Cette série photographique en noir et blanc s’appelle « Démarche ».
J’ai souhaité jouer avec le graphisme du sol tout en y invitant les passants comme marqueurs d’espace.
Tout en retravaillant mes images neigeuses en haut contraste, j’ai eu envie d’y essayer un autre type de traitement…
Casser cette blancheur immaculée pour des images moins graphiques…
Salir la neige, pour y découvrir une atmosphère un peu « Sarah Moon »…
Voilà donc, comme promis, quelques photos évoquant le froid de ces derniers jours, et cela, en couleurs !
Sur cette série, les photographies étaient quasi monochromes… et pourtant, des couleurs sont apparues lors du post-traitement à des endroits où elles semblaient presque inexistantes au premier abord.
La neige est réllement propice au contraste.
Elle crée elle-même ce contraste détachant sur fond blanc les silhouettes des passants, les formes des cheminées, les branches mortes des arbres dépouillés par l’hiver.
Le bitume est plus goudron que jamais en comparaison de ce tapis blanc et soyeux.
Vingt-deux heures… l’heure des yeux dans le vague. La fatigue et l’obscurité aidant, la ville prend des allures de décor de contes de fées.
Face à cet univers étrange aux contours indistincts, notre regard d’enfant se laisser bercer par la danse des loupiotes. C’est l’heure ou la réalité se teinte déjà d’un peu de rêve.
Le nez en l’air, j’ai arpenté Pontivy…
En noir et blanc, tout en graphisme et en ambiances, cette série présente la vision d’une ville sous son aspect authentique et rêveur.