êtes le seul à avoir exprimé de telles absurdités.

    Les différentes personnes qui se sont exprimées ici ont respecté votre point de vue, même si certains d’entre nous ne vous rejoignent pas. Merci de respecter, vous aussi, le point de vue des autres.

    J’ai tendance à penser que si vous vous sentez obligés de déformer à ce point nos propos, c’est que vous manquez d’arguments pour défendre votre cause !

    Posté par Anne-Laure Jacquart | septembre 27, 2010, 12:12
  39. Ok ok… Visiblement, il ne vaut mieux pas donner d’avis contraire ici. Au final, je me demande qui est « d’un conservatisme affligeant » et  » trop formatés « par la pensée unique » »… J’ai un point de vu (qui est le mien et que j’ai forgé par la pratique) et je le défends. Mes propos n’avaient rien de « méchant » et je n’ai critiqué personne en particulier, pas comme certains et certaines qui ont jugé rapidement mon travail sans me connaitre. J’étais « le seul à avoir exprimé de telles absurdités » car j’étais le seul à exprimer un avis différent peut être aussi. Il n’y a qu’une personne (Merci à elle !) a un moment qui a compris que mes propos comportaient une grosse part d’ironie, et que pour connaitre les limites, il faut les pousser à l’extrême. Je vous laisse donc entre vous, je voulais m’inscrire à un suivi photo mais je ne suis visiblement pas le bienvenue avec « de telles absurdités », des propos « dénués de vérité », « plein d’agressivité », « anti retouches » jaloux, pas du tout créatifs eux-mêmes…. Avec vous, je connais maintenant ma valeur, c’est à dire 3 fois rien apparemment.

    @Anne-Laure : ne t’embêtes pas à répondre, cela n’en vaut pas la peine. Merci en tout cas pour ton blog qui sort vraiment du lot et pour tes photos. Bonne continuation !

    Posté par Christophe | septembre 27, 2010, 17:54
  40. Bonjour,

    Quel plaisir que de lire cet article, car j’ai souvent eu ce débat avec des amis photographes. Et cette phrase que je reproduit ci dessous illustre tout à fait le sens de mon travail, principalement en Macrophotographie.

    « la photographie n’a pas pour but de copier la réalité mais de retranscrire une émotion, de présenter la manière dont le photographe perçoit et interprète cette réalité. »

    Posté par Dominique Bernard | septembre 28, 2010, 8:47
  41. Bonsoir, personenllement je ne suis pas d’accord. Je trouve que pas mal de photos dites « sympa » le sont par tous les effets de post traitement…alors que l’originale n’a rien d’extraordinaire.
    A mon sens une bonne image se suffit à elle-même. Eventuellement, renforcée par un peu de post-prod.
    En fait ca me fait penser au stand Lomo à la kina il y a 2 ans. Quasi 100% de photos exposées en traitement croisé. Alors oui, le croisé ca donne un rendu sympa, oui certains cadrages étaient pétillants, mais pour une bonne majorité, si on enlevait le croisé bah il n’y avait rien.
    Plus recemment, j’ai assisté a un atelier sur la photo hdr. J’ai failli m’etrangler quand un intrevenant disait sur cette technique « a chacun de trouver son styl ».
    Cela voudrait donc dire que sans logiciel, le photographe n’a pas de style?

    Posté par ed | novembre 1, 2010, 2:11
  42. Merci Dominique pour ton commentaire. Ravie d’avoir trouvé les mots qui ont fait écho à ton approche photographique.
    J’ai aussi fait de la peinture, il y a quelques jours, et je me suis dit : « Je ne veux pas peindre ce que je vois mais ce que je ressens ». En photo, c’est la même chose !

    Ed, merci pour cet avis complémentaire. Personnellement, je ne suis cependant toujours pas convaincue…
    Que l’originale soit extraordinaire ou non n’est pas le plus important. L’essentiel, c’est que la photographie que l’on montre soit elle-même originale, intéressante. Croyez-moi, si la version finale a un intérêt, c’est que la prise de vue était bonne au départ !! Ce peut être une image simple qui a besoin d’être révélée par un traitement mais cela ne veut pas dire, au contraire, que l’image ne soit pas bonne ! Seule une bonne image peut être bonifiée par un bon post-traitement.

