Le concept même d’instant décisif, cher aux amateurs de photographie, hérité de la photographie humaniste et des photo-reporters est parfois trompeur.
Cette idée met l’accent sur une certaine instantanéité de l’image. Il s’agit d’un moment précis à saisir grâce à l’appui sur le déclencheur. Ainsi, nous nous percevons à l’affut, traquant le sujet et déclenchant dans la foulée sur un labs de temps proche du soixantième de seconde.
Or la photographie n’est pas une discipline aussi instantanée qu’on le pense. Elle est faire d’anticipation, de réflexion… de patience et de persévérance.
Comme promis, je vais vous parler un peu plus en détail de cette petite manie que j’ai de souvent photographier en conditions de lumière limite, voire quasiment dans le noir.
Parfois, j’ai même l’impression que les « bonnes lumières », celles qui ne posent pas de problèmes d’exposition, sont tristes et banales. Personnellement, je préfère bien souvent les lumières pourries !!!
A coup sûr, vous l’avez déjà entendue.
La fâââmeuse théorie de la focale fixe qui prouve par A + B qu’ « une focale fixe, c’est mieux ».
Mieux qu’un zoom, accessoire diabolique qui vous cimente les pieds au sol et vous change illico en un photographe paresseux et traînard ! ;)
Grosso modo, le principe s’énonce comme ceci : « La focale fixe, c’est mieux car ça nous oblige à bouger, à nous avancer, à tourner autour du sujet. »
Car, c’est bien connu, avec un zoom, il suffit de zoomer et la photo se fait.
Le choix du matériel est une problématique très présente en photo. Je commence donc ce nouveau thème par un sujet peu traité mais passionnant : la photographie au compact.
Ce petit appareil passe-partout et maniable a sans conteste de sacré avantages…
Arrêtons-nous quelques minutes pour en prendre conscience !
En photographie couleurs, l’une des propriétés à toujours garder en tête lors de nos prises de vue est la cohérence de teintes.
A nous de savoir repérer les véritables cadeaux qui sont sous notre nez !
Dans certains cas, vous en resterez bouche bée.
A croire qu’un petit malin s’est effectivement baladé avec un pot de peinture !! ;)
J’avais fait deux constats au départ…
De ces constats a germé une idée : le suivi photographique personnalisé que je vous propose aujourd’hui. Le principe est tout simple. Vous m’envoyez chaque semaine une photographie et je vous propose en retour une analyse complète de votre image ainsi que des conseils personnalisés pour progresser.
Parfois également une suggestion de recadrage ou de retouche, un petit « exercice photo » à faire, ou tout autre petite chose qui peut vous aider à évoluer, avancer dans votre pratique photographique.
Je préparais les illustrations de mon futur (et déjà célèbre !!) article sur la cohérence de couleurs quand je suis tombée sur cette photo datant de février 2005, assez adaptée au sujet. Cette image, pourtant considérée à l’époque comme aboutie, je la trouve à présent tordue, bancale et bien peu rigoureuse.
Ni une ni deux, je l’ouvre, effectue une rotation, une torsion, un recadrage (ainsi que quelques autres bricolettes que les plus attentifs d’entre vous remarqueront sans doute)… et voilà le travail !
J’avoue être toujours aussi impressionnée par ce genre de comparatif.
Avant / Après … presque une transfiguration non ?!
C’est incroyable le gain visuel que l’on peut obtenir avec un peu d’attention à la prise de vue et au post-traitement.
Le photographe aime chercher midi à quatorze heures et, le plus souvent, n’interprète pas de la bonne manière le potentiel dépaysant de cette activité.
Il rêve de contrées lointaines aux lumières incroyables, de filles superbes… Il veut Schumacher en personne au volant d’un bolide, un tigre blanc de Sibérie dans son 900 mm stabilisé ouvrant à 2.8 (!!) et pense que le jour où la vie lui donnera enfin l’opportunité de faire le tour du monde, il fera le reportage de sa vie.
C’est cliché, mais c’est un peu vrai !… ;)
Et pourtant, la bonne photo est à votre porte. Sans doute même, elle est chez vous !
Posée sur votre bureau peut-être, cachée dans votre cuisine, guettant entre votre domicile et la boulangerie la plus proche, elle espère que vous la remarquiez enfin, au bout du 3849ème coup d’oeil indifférent dans sa direction.
Comme pour chacun des actes de la vie, faire de la photographie signifie faire des choix.
N’est-il pas formidable d’avoir le choix ?!
N’est-ce pas ce qui rend nos photographies réellement… subjectives ?!
Les choix, facilement identifiables, que font les photographes constituent la partie émergée de l’intention photographique.
On ne le répète jamais assez, je crois : on est rarement assez près du sujet.
Pour la proximité, les fabriquants d’appareils nous ont mâché le travail, ils ont nommé « mode fleur » le mode macro, qui permet de s’approcher le plus près possible du sujet avec son appareil.
Mais la proximité ne fait pas tout.
Alors, mon conseil pour ce « printemps été » qui s’annonce pourrait s’énoncer ainsi : « Photographiez au ras des pâquerettes et jouez à fond « l’effet jungle » !! »