La notion de « droit à l’image » n’est, bien entendu, pas contestable.
Chaque personne a un droit de regard sur son image. Il semble normal qu’une photo prise à la volée de vos enfants ne serve pas d’illustration magazine pour un article sur la pédophilie sans votre consentement !
Ceci dit, ce genre de situation extrême arrive rarement et, dans la vie courante, l’appréhension ressentie vis à vis des « porteurs d’appareils photo » n’est pas souvent justifiée.
Je suis convaincue que les gens défendent leur droit à l’image bien davantage par principe que pour des raisons réelles.
J’ai reçu il y a quelques jours l’exemplaire que j’ai commandé de « The city and the city » de China Miéville, dont j’ai illustré la couverture.
J’admirai la qualité de cette couverture : la photographie est bien mise en valeur, elle est reprise sur la tranche et dans au dos de l’ouvrage, le noir et blanc se marie à merveille avec le rouge du titre et les lettres argentées en relief du nom de l’auteur. Au cours de cette inspection, mon regard tombe fortuitement sur une mention en quatrième de couverture… mon nom !!
Depuis quelques mois, je m’interroge sur la diversité de ma production photographique.
Suis-je celle qui papillonne, qui se disperse ?
…celle qui ne sait pas choisir un sujet et s’y tenir ? Qui ne sait trouver un rendu ? Avoir un style ?
Ainsi, j’écris ce billet d’humeur en mode « Méthode Coué ».
Car, effectivement, il m’est difficile de considérer ma manière d’être de de photographier comme une richesse.
C’est l’objet de la réflexion du jour : et si ma pluralité était une qualité ?!
Lançons-nous dans un essai d’éloge à la diversité.
Êtes-vous auteur ?
Allez, je me permets de répondre à votre place… Oui !
Si vous venez sur ce site, c’est sans doute que vous avez au moins une fois déclenché avec un appareil photo, ce qui correspond à un acte de création.
On appelle cela une « oeuvre de l’esprit« , et elle fait de vous un auteur, quels qu’en soient son sujet et sa qualité.
Et cela, forcément, ça fait des jaloux !
Il y a toujours quelqu’un pour convoiter ce dont vous êtes l’auteur et pour tenter de vous faire oublier les droits qui en découlent.
Voici donc un petit guide pour vous aider à mettre toutes les chances de votre côté pour vous faire déposséder de vos droits les plus stricts. ;)
La scission photographes professionnels / amateurs est à l’origine de discussions sans fin, de polémiques interminables…
Mais que les choses soient claires, selon moi, cette opposition se base sur des raisonnements erronés !
Elle est attisée par quelques-uns qui trouvent malin de défendre leur paroisse en dénigrant celle des autres, mais ne concerne pas, je le pense, la majorité des photographes.
Aimer et pratiquer la photographie est le point commun qui nous rassemble.
Petite mise au point tout à fait subjective sur ce thème…
Et comme vous allez le voir, tout le monde va en prendre pour son grade !! ;)
Les deux derniers chèques (chouette !) que j’ai reçus par la poste montrent à quel point mes clients (bénis soient-ils !) ont le sens de l’humour, de l’à propos, le souci du petit détail qui fait tout !
Je les croise en soirée, alors que j’ai l’appareil à la main pour quelques photos détente, ou dans le cadre de mon travail, alors que je travaille sur les images que je dois fournir à mon client.
Et, systématiquement, ils se disent que c’est la bonne occasion d’avoir un petit portrait à moindre frais (que dis-je ?! gratos !). Ou une photo en compagnie de …
Ils sont amis du producteur, conseillers municipaux, animateurs, lointain cousin de le belle-soeur de l’artiste … et ça, forcément, ça justifie une photo.
J’aimerais pouvoir vous montrer des photos tous les jours, toutes plus recherchées les unes que les autres, mais le métier de photographe n’est – malheureusement – pas fait que d’images et d’eau fraîche.
Devis, factures, compta, frais professionnels, déclarations … l’administratif prend une bonne place dans notre emploi du temps, ce qui est souvent frustrant …