    Je ne suis pas fan de HDR mais je suis tout à fait d’accord avec l’intervenant que vous avez vu, déclarant qu’en retouche, il faut trouver son style ! Cela signifie-t-il que son style se limitera à un type de retouche ? Absolument pas !
    Cela signifie que le photographe doit trouver son style à chaque étape de la création photographique. Un bon photographe met sa personnalité :
    - dans son choix de sujet
    - dans sa manière de cadrer, de composer
    - dans ses réglages, son choix d’exposition, d’ouverture, de temps de pose
    - dans son traitement, sa manière de donner un rendu à l’image
    - et parfois même dans la manière de partager une image avec un titre, un certain type de présentation etc.

    S’attacher à faire ressortir sa personnalité à chacune de ces étapes est le secret du « style » photographique ! ;)

    Posté par Anne-Laure Jacquart | novembre 1, 2010, 13:52
  43. D’accord et pas d’accord , non , non je suis Charentais pas Normand , je suis d’accord à 90% sur ce qui est écrit , il est vrai qu’une photo peut faire appel à la retouche quoique celle-ci doit être modérée , aux montages qui peuvent nous apporter beaucoup de créativités , mais attention ………Je suis un photographe de l’ancienne école ,années 60 je connais bien le tirage N&B ,la retouche , quand je lis que nous pouvions faire la même chose qu’avec photoshop , c’est vraiment exagéré , c’est ne pas connaitre nos labos où nous avions notre agrandisseur , nos bains , nos caches fabriqués de nos mains pour maquiller , ensuite venait la retouche ,(Aérographe , pastels etc )mais il nous était bien difficile de réaliser la même chose qu’avec photoshop !!!!
    La photo doit refleter l’esprit de chacun , ses sensibilités , son caractère , on aime ou on aime pas

    Posté par Millet Jacques | décembre 2, 2010, 9:56
  44. La photographie est un support d’émotion…pour présenter aux « autres » ce qui n’est visible que par le photographe au moment du déclenchement…
    …Aux autres de recevoir l’émotion, ou d’en inventer une…mais chaque réaction fait de la photo regardée une oeuvre à part entière…

    Posté par DAT | décembre 3, 2010, 2:32
  45. Un billet qui me fait sourire… L’éternel débat de la retouche… Le complexe sous jacent du photographe vis à vis des autres artistes, peintres, graveurs, sculpteurs…
    Et de la créativité, elle ne s’exprime peut être que dans un cadre, obligatoirement contraint. Et c’est je crois où se trouve la créativité, choisir de créer un instant plat ou profond, un sens et une information. Cet instant, ce cadre, cette profondeur et le point de vue crée le sens. La retouche, la dernière appli de l’iphone ou la dernière version de photoshop ne font pas la belle image, encore moins de la créativité tellement les images se ressemblent.
    De nouveaux outils qui élargissent le cadre et peut être éloigne du sens, du parti pris, un parti pris qui doit pour moi être choisi au moment de la prise de vue.
    Et seulement quand , entre l’image brute et le tirage final, s’exprime une cohérence, peu importe la manipulation, tant qu’elle est choisie et maitrisée. Et c’est là où le bât blesse, la retouche, à commencer par moi, est rarement maitrisée.
    Ce qui est étonnant, c’est de regarder l’évolution de la photographie contemporaine, ces tons ternes; où l’image s’efface devant le sens et le symbole; et ces merveilleux logiciels hdr qui d’une ambiance orageuse, crée un monde virtuel vide de sens et finalement sans profondeur aucune.
    Je partage votre avis, avec un holga, un iphone, un sténopé, on fait de la photographie, et retouché, cela reste de la photographie.. Et puis ce ne sont que des outils. Il y cette captation de l’image dont vous parlez qui fait la photographe.
    Et puis il me semble que vous dites le contraire dans cette phrase « Faire une bonne photo à la prise de vue n’est pas plus glorieux que faire une bonne retouche de son image. » Là je ne vous suis plus. Entre la sensibilité contrainte d’un rouleau de film, et la palette d’iso en numérique, de là vous ajouter les facilitées de rattraper les erreurs d’expositions en retouche, il faudrait plutôt dire qu’aujourd’hui la prise de vue n’est plus glorieuse. Mais là je m’égare…
    Bien à vous

