Sur une chouette initiative de Laurent Breillat, le grand gourou d’Apprendre la photo, ce mois d’avril 2012 a vu naître… la « Boite à Photos ».
Ce regroupement de blogs francophones parlant photographie est l’occasion, en plus de nous « mettre en boîte », d’échanger nos points de vue sur la création d’images et de partager notre passion à toujours plus de visiteurs.
Le thème de ce mois-ci ? La créativité !
Ces trois photos se sont associées dans mon esprit, à travers des points communs qui « font le pont » d’une image à l’autre. Le rouge, bien sûr, la forme circulaire, l’évocation du véhicule, la tonalité plutôt cyan (naturelle ou juste révélée par le contraste dans les deux photos au cercle rouge), les lignes blanches qui se détachent sur un décor sombre, le caractère épuré, l’ambiance mystérieuse…
Je trouve intéressant de repérer, après coup, ces « ingrédients gagnants » communs qui font, sans doute, que ces photos m’ont plu, que leurs atmosphères me parlent.
NB : Pour mieux profiter de l’article, je vous conseille de le lire au fur et à mesure, tout en découvrant les images :)
Dans cet article, j’ai souhaité vous présenter différentes images issues d’une prise de vue sur un sujet précis, un parc dans lequel se trouve un château, un lac et un cygne, selon une gradation expressive.
Ce ne sera, je pense, une surprise pour personne, que de m’entendre dire que la perfection technique n’est pas mon dada. Non seulement elle est loin d’arriver au premier rang des critères qui font, à mon humble avis, une bonne photo, mais je suis convaincue qu’elle est parfois un frein à la vraie qualité de l’image. C’est dans ce contexte que je recherchais, depuis plusieurs mois, une stratégie technique, en réaction au rendu net, précis et un peu sans âme de nos photos numériques.
Un semblant de Holga, Diana, Pola (et caetera !…) dans mon boitier à carte mémoire ?! Je pense avoir trouvé un embryon de réponse à travers cet objectif minuscule, imparfait et léger dont j’ai doté mon Lumix GF1.
Il faut bien l’admettre, la plupart des images réalisées de par le monde sont descriptives. Elles ont alors pour but premier de montrer un sujet, bien souvent sans y apporter de plus-value : le souci majeur consiste au contraire à s’approcher au plus près de ce qui nous semble être la réalité. Bien entendu, de nombreux photographes vont plus loin et s’aventurent dans la photographie créative. Nous rendons ainsi hommage au sujet selon une approche personnelle, originale. Qu’en est-il, alors, de ce que j’appelle « la photo imaginative » ?! Cette fois-ci, il ne s’agit plus d’interpréter mais, au contraire, de détourner !
Je réalise que j’ai oublié de vous faire part de la publication d’un extrait de mon prochain livre, « Vivez, déclenchez, partagez ! La photo au quotidien » sur le blog QuestionsPhoto.
A l’échelle du paysage, comme la végétation est dense, la recherche d’éléments clairs constitue une formidable de stratégie pour réaliser des photos fortes et graphiques.
Ces derniers jours, je vous ai présenté pas mal de photos en noir et blanc…
Alors, suis-je fâchée avec la couleur ?
A priori non, mais particulièrement adapte de contraste, par contre !
Je suis une fervente partisane du post-traitement.
Sans ce petit grain de sel, je trouve que nos images manquent souvent un peu de saveur… Pour moi, la vraie problématique n’est pas, encore une fois, technique. Bien retravailler une image ne signifie pas savoir utiliser un logiciel mais s’en servir comme tremplin : ce qui compte étant toujours l’expressivité qui en ressort !
Pour illustrer cela, voici deux retouche complètement différentes de cette image.
