Je suis une fervente partisane du post-traitement.
Sans ce petit grain de sel, je trouve que nos images manquent souvent un peu de saveur… Pour moi, la vraie problématique n’est pas, encore une fois, technique. Bien retravailler une image ne signifie pas savoir utiliser un logiciel mais s’en servir comme tremplin : ce qui compte étant toujours l’expressivité qui en ressort !
Pour illustrer cela, voici deux retouche complètement différentes de cette image.
Voici l’une des images présentées lundi pour le comparatif sur la lumière, dans sa version couleur. Il s’agit de la version définitive de cette image, réalisée avant d’envisager de vous présenter le comparatif des densités, en noir et blanc.
Sans cet article préalable, certains d’entre vous, sachant que je fais généralement un travail assez poussé au niveau du post-traitement, se seraient sans doute écrié, devant cette image : « C’est la retouche qui fait tout ! ».
En effet, devant ce contraste fort, cette fumée lumineuse, ce rendu impressionnant, on a tendance à penser que cette vision n’est pas réelle et qu’il y a beaucoup de « trafiquage » là-dessous.
J’ai décidé de vous présenter les étapes de retouche de la photographie, « Glowing city », dont la version définitive a été présentée hier, et de vous donner quelques explications sur ma démarche et sur les processus techniques mis en oeuvre.
J’aime travailler la matière.
La texture, le relief, c’est ce qui crée la plus forte accroche visuelle.
Bien sûr, un bel uni bien propre est passionnant également à travailler.
Cependant, cela n’a pas le même charme que la recherche d’une texture qui contribue à donner un aspect expressionniste à nos photographies.
Je préparais les illustrations de mon futur (et déjà célèbre !!) article sur la cohérence de couleurs quand je suis tombée sur cette photo datant de février 2005, assez adaptée au sujet. Cette image, pourtant considérée à l’époque comme aboutie, je la trouve à présent tordue, bancale et bien peu rigoureuse.
Ni une ni deux, je l’ouvre, effectue une rotation, une torsion, un recadrage (ainsi que quelques autres bricolettes que les plus attentifs d’entre vous remarqueront sans doute)… et voilà le travail !
J’avoue être toujours aussi impressionnée par ce genre de comparatif.
Avant / Après … presque une transfiguration non ?!
C’est incroyable le gain visuel que l’on peut obtenir avec un peu d’attention à la prise de vue et au post-traitement.
Le contraste d’un image correspond à l’écart de densité entre ses teintes les plus claires et ses teintes les plus sombres.
Le contraste d’une image dépend des circonstances de la prise de vue, en particulier de la quantité de lumière présente et de sa direction. On peut également le retravailler au post-traitement.
Notre choix de contraste sera déterminant pour l’impact de notre image et l’émotion transmise !
Aaah que Cartier Bresson et son liseré noir me pardonnent… moi, je suis une adepte du recadrage !!
Bon, je ne recadre pas beaucoup, hein ! Une petite bande par ci, un petit morceau par là.
Toujours en gardant le format homothétique de mon image
Je recadre peu… mais je me rends compte que je recadre presque toujours !
Avec l’avènement du numérique, et, avec lui, de la photo en masse, des traitements informatiques de tous poils, différents courants se sont créés, du plus conservateur au plus novateur, voire excentrique !
Parmi les sujets qui divisent, la retouche des images est encore un tabou…