    Posté par Fx Granveau | mars 7, 2011, 0:37
  46. Une belle photo non retouchée, c’est comme une jolie femme non maquillée…

    Posté par BernardC | mars 20, 2011, 1:37
  47. Je suis à 100% d’accord avec ce qu’a écrit Didier (Posté par didier | septembre 23, 2010, 15:54)
    Prenons un cas particulier très simple : le Noir et Blanc « chimique », celui à la genèse de la photographie.
    Si « faire » de la photographie consiste à reproduire la réalité le plus fidèlement possible, alors que penser de la photographie en N&B ?
    La réalité est en couleurs, pas monochrome si je ne m’abuse !?!
    Doit-on considérer les premiers photographes comme des faussaires ?
    (j’exagère bien sur !)

    Personnellement, je préfère dire que je fais des images (même lorsqu’il n’y a aucun post-traitement)… ça clôt ce débat stérile et chronophage rapidement.

    Une autre façon de répondre :
    http://www.luminous-landscape.com/columns/just-say-yes.shtml

    et félicitation pour ce site Anne-Laure :-)

    Posté par Christophe (un autre) | avril 16, 2011, 11:02
  48. Fx, tout ce que la prise de vue a de non-technique est toujours aussi « glorieux » qu’avant (la composition, la création d’image, tout simplement) et ce qui est technique, bien que cela semble facile de nos jours et « rattrapable » pose des difficultés à de nombreux apprentis photographes. Ce n’est pas si évident pour qui veut vraiment maîtriser ses images !

    Bernard, l’analogie est assez courante… mais un peu misogyne ! Je préfèrais « une photo non retouchée, c’est comme une personne qui ne se met pas en valeur »… Personnellement, je ne me maquille pas mais je retouche mes photos !! ;)

    Tout à fait d’accord Christophe… Il y a des manipulations qui sont admises et d’autres qui sont soit disant d’odieux trucages… Mais qui décide de cette classification ?
    Le lien est tout fait intéressant même si le texte est un peu long et si le photographe se répète un peu. Il apporte des réponses tout à fait intéressantes.

    Toujours merci pour vos réactions !

    Posté par Anne-Laure Jacquart | avril 18, 2011, 18:21
  49. Perso, je dirais qu’il convient de lire le livre d’Anne Laure en préalable, il fourmille de conseils techniques et pose les bases de la photo en général. Il dit à peu près tout sur la manière de prendre une bonne photo. Il y a quelques pages seulement en fin d’ouvrage qui parlent de ce que certains appellent… trucage. Pas la peine d’en faire un plat. Si nous maîtrisons tout le reste, on sera des champions. Et la culture du regard en premier, ce n’est pas Anne Laure qui dira le contraire.

    Maintenant, le problème des expos et de la reconnaissance dans le domaine artistique sont un autre sujet et un véritable problème qu’il ne faut pas mélanger avec la photo en tant que telle. Depuis un certain urinoir, l’art a pris un tournant un peu particulier. Et comme plasticien, je peux vous le dire, le talent passe après la qualité de ses réseaux et de ses relations.

    En peinture comme en photo. Je suis devenu mauvais en peinture lorsque je suis devenu pro.

    Mais c’est une autre histoire.

    PS et puis il y a le problème de ceux qui sont obligés de manger grâce à leurs photos, pas facile quand les prix sont tirés vers le bas et que le client choisit plus en fonction du prix que des qualités du photographe …. je connais une tonne de photographes pros qui produisent de la merde à longueur d’année, il suffit de regarder ce qu’ils exposent dans leur vitrine : des photos tristes à pleurer mais ils en vivent. Car effectivement, on peut gagner sa croûte en galérant à 300 euros le mariage pour 4 jours de travail, pour la post-prod, il faudrait être maso, ils shoote en JPEG et le client ne voit pas la différence. Cherchez l’erreur ….. et on finit par haïr la photo. Je connais une photographe de mode qui shoote 7 heures par jours pour des catalogues de fringues, c’est son gagne pain …. ne lui parlez pas de photo le week-end.
    Si la photo n’est plus un plaisir, mieux vaut faire du vélo !

