Comme pour chacun des actes de la vie, faire de la photographie signifie faire des choix.
N’est-il pas formidable d’avoir le choix ?!
N’est-ce pas ce qui rend nos photographies réellement… subjectives ?!
Les choix, facilement identifiables, que font les photographes constituent la partie émergée de l’intention photographique.
Le texte est partout autour de nous. Informatif ou publicitaire, il nous inonde et constitue un véritable atout pour nos photographies.
La manière d’intégrer le texte n’est pas non plus anodine : prépondérant dans l’image ou ne se découvrant qu’au second coup d’oeil, les mots prennent plus ou moins d’importance en fonction de notre cadrage.
Texte et image peuvent s’articuler de manières différentes, plus ou moins riches, plus ou moins complexes.
Comme vous le savez, je suis une fervente amatrice de forts contrastes…
Il me semble que le contraste donne une profondeur à l’image, que l’ambiance s’en trouve renforcée.
Mais il y a un hic dans cette histoire d’ambiance…
Le noir dramatise l’image.
La voilà donc renforcée, oui, mais presque toujours de sensations négatives.
Je regrette que cette profondeur dans l’image, cette intensité, ne puisse pas servir d’autres émotions que l’angoisse…
Ne pourrait-on pas trouver une autre expressivité dans ce fort contraste ?
Rechercher une symbolique dans nos photographies, ce n’est pas seulement vouloir faire, une peu prétentieusement, de la photo à message, engagée…
Il s’agit, tout simplement, de donner davantage de sens à nos images.
Tout ce que nous pouvons voir sur nos photos, ce sont des choses concrètes : des objets, des lieux, des gens …
Cela signifie-t-il que nous ne pouvons que montrer, décrire ? Bien sûr que non !
La photographie peut, évidemment, exprimer des notions abstraites.