Êtes-vous de ceux qui ont peur de cadrer ?
De ceux qui n’assument pas ce qu’ils veulent montrer et craignent d’avoir une vision franche, qui va droit au but, ont peur de s’affirmer ?
Êtes-vous de ceux qui ont peur de leur sujet et peur de le couper ? Je crois que, bien souvent, nous n’osons pas assez nous plonger dans l’image et assumer nos choix de cadrage.
J’ai remarqué, en particulier en donnant mes cours de photographie gastronomique, que certains photographes semblent avoir une certaine « crainte de leur sujet ».
Ils mettent une distance entre eux et ce qu’ils photographient.
Or je crois que les meilleures photos se font en « rentrant dans le sujet ».
Je préparais les illustrations de mon futur (et déjà célèbre !!) article sur la cohérence de couleurs quand je suis tombée sur cette photo datant de février 2005, assez adaptée au sujet. Cette image, pourtant considérée à l’époque comme aboutie, je la trouve à présent tordue, bancale et bien peu rigoureuse.
Ni une ni deux, je l’ouvre, effectue une rotation, une torsion, un recadrage (ainsi que quelques autres bricolettes que les plus attentifs d’entre vous remarqueront sans doute)… et voilà le travail !
J’avoue être toujours aussi impressionnée par ce genre de comparatif.
Avant / Après … presque une transfiguration non ?!
C’est incroyable le gain visuel que l’on peut obtenir avec un peu d’attention à la prise de vue et au post-traitement.
Aaah que Cartier Bresson et son liseré noir me pardonnent… moi, je suis une adepte du recadrage !!
Bon, je ne recadre pas beaucoup, hein ! Une petite bande par ci, un petit morceau par là.
Toujours en gardant le format homothétique de mon image
Je recadre peu… mais je me rends compte que je recadre presque toujours !
Sur une idée de Bernard, du très bon site Histoire de voir, je vous propose une réflexion sur le format carré.
En quoi ce format est-il particulier ? Quelles possibilités photographiques offre-t-il ?