    Posté par Pat | août 13, 2011, 15:42
  50. Bonjour

    A propos de la retouche ou post traitement…plutôt de ses travers.
    Je suis saoulé de photos post traitées en noir et blanc sous Sylver efect pro qui pullulent actuellement dans de nombreux forums photo depuis la sortie de cette application

    Ces images prises au grand angle en léger contre plongée où domine le ciel orageux, tourmenté, qui deviennentt l’expression quasi unique de nombreux amateurs qui se découvrent de nx talents uniquement en raison d’un post traitement acharné, détourné!

    Personne et pas moi même ne conteste l’intérêt d’un post traitement, mais je proteste contre son abus!

    Mon avis tout personnel!
    Cordialement
    Alain

    Posté par Alain | mars 23, 2012, 8:02
  51. je partage ton point de vue Anne-Laure. Les photographes argentiques retouchaient aussi leurs photos…
    Le plus dommage aujourd’hui, c’est que certains mariés que j’ai rencontré, ne voulaient pas que l’on retouchent leurs photos de mariage… Pourquoi? leur ait-je demandé. « Parce qu’elle doivent faire vrai! ». Aux yeux des gens, la retouche dénature le cliché alors qu’il le sublime.
    On oublie la démarche artistique propre justement à chaque artiste qui propose sa vision et non pas forcément la réalité.
    Après si le but de la photo est de tromper, qu’elle se veut réel alors qu’elle ne l’est pas (reportage), c’est un autre débat.

    Posté par emilie | juin 22, 2012, 11:36
  52. Très intéressant ce débat, mais il n’est pas d’hier, ça a commencé à la Sorbonne à l’arrivée du numérique, je me rappelles tous les grands huiles de la critique et autre sémiologue étaient tous scandalisées en venaient presque aux mains, ces discussions n’on plus vraiment lieux je trouve, il suffit de remplacer le mot photographie par IMAGE et c’est bon ne vous cassez plus la tête.Quand je veux faire de la vraie photo, je prends mon vieux Rollei avec un rouleau 400Asa N&B là d’accord. Sinon le digital c’est de l’images pas chère ça n’a pas plus de valeur qu’un pot de mayonnaise hélas, vous semblez tous vouloir vous cramponner a la notion de photographie, non, faites des images et trafiquez les comme bons vous semble, seulement il faut savoir les transformer ou retoucher, il faut savoir utiliser photoshop d’une manière créative, l’a est le problème.Bien le bonjour chez vous,Nico.

    Posté par Nico | décembre 14, 2012, 21:13
  53. Tout d’abord bravo pour ton site que j’ai découvert récemment par l’entremise du site Apprendre la photo. Tes articles sont très pertinents et m’encouragent à aller toujours un peu plus loin.

    Bravo pour cet article qui met en lumière la libre expression photographique. Aussitôt qu’une photo présente des aspects de retouche ou est fort joliment contrastée ou colorée, les gens pensent (à tord) que c’est « artificiel » ou encore ils prononcent le mot Photoshop, ce qui m’irrite. J’aime beaucoup ton analogie à la cuisine, a on besoin d’ingrédients transformés par des outils pour former un résultat.

    Mais tu sais, il y aura toujours des récalcitrants, ou des puristes plus que puristes qui resteront attachés à leur valeur. Chacun son opinion. Mais la mienne rejoint la tienne!