Je suis convaincue qu’il est essentiel de photographier avec intention. L’impact visuel de nos images s’en ressent ainsi que le sens qu’elles véhiculent. Est-ce que, pour autant, la signification de nos images s’avère limpide et définie ? Bien souvent, non, car chacune des personnes qui visionne l’une de vos photographies a un vécu différent, elle perçoit les choses avec sa propre sensibilité. Personnellement, j’aime que l’on interprète mes images et qu’on leur donne une autre vie, un autre sens que celui que j’avais imaginé au départ. Pour cette raison, il est délicat de donner un titre à ses photos car s’il propose un axe de lecture trop directif, il fait perdre un peu de rêve, de liberté et d’imagination au spectateur… C’est pourquoi j’aimerais vous proposer de choisir vous-même un titre pour cette image et de nous raconter l’histoire qui s’y associe.
Pour ce bouquet d’hortensia, pas de carton blanc, pas de tissu à l’arrière-plan. Pas de fond, en fait. Juste un bouquet, et de la lumière. C’est avec ces deux seuls ingrédients que j’ai créé ces images, en lumière naturelle et hors studio. Il s’agit d’une technique vraiment toute simple mais à laquelle on ne pense [...]
Benoît Marchal, photographe et animateur du site Declencheur.com m’a fait le plaisir de me contacter, il y a quelques temps, pour une interview audio.
Nous avons donc parlé de « Composez, réglez, déclenchez ! La photo pas à pas » mais aussi et surtout, de photographie !
Ooops ! Juste après avoir photographié un contre-jour violent pour lequel j’avais fermé le diaphragme à f/11, je suis rentrée dans cette boutique et ait eu envie de photographier ce mannequin grandeur nature qui prenait une pose rêveuse au milieu des tissus…
Est-ce que, pour autant, j’ai pensé à changer d’iso et de diaph ?! Que nenni !! A vous, cela arrive aussi ?!
Eh oui, comme vous, j’ai mes moments de rêverie et parfois, comme ici, il s’accompagnent de poésie…Cette image me rappelle un mot de Bernard Plossu, il y a un an et demi, lors de son intervention au Salon de la Photo. « C’est vrai qu’il y a des photos ratées qui sont bonnes »…
Je photographie beaucoup de choses, mais, le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis PAS une photographe animalière ! J’aime pourtant photographier les petites bébêtes que nous côtoyons quand l’occasion se présente, souvent des insectes communs ou des animaux de compagnie mais je ne suis à la recherche d’aucune performance photographique. L’espèce [...]
Rechercher l’abstraction dans notre environnement quotidien constitue une activité à la fois intéressante et amusante.
Considérer ce qui nous entoure comme des lignes, des formes, des densités, des couleurs et non comme des lieux, des objets, des personnes est le fondement de la photo graphique.
Je parle rarement « appareils photo » sur Au Présent du Subjectif… Il y a tellement de sites qui le font déjà, tellement de choses plus intéressantes à dire, et tellement d’images à montrer !
Ceci dit, trouver le matériel qui nous convient n’est pas toujours une mince affaire ! Quel est celui qui VOUS convient ? Je ne saurais le dire… Mais je veux bien vous faire partager les raisons de mon choix et vous présenter rapidement et de manière que j’espère accessible ce format µ4/3 des appareils dits « hybrides » pour lequel je viens d’opter.
Peut-être cela vous ouvrira-t-il des horizons ?
Comme je l’ai fait parfois précédemment, je vais vous raconter l’histoire de cette photo, vous partager les coulisses et anecdotes de sa réalisation.
J’en profiterai pour décrypter l’image, en ce qui concerne le choix des éléments qui la constituent et la composition.
Cette image est à la fois toute simple et plutôt peu conventionnelle.
Périodiquement, cela me reprend. Je veux des couleurs qui flashent, qui clashent, qui tranchent. Tantôt Docteur Hyde, tantôt Mister Jekyll, je fais se succéder ambiances contrastées monochromes et photos-arcs-en-ciel vives et claquantes.
La nature est bien moins structurée que la ville !
