La Photographie

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La parano « Droit à l’image »

La parano « Droit à l’image »

La notion de « droit à l’image » n’est, bien entendu, pas contestable.
Chaque personne a un droit de regard sur son image. Il semble normal qu’une photo prise à la volée de vos enfants ne serve pas d’illustration magazine pour un article sur la pédophilie sans votre consentement !
Ceci dit, ce genre de situation extrême arrive rarement et, dans la vie courante, l’appréhension ressentie vis à vis des « porteurs d’appareils photo » n’est pas souvent justifiée.
Je suis convaincue que les gens défendent leur droit à l’image bien davantage par principe que pour des raisons réelles.

Persévérance photographique (comment créer l’instant décisif)

Persévérance photographique (comment créer l’instant décisif)

Le concept même d’instant décisif, cher aux amateurs de photographie, hérité de la photographie humaniste et des photo-reporters est parfois trompeur.
Cette idée met l’accent sur une certaine instantanéité de l’image. Il s’agit d’un moment précis à saisir grâce à l’appui sur le déclencheur. Ainsi, nous nous percevons à l’affut, traquant le sujet et déclenchant dans la foulée sur un labs de temps proche du soixantième de seconde.
Or la photographie n’est pas une discipline aussi instantanée qu’on le pense. Elle est faire d’anticipation, de réflexion… de patience et de persévérance.

Le charme des petits défauts

Le charme des petits défauts

J’ai l’impression que mon approche de la photographie évolue peu à peu…
Il y a quelques mois, quelques années, j’étais obsédée par une vision très globale de l’image. Je pensais composition, graphisme ; je voyais mes photographies comme un ensemble de formes, de lignes qui constituaient des objets, des lieux, des gens.
Cette manière assez personnelle de voir les choses est toujours présente bien sûr. Mais je décèle autre chose qui s’y rajoute, comme une épice vient relever la composition d’un plat. Depuis quelques mois (depuis que je travaille en diptyques ?), ma vision se complexifie pour s’intéresser à la fois aux lignes de constructions, aux points forts, mais aussi aux petits détails qui jalonnent l’image.

Willy Ronis et la photographie humaniste, quels enseignements?

Willy Ronis et la photographie humaniste, quels enseignements?

En fin de semaine dernière, l’un des derniers photographes humanistes, Willy Ronis, nous a quittés.
Dans la lignée de Robert Doisneau, Edouard Boubat, Henri Cartier-Bresson… Willy Ronis photographiait son temps.
Il photographiait les gens selon une tradition purement française.

En visionnant à nouveau ces images, je me suis demandé quels enseignements nous pouvions en tirer pour notre propre approche de la photographie. Que peut-on apprendre ou se remémorer des photographies de Willy Ronis que l’on puisse utiliser aujourd’hui dans notre propre pratique ?

Photographier, c’est faire des choix !

Photographier, c’est faire des choix !

Comme pour chacun des actes de la vie, faire de la photographie signifie faire des choix.
N’est-il pas formidable d’avoir le choix ?!
N’est-ce pas ce qui rend nos photographies réellement… subjectives ?!

Les choix, facilement identifiables, que font les photographes constituent la partie émergée de l’intention photographique.

Schizophrénie photographique

Schizophrénie photographique

Je vois des lignes, des formes, des couleurs…
J’imagine un fantôme, un héros en quête initiatique, un manoir oublié…
Mais…
Je vois aussi des affiches décollées, des mégots qui traînent, des tags sur les murs sales des villes…
Je croise des gens qui font leurs courses, des enfants qui sortent de l’école…

Le fort contraste, condamné aux ambiances glauques ?

Le fort contraste, condamné aux ambiances glauques ?

Comme vous le savez, je suis une fervente amatrice de forts contrastes
Il me semble que le contraste donne une profondeur à l’image, que l’ambiance s’en trouve renforcée.
Mais il y a un hic dans cette histoire d’ambiance…
Le noir dramatise l’image.
La voilà donc renforcée, oui, mais presque toujours de sensations négatives.
Je regrette que cette profondeur dans l’image, cette intensité, ne puisse pas servir d’autres émotions que l’angoisse
Ne pourrait-on pas trouver une autre expressivité dans ce fort contraste ?

Obsessions graphiques

Obsessions graphiques

De mon lieu de prise de vue de jeudi dernier, je ne peux malheureusement pas encore vous présenter les images… mais cet endroit m’a enchanté, de sa rivière brumeuse… à ses vestiaires !
Cet effet « ombres et lumières« , le graphisme des cintres m’ont donné envie de déclencher.
Cette photo n’a rien d’exceptionnel mais me donne l’occasion de vous confesser… mes obsessions graphiques !!
Je ne sais pas si vous ressentez également ce genre de choses mais, personnellement, j’ai remarqué que certaines formes m’attirent.

Photographie humaniste

Photographie humaniste

Voilà une photographie qui me trouble et me plait à la fois…
… parce qu’elle me semble pouvoir s’inscrire dans la lignée des photographies humanistes de l’après-guerre
… parce qu’elle semble réellement d’un autre temps
… parce que j’ai vaincu ma timidité pour me confronter aux gens et affronter ce regard.

« Photographie », un terme fourre-tout ?

« Photographie », un terme fourre-tout ?

Photographie”, voilà sous quel terme je crée, que ce soit professionnellement ou personnellement… Que ce soit pour réaliser une image “papier glacé” ou une ambiance texturée ! Qu’il s’agisse de ma photo brute de capteur ou de ma production finale
C’est également sous ce terme que mes voisins immortalisent leurs anniversaires, que Man Ray a créé sa femme violon, que Robert Capa a saisi les images d’archives irremplaçables du Débarquement