    Amicalement, Anne

    Posté par Anne Jutras | décembre 15, 2012, 14:55
  54. j’ai commencé à lire les premières réponses puis j’ai arrêté parce que ce type de débat est sans fin. moi-même je n’étais pas une adepte de photoshop mais en lisant les commentaires je me suis dite: « et même si ce n’est plus de la photographie qu’est ce que cela peut faire? » cette discussion est peut être purement intellectuelle…l’important n’est il pas le regard que l’on porte sur les choses? si l’on regarde les photos en !recherchant l’émotion que cela suscite en nous ou en aimant la créativité qui s’y reflète, retouchée ou pas qu’est ce que cela peut faire????
    à chacun son approche, elles sont peut être toutes bonnes…du moment que l’on y trouve du plaisir!!!
    je suis pour le plaisir!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Posté par ninette | décembre 15, 2012, 18:29
  55. Nico, j’utilise moi-même énormément le terme « image » et me fiche bien de faire de la photographie ou non. Cela ne m’empêche pas d’être agacée par les puristes qui voient la photo selon un jour bien trop restrictif !
    Je suis d’ailleurs étonnée par votre commentaire qui présente des points de vue tout à fait contradictoires. Vous semblez vouloir aller de l’avant en acceptant la retouche etc. mais considérez l’image numérique comme de la mayonnaise ?! Comme si, ce qui faisait la valeur de l’image, c’était ce qu’on utilise comme appareil pour la produire et le nombre qu’on en faisait !…
    L’image numérique, retouchée ou non, a autant de valeur que l’argentique et, personnellement, je n’ai pas besoin de ressortir des pellicules pour avoir l’impression de faire de la photographie. :)
    Je vous rejoins tout de même sur l’idée qu’il faut utiliser les outils numériques à des fins créatives, bien sûr. Après tout, on est dans la création l’image, de la prise de vue à la mise en valeur du produit fini !

    Anne, c’est tout un art d’utiliser la retouche dans obtenir un résultat artificiel. :)
    Effectivement, il y a aura toujours des grincheux et des récalcitrants… Mais quel dommage! Qu’ils se détendent et qu’ils profitent des images !!

    Ninette, eh bien oui, qu’est-ce que ça peut faire ?! Tout cela pour un mot, c’est bien dérisoire. :) Faisons de belles images, pour notre plaisir et pour celui de ceux qui les verront !

    Posté par Anne-Laure Jacquart | décembre 17, 2012, 20:22
  56. Lorsque je parle de ma pratique photographique à mes amis, je leur explique toujours que mon ordinateur avec Lightroom et Capture NX2 est mon labo photo ! Je préfère utiliser le terme de développement photo : je développe mes fichiers RAW. Alors oui, je ne les développe plus comme du temps argentique avec des bains de sel,…mais bien avec un ou plusieurs logiciels de post-traitement. Où est la différence, à part que ce labo est à la portée de presque tous alors que c’était loin d’être le cas labo photo d’antan. A part certains puristes, qui écoute encore un disque vinyle ? Dénaturons-nous la musique en l’écoutant sur un CD ou avec un baladeur MP3 ? Absolument pas. Pourquoi ? Car ce qui importe c’est le ressenti en écoutant la musique. En photo, c’est pareil ! Comme Anne-Laure le disait dans son article, l’important c’est l’émotion et l’intention photographique que l’on veut véhiculer au travers de l’image, peu importe que cette image vienne de bains de sels ou de Lightroom, non ? Allez voir (si vous le pouvez) la chapelle sixtine et dites de Michel-Ange ou Botticelli que ce ne sont pas des peintres parce qu’ils se sont « permis » d’être créatifs et de peindre des éléments dont les proportions ne sont pas réalistes ? La photographie peut être créative sans qu’elle en soit dénaturée !

    Posté par Yves | février 28, 2013, 14:27

Poster un commentaire

 
 

 

Articles Récents

Produits du terroir
Produits du terroir
Le noir et blanc met parfaitement bien en valeur ...
Hissez le pavillon !
Hissez le pavillon !
J'avais sacrément envie de sortir un peu du vert ...
Paysage d’intérieur
Paysage d’intérieur
En découvrant la photo d'hier, certains d'entre ...
The show must go on
The show must go on
On change du tout au tout d'ambiance ...
Guirlandes fleuries
Guirlandes fleuries
Le rose et le vert est un duo de ...