A petite échelle, le caractère organisé de Dame Nature s’exprime : les nervures des feuilles sont disposées régulièrement, les fleurs ont un nombre défini de pétales, les arbres ont une allure bien reconnaissables et les animaux des caractéristiques bien précises. A plus grande échelle, par contre, les visions dont nous pouvons généralement bénéficier sont souvent assez chaotiques et l’environnement désordonné.
En tant qu’ « aventurière de l’image » (!), c’est au contraire dans les sous-bois que j’ai été me glisser.
L’une des difficultés majeures de nos photographies urbaines ? Réaliser des photos structurées à la présence humaine « bien dosée » afin d’apporter lisibilité et attrait aux images réalisées dans la jungle de nos villes.
Je souhaite aujourd’hui vous faire partager la manière dont je réalise mes images urbaines. Ce n’est pas la seule démarche de prise de vue possible, évidemment, mais je trouve qu’elle permet d’obtenir des images bien composées, agréables à l’oeil avec une présence bienvenue. Cela vous tente ?
Les points communs entre ces deux images prises à six années d’écart ?
Le contre-jour,
Les surfaces brillantes qui réfléchissent la lumière,
Le fort contraste à la prise de vue comme au traitement…
L’un des challenges tacites de ma nouvelle vie en province ?
Trouver du graphisme, des lignes propices aux compositions dans la nature, plus ou moins domptée par l’homme.
Quelle aubaine (photographiquement parlant, j’entends…) que cette neige qui simplifie notre environnement et fait ressortir sa structure graphique, les lignes qui l’organisent !
L’un des challenge majeurs du photographe est la composition. Il s’agit d’organiser des éléments dans le cadre de manière harmonieuse.
Comment réaliser cela ?
On ne se pose peut-être pas toujours suffisamment la question…
Nous avons deux outils à notre disposition pour composer : le cadrage et l’angle de vue.
Comment résister à un ciel flamboyant, au dessus de la mer ou de la ville ? Les couchers de soleil (voire les levers, pour les matinaux) constituent un sujet visuellement fort, coloré, contrasté… inimitable ! Ainsi, bien souvent on se laisse tenter, non ? Et fatalement, on retombe sur cette impression de vu et revu. Cette saturation agressive, pourtant naturelle nous conduit au cliché.
Quelle meilleure manière de mettre en valeur la couleur que de la maquiller de noir ?
Les situations de clairs-obscurs et les « effets de projecteur » avec une lumière très localisée sont des situations très propices aux prises de vue couleurs. J’avoue que j’apprécie vraiment l’impact de ces teintes vives qui surgissent de l’obscurité.
Je l’ai déjà affirmé ici. J’aime caractériser une personne de manière détournée.
De dos, en ombre, en silhouette… Je coupe les visages et apprécie particulièrement d’associer un regard à un geste.
Récemment, je me suis rendu compte qu’un cas particulier revenait fréquemment dans mes images : la présence d’un visage, en partie masqué, le plus souvent par un geste.
Êtes-vous de ceux qui ont peur de cadrer ?
De ceux qui n’assument pas ce qu’ils veulent montrer et craignent d’avoir une vision franche, qui va droit au but, ont peur de s’affirmer ?
Êtes-vous de ceux qui ont peur de leur sujet et peur de le couper ? Je crois que, bien souvent, nous n’osons pas assez nous plonger dans l’image et assumer nos choix de cadrage.
Voici l’une des images présentées lundi pour le comparatif sur la lumière, dans sa version couleur. Il s’agit de la version définitive de cette image, réalisée avant d’envisager de vous présenter le comparatif des densités, en noir et blanc.
Sans cet article préalable, certains d’entre vous, sachant que je fais généralement un travail assez poussé au niveau du post-traitement, se seraient sans doute écrié, devant cette image : « C’est la retouche qui fait tout ! ».
En effet, devant ce contraste fort, cette fumée lumineuse, ce rendu impressionnant, on a tendance à penser que cette vision n’est pas réelle et qu’il y a beaucoup de « trafiquage » là